II. La SuccessIoN D’AUTRICHE
La guerre de la succession d'Autriche. — En 1740, l’empereur d'Allemagne, Charles VI, mourut. Il avait une fille, Marie-Thérèse. Tous les princes de l'Europe avaient promis de la laisser hériter des états de son père;
nais plusieurs réclamèrent tout ou partie de la succession, et la guerre éclata.
La France ne réclamait rien pour elle; elle prit part, sans raison, à cette guerre où elle eut à combattre à la fois contre l'Autriche et contre l'Angleterre qui avait fait alliance
Louis XV à Metz.
— En 1744, l'Alsace était envahie par les Autrichiens. Le roi partit pour la fron- 1 tière. Arrivé à Metz, il tomba malade, et lon crut qu'il allait mourir. Partout où
velle, l’on s’inquiéta et l’on se désola. Le roi guérit. Ce fut une grande joie dans tout
LES PARISIENS ACCLAMANT LE COUR- quand arriva le cour- RIER QUI APPORTE LA NOUVELLE rjer qui annonçait la
DE LA GUÉRISON DE LOUIS XV 4e ee dv nouvelle de la guéri- Le courrier lève en l’air son chapeau et
à : UT s g Parigiens 1 montre la feuille de papier où l’on an- SON, les Parisiens lui
avec Marie-Thérèse. 10
l’on apprit cette nou- 20
le royaume. A Paris, 25
nonce la guérison du roi. Tout le monde firent fête. 30
l’acclame. : 3 ; Le roi lui-même
s’étonna d'être tant aimé, Il demanda: « Qu'ai-je donc fait pour cela? »
Fontenoy. — L'année d’après, il alla en Belgique,
rejoindre l’armée que commandait le maréchal de Saxe.
Bientôt on se trouva en présence des Anglais. Une bataille s’engagea près de Fontenoy. Pendant quatre heures, on se battit sans résultats. Alors le général des Anglais réunit presque toute son infanterie en face du