LA BATAILLE DE FONTENOY
A droite, les soldats à bonnets pointus, les Anglais; en face, les Français. Vous voyez les deux officiers qui se saluent.
centre de l’armée française. Cette infanterie s’avança bravement.
Lorsqu'elle arriva à cinquante mètres de nos soldats, elle s'arrêta. On entendit un officier anglais crier: « Messieurs les Français, tirez les premiers! » Du côté francais, un officier répondit: «Tirez les premiers, messieurs les Anglais. » Les Anglais tirèrent les premiers. Presque tout notre premier rang tomba.
La colonne anglaise recommença de marcher. Elle s’arrêtait de temps en temps pour tirer et pour serrer les rangs. Il semblait que rien ne pût l'arrêter; mais le maréchal de Saxe fit mettre en batterie des canons, dont
les boulets trouèrent les rangs des Anglais. Puis la cavalerie se jeta sur eux et les mit en déroute. C’est en 1745 que fut remportée cette belle victoire.
On fit la paix à Aix-la-Chapelle en 1748; la France ne perdit rien, mais elle ne gagna rien non plus.
La Prusse. — Pendant cette guerre contre l’Autriche, la France avait eu pour alliée la Prusse. La Prusse était devenue un royaume au commencement du siècle. C'était un tout petit royaume; mais ses rois le gouvernaient très bien. Ils étaient économes, et, grâce à leur économie, ils avaient une armée aussi forte que les plus grands États.
Le roi de Prusse, Frédéric IT, était un homme de génie, le plus grand général de son temps. Il était capable de toutes les perfidies pour agrandir ses États.
Nous n'avions rien gagné en combattant l'Autriche: lui, il avait conquis la belle province de Silésie.