III. LE ConsuLAT
Le Consulat. — Bonaparte fit une nouvelle constitution. Pour affaiblir le pouvoir législatif, il le partagea entre quatre assemblées. Le pouvoir exécutif fut fortifié au contraire. Au lieu de cinq directeurs, il y eut trois consuls. Un des trois, appelé premier consul, avait à peu près tout le pouvoir à lui seul. Ce premier consul fut Bonaparte.
Le peuple n’élisait plus les députés, comme il les avait élus depuis le commencement de la Révolution. Il nommait seulement des notables parmi lesquels ils devaient être choisis. En réalité, ce fut Bonaparte qui les choisit.
Il était donc le maître de la France.
Il demanda à la nation si elle approuvait cette constitution. Trois millions de Français répondirent: Oui; quinze cents seulement, répondirent: Non.
Ce vote s’appela un pléhiscite, c’est-à-dire une décision du peuple.
Guerres et victoires. — À ce moment-là, les Autrichiens avaient chassé nos armées d'Italie. Le premier consul passa les Alpes au mont Saint-Bernard, pour surprendre
l'ennemi qui ne l’attendait pas par ce chemin-là. TI fallut traîner les canons par des cordes ou les porter à dos d'hommes, en marchant au bord des précipices. Les Autrichiens, battus à Marengo en 1800, signèrent 5 la paix de Lunéville, en 1801, et les Anglais signèrent aussi la paix à Amiens, en 1802.