‹ Histoire de FranceChapitre 16 sur 229 · ASPECT DE LA GAULE · texte numérisé non relu

ASPECT DE LA GAULE

Si vous étiez tout à coup transporté de vingt ou trente siècles en arrière, au milieu de ce qui était alors la Gaule, vous n'y reconnaîtriez pas la France. Au lieu de nos champs bien cultivés, et couverts de productions si variées, vous y verriez des marais inabordables, de vastes forêts point exploitées, livrées au hasard de la végétation primitive, peuplées de loups, d’ours, d’aurochs même ou grands bœufs sauvages, et d’élans, animaux qui ne se rencontrent plus que dans les froides régions du nord-est de l’Europe. D'immenses troupeaux de pores erraient dans les campagnes, presque aussi féroces que des loups et dressés seulement à reconnaître le son du cor de leur gardien. Nos meilleurs fruits, nos meilleurs légumes étaient inconnus. Une température froide et âpre régnait sur cette terre. Les rivières gelaient presque tous les hivers, assez fort pour être traversées par des chariots. Et trois ou quatre

siècles avant l’ère chrétienne, sur ce vaste territoire, à peine six ou sept millions d'hommes vivaient grossièrement, renfermés dans des maisons sombres et basses, les meilleures bâties en bois ou en argile, couvertes en branchages ou en chaume, formées d’une seule pièce ronde ouverte au jour par la porte seulement. — GUIZOT

Vercingétorix d’après une /] monnaie gauloise

essin d'ornement mérovingien.

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