‹ Histoire de FranceChapitre 167 sur 229 · LA RETRAITE DE RUSSIE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE DE RUSSIE

les battit; mais toute l'Allemagne se déclara contre nous.

A Leipzig (1813), Napoléon, avec 200 000 hommes, livra pendant trois jours, à 300 000 Russes et Allemands, une bataille qu'on a appelée la bataille des nations, parce que presque toutes les nations de l'Europe y furent représentées.

Napoléon vaincu recula jusqu'au Rhin.

Campagne de France (1814). — [La France est alors envahie au nord, au sud, à l’est par plus de 700 000 hommes, venus de tous les pays auxquels elle a fait la guerre.

Deux armées ennemies marchent sur Paris, l'une par

la vallée de la Marne, l’autre par la vallée de la Seine. Napoléon se met entre les deux, court tantôt vers l’une, tantôt vers l’autre. Jamais il n’a montré tant de génie. Il n'avait avec lui que quelques régiments. Les soldats étaient jeunes pour la plupart. On avait eu beaucoup de peine à leur donner des vêtements et des armes. Mais ils se battirent aussi bravement que s'ils avaient été de vieux soldats.

Les ennemis, toujours vaincus, avançaient toujours. Paris se rendit. Napoléon abdiqua en faveur de son fils Napoléon II. Mais les souverains étrangers ne voulurent pas laisser régner cet enfant. Le comte de Provence, frère de Louis XVI, rentra en France. Il fut reconnu ro. Les souverains donnèrent à Napoléon l’île d’Ælbe où il se retira (1814).

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