‹ Histoire de FranceChapitre 172 sur 229 · RÉSISTANCE DE L'EUROPE · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DE L'EUROPE

Les peuples avaient applaudi aux victoires de la Révolution, mais leurs sentiments changèrent quand l’empereur traita l’Europe en conquérant impitoyable.

Le poète allemand, Gœthe, après avoir parlé de l’enthousiasme avec lequel furent accueillies nos premières victoires (Voir 20° Récit, p. 212), montre comment cet enthousiasme fut remplacé par la colère et la haine.

« Tout à coup, dit-il, le ciel se noircit. Les Français opprimèrent les peuples voisins, leurs frères, et leur envoyèrent des essaims d'hommes avides. Notre malheur était extrême et l’oppression croissait d'heure en heure; il n'y eut personne qui écoutât nos cris; ils étaient les dominateurs du jour. Alors le chagrin et le courroux s’'emparèrent des âmes les plus tranquilles; nous n’eûmes tous qu’une seule pensée et nous fimes tous le serment de venger ces nombreux outrages et la perte amère d’une espérance doublement trompée. » (Gœthe, Hermann et Dorothée.)

Ainsi, la Révolution avait eu contre elle les rois et pour elle les peuples. Plus tard, peuples et rois se réunirent contre la France.

u manteau du roi pour la cérémonie du sacre.

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