III. LA POorITIQUE ÉTRANGÈRE — CONQUÊTES D'ALGÉRIE
La politique étrangère. — La Révolution de 1830 avait fait beaucoup de bruit en Europe. Partout où il y avait des peuples qui n'étaient pas contents de leurs gouvernements, ils espérèrent que la France allait venir à leur secours; mais, pour les secourir, il aurait fallu faire la guerre à tous les souverains de l’Europe. Le gouvernement s’y refusa. Les républicains et les révolutionnaires lui en voulurent. Il est vrai, d’ailleurs, que le gouvernement de Louis-Philippe ne fut pas très fier à l'égard des puissances étrangères. Le roi voulait absolument garder la paix.
L'indépendance de la Belgique. — Pourtant le gouvernement secourut la Belgique. Ce pays avait été réuni à la Hollande par les traités de 1815. Il voulait s’en séparer pour devenir indépendant. Il se révolta. Une armée française alla assiéger la ville d'Anvers, cù les troupes hollandaises s'étaient enfermées. La ville fut prise. Les Belges élurent roi un prince allemand, Léopold de Saxe- Cobourg. Léopold épousa une fille de Louis-Philippe. Ainsi la France eut l'honneur d'aider la Belgique à devenir une nation.
Guerres en Algérie. — Pendant tout le règne de Louis- Philippe, la guerre dura en Algérie, où s’illustrèrent les ducs d'Orléans et d’Aumale, fils de Louis-Philippe.
Notre plus grand adversaire fut l’Arabe Abd-el- Kader. Il excita les Arabes à défendre leur religion et leur pays contre la France. Il était éloquent et brave. Les Arabes le suivirent dans les combats.
Après plusieurs années de guerre, il fut chassé de l’AI-
30 gérie; mais il s’en alla au Maroc, et il décida l’empereur
de ce pays à nous faire la guerre. Le général Bugeaud battit les Marocains à la bataille de l’Isly (1844).
Trois ans encore, Abd-el-Kader se défendit; mais le duc d'Aumale s’empara, après un combat, de sa famille et de ses trésors. Abd-el-Kader fut fait prisonnier en 1847. Presque toute l'Algérie était conquise.