II. Les Lors UTILES
Les ministères. — De 1830 à 1840, Louis-Philippe changea souvent de ministres. Il y avait dans les Chambres des hommes intelligents et qui parlaient bien. Leurs opinions n'étaient pas très différentes, mais ils ne s’aimaient pas les uns les autres, et ils voulaient tous être ministres. Guizot et Thiers étaient les plus en vue parmi les hommes politiques. En 1840, Guizot devint ministre et le resta jusqu'à la fin du règne.
Loi sur l’enseignement. — Le gouvernement de Louis- Philippe fit des lois très utiles. En 1833, une Loi sur l’enseignement primaire ordonna qu'il y aurait dans chaque commune un instituteur, et dans chaque département une école normale, où seraient instruits les futurs maîtres. Ce fut une loi bienfaisante, car auparavant, il y avait beaucoup de villages sans école.
Les routes et les chemins de fer. — En 1836, une loi ordonna la création de routes nouvelles, et aussi de chemins vicinaux, pour aller d’un village à l’autre et mettre les villages en communication avec les routes. Ce fut encore une bonne loi; car, auparavant, il y avait en France de belles grandes routes; mais les simples chemins étaient bien mauvais; beaucoup n'étaient que des sentiers, où l’on pataugeait dans la boue et les ornières quand il avait plu.
C’est au temps de Louis-Philippe que furent construits les premiers chemins de fer de France. Une loi de 1842 ordonna de construire des lignes, qui, partant de Paris, allèrent vers les frontières et vers la mer, en passant par les principales villes de France. Alors, les hommes et les marchandises circulèrent bien plus vite qu'auparavant. On fit beaucoup plus de choses en moins de temps, et le commerce et l’industrie prospérèrent.