I. — Toure-PuISsANCE DE L'EMPEREUR
La GUERRE DE CRIMÉE
Pouvoir absolu de l’empereur. — D'aprés la constitution de 1852, le pouvoir législatif appartenait à deux Chambres: l'une s'appelait le Sénat, et l’autre le Corps législatif. Mais le Sénat était dévoué à l’empereur parce que c'était lui qui nommait les sénateurs. Les membres du Corps législatif étaient élus par le suffrage universel; mais le gouvernement faisait nommer les candidats qui lui plaisaient.
Un journal ne pouvait être publié que si le gouvernement le permettait, et, s’il disait des choses désagréables, il était supprimé.
La guerre de Crimée. — L'empereur fit donc tout ce qu'il voulut. Il avait promis qu'il ne ferait pas la guerre. Il avait dit: «L'empire, c’est la paix.» Pourtant la France fut en guerre pendant la plus grande partie de son règne.
La Russie voulait détruire l'empire ture et s'emparer de Constantinople. Si elle l'avait fait, elle serait devenue trop puissante. La France et l'Angleterre, pour l’en empêcher, lui déclarèrent la guerre en 1854.
— Cr
Sébastopol. — On se battit surtout en Crimée, qui est une presqu'île de la mer Noire au sud de la Russie. Il y avait sur la côte de Crimée une ville bien fortifiée, qui était en même temps un grand port de guerre, Sébastopol.
Une armée de Français et d’Anglais fut débarquée en Crimée en 1854. Victorieuse à la bataille de l’ Alma, elle s'établit sous les murs de Sébastopol. Une flotte anglofrançaise prit position devant le port. ;
C'est à l'automne de l’année 1854 que le siège commença. L'hiver passa, puis presque tout l'été. Nos soldats supportèrent avec un admirable courage les fatigues, les misères et les dangers de ce siège. Non moins admirable fut le courage des Russes. Enfin, le 8 septembre 1855, le général Pélissier, commandant de l’armée française, donna l’ordre de prendre d’assaut la tour Malakoff, qui était le principal point de la défense. Elle fut prise par le général Mac-Mahon. Les Russes abandonnèrent Sébastopol.
La paix fut signée avec la Russie à Paris, en 1856.