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ENTRÉE DES FRANÇAIS A' MILAN, EN

Des femmes italiennes apportent des bouquets de fleurs aux officiers qui précèdent l’empereur Napoléon III et le roi Victor-Emanuel.

leurs seules forces. Ils demandèrent le secours de la France.

Napoléon III n'aimait pas les traités de 1815, parce qu'ils rappelaient la victoire de l'Europe sur son oncle Napoléon I". Il aimait l'Italie où il avait vécu pendant une partie de sa jeunesse. Il écouta Cavour lorsque celui-ci vint en France causer avec lui. Les deux gouvernements s'entendirent.

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Guerre d’Italie (1859). — Au printemps de 1859, la guerre commença. Une armée française commandée par Napoléon III alla au secours de Victor-Emmanuel attaqué par les Autrichiens. Elle fut victorieuse à Magenta et à Solférino, et chassa les Autrichiens de la Lombardie.

Par le traité de Vrllafranca, er 1859, l'Autriche céda la Lombardie à la France, qui la donna à Victor-Emmanuel.

Ainsi la France eut l'honneur de délivrer la Lombardie.

Réunion à la France de la Savoie et de Nice. — En récompense des services que la France lui avait rendus, Victor - Emmanuel donna la Savoie et Nice à la France; mais on demanda aux habitants de ces pays s'ils voulaient être Français.

Ils votèrent, et ils répondirent: Oui.

La Savoie et Nice ont donc été réunies à la France, parce qu'elles ont bien voulu devenir fran-

ITALIE çases. | AVANT 1860

Le royaume d’Italie. — Les patriotes italiens, qui avaient pour chef Garibaldi, résolurent de détrôner tous les princes qui régnaient en Italie, excepté Victor-Emmanuel. Le roi de Naples fut chassé de ses États; le pape perdit tous les siens, excepté la ville de Rome, où il y avait une garnison française depuis le temps de l'expédition de Rome en 1849. Les Italiens demandaient que la garnison française

quittât Rome, et que cette ville devint la capitale de l'Italie. Ils prétendaient aussi chasser les Autrichiens de la Vénétie.

Napoléon III ne voulut pas recommencer la guerre contre l'Autriche pour délivrer la Vénétie, ni abandonner le pape, parce qu'il aurait mécontenté les catholiques de France. Les libéraux en France et les patriotes en Italie le lui reprochèrent. Il commença d'être très embarrassé. |

Guerres lointaines. — Dans toutes les parties du monde la France faisait la guerre.

En Afrique, la conquête de l'Algérie continua.

En Asie, une petite armée française alla protéger les chrétiens de Syrie que les mahométans voulaient massacrer. — Plusieurs expéditions en Indo-Chine obligèrent l'empereur d’'Annam à nous céder une grande partie de la Cochinchine.

Expédition du Mexique. — En Amérique, la France fit la désastreuse guerre du Mexique.

La république du Mexique était en révolution; les commerçants étrangers étaient maltraités.

La France, l'Angleterre et l'Espagne exigèrent que leurs commerçants fussent payés des dommages qu'on leur avait faits. Les Mexicains offrirent une indemnité; l'Angleterre et l'Espagne s’en contentèrent, mais pas la France. La guerre du Mexique commença.

Une armée française entra à Mexico en 1863. Napoléon III imagina de faire du Mexique un empire et d’en donner la couronne à Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche. Les patriotes mexicains ne voulurent pas obéir à un étranger.

Napoléon IIT eut beau envoyer de nouvelles troupes; il aurait fallu, pour soumettre ce vaste pays, une immense armée, En Amérique, la république des États-Unis se

fâchait de voir établir près d'elle un empire fondé par des Européens. Elle exigeait que nos troupes fussent rappelées. L’impératrice du Mexique vint prier Napoléon III de ne pas abandonner son mari. Elle pria, sup-

5 plia, pleura. Napoléon III ne putlui accorder ce qu’elle demandait. Nos troupes furent rappelées. Maximilien fat pris et fusillé en 1867. L'impératrice du Mexique devint folle.

Les événements de 1866. — Pendant ce temps, des 10 choses graves se passaient en Allemagne.

L’'IMPÉRATRICE CHARLOTTE IMPLORANT L'EMPEREUR NAPOLÉON III A SAINT-CLOUD

L'Allemagne était divisée en plus de trente États, dont les plus grands étaient l'Autriche et ia Prusse. Des patriotes allemands désiraient avec passion que l’Allemagne fût réunie en un seul État et devint ainsi une grande

15 nation.

L'Autriche ne voulait pas de changements, car la plupart des princes allemands lui obéissaient, et elle était vraiment la maîtresse de l’Allemagne.

Victoire de la Prusse sur l'Autriche (1866). — La Prusse était mécontente de cette supériorité de l'Autriche, et c'est pourquoi les patriotes allemands espéraient que c'était elle qui ferait l'unité de l'Allemagne.

Bismarck, ministre du roi de Prusse Guillaume 1°, résolut d'employer tous les moyens pour avoir la guerre avec l'Autriche. Il fit de vagues promesses à Napoléon III pour que ce dernier promît de le laisser faire. Il s'allia avec Victor-Emmanuel.

Victor-Emmanuel était devenu roi de toute l'Italie excepté Rome et la Vénétie. A Rome, une garnison française défendait le pape. La Vénétie appartenait toujours à l'Autriche.

C'est pour avoir la Vénétie que Victor-Emmanuel s'allia avec la Prusse et déclara la guerre à l'Autriche en 1866. Les Italiens furent battus, mais les Prussiens battirent complètement les Autrichiens à Sadowa, en Bohême.

Les Italiens eurent tout de même la Vénétie, et les Prussiens devinrent les maîtres de l'Allemagne.

Inquiétudes en France. — Napoléon III n'avait pas prévu ce qui était arrivé. Il n'avait rien fait pour empêcher la Prusse de devenir une grande puissance redoutable.

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