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IV. L'ÉTABLISSEMENT DE LA RÉPUBLIQUE

Les partis à l’Assemblée nationale. — Après ces grandes crises, la France ne savait pas ce qu’elle allait devenir.

La majorité de l’Assemblée voulait rétablir la royauté, mais elle ne s’entendait pas sur le choix du roi. Les légitimistes voulaient le comte de Chambord. Les orléanistes voulaient le comte de Paris, petit-fils de Louis- Philippe. Les impérialistes espéraient que l'empire serait rétabli au profit du prince impérial, dont le père, Napoléon III, était mort en Angleterre en 1873.

Thiers remplacé par Mac-Mahon. — Thiers savait que le rétablissement de la royauté amènerait de nouveaux troubles en France, et il travaillait à maintenir la république. Le 24 mai 1873, la majorité de l’Assemblée le forca à donner sa démission. À sa place, elle nomma le maréchal Mac-Mahon.

La constitution républicaine. — Malgré le désir qu'elle en avait, l'Assemblée ne put rétablir la royauté. Elle vota, en 1875, une constitution, qui subsiste encore aujourd'hui, avec quelques modifications.

Le pouvoir législatif appartient à deux assemblées:

5 le Sénat, nommé par les délégués des conseils municipaux,

et la Chambre des députés, nommée par le suffrage universel.

Le pouvoir exécutif appartient à un président de la République, nommé pour sept ans par le Sénat et par la Chambre des députés qui, pour cette élection, se réunissent en Assemblée nationale. Le président de la Ré-

publique a le droit de demander au Sénat de dissoudre la Chambre.

Les partis politiques. — Depuis 1875, la République a été plusieurs fois obligée de se défendre contre les partis politiques.

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