III. La GUERRE CIVILE
La guerre civile. — Nous n'étions pas au bout de nos malheurs. La guerre contre les Allemands était à peine finie quand une guerre entre Français commença.
Les esprits étaient très troublés à Paris à la fin du siège. Des patriotes étaient exaspérés par nos défaites. Beaucoup de républicains se défiaient de l'Assemblée nationale, qui était venue de Bordeaux à Versailles, et qui semblait disposée à rétablir la royauté. Des révolutionnaires voulaient changer toute la société. Enfin, il y avait à Paris, comme dans toutes les grandes villes, des hommes qui aimaient le désordre et les violences.
En mars 1871, les Parisiens nommèrent un gouvernement révolutionnaire qui s’appela la Commune.
Le second siège. — Un second siège commença. Cette fois, ce fut une armée française qui assiégea Paris. Mac-Mahon la commanda.
L'armée entra dans Paris le 21 mai. Les insurgés se défendirent derrière les barricades. Ce fut une affreuse guerre de rues. Vaincus, les insurgés fusillèrent l'archevêque de Paris et plusieurs autres personnes que la Commune avait emprisonnées.
Les insurgés incendièrent des maisons et des monuments. L'Hôtel de Ville et le palais des Tuileries furent brûlés.
Les Allemands occupaient encore les environs de Paris. Ils entendirent avec Joie la fusillade et la canonnade. La nuit, ils regardèrent la flamme et la fumée des incendies. La France semblait se détruire elle-même dans un accès de folie furieuse.
Beaucoup de soldats périrent pendant la bataille dans les rues. Un plus grand nombre de Parisiens furent tués en combattant ou après un jugement de conseil de guerre. La répression fut terrible.
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L'année terrible, c’est le nom que Victor Hugo a donné à cette année qui vit la guerre étrangère et cette criminelle guerre civile faite sous les yeux de l'étranger. Ce fut un des moments les plus tristes de toute notre histoire.