LE MARÉCHAL JOFFRE LE MARÉCHAL FOCH LE MARÉCHAL PÉTAIN
Les résultats. — Heureusement les renforts français arrivèrent assez vite pour donner la main aux Anglais. 15 Les deux armées furent même beaucoup plus étroitement unies, parce qu’on décida enfin de n'avoir plus qu'un seul chef pour diriger la querre: ce chef fut le général français Foch, qui avait remporté plusieurs victoires et qui était aussi audacieux que Ludendorff, mais beaucoup plus 20 habile.
D'autre part, les Américains se dépêchèrent tant qu'ils purent; ils réussirent à envoyer en France près de 10,000 soldats par jour; ce qui est admirable.
La bataille pour Paris (mai-juin 1918). — Ludendorff continua d'attaquer.
Il croyait que, s'il prenait Paris, la France se reconnaîtrait vaincue. Les Allemands arrivèrent jusqu’à la Marne, à 65 km. de Paris. Ils bombardèrent la ville par leurs avions, et par d'énormes canons qui pouvaient lancer des obus à plus de 100 km. Mais tout cela ne fit pas perdre courage aux Parisiens.
La seconde victoire de la Marne (juillet 1918). — Foch avait achevé ses préparatifs; il était prêt à attaquer quand Ludendorff entreprit une nouvelle grande attaque le 15 juillet sur la Marne et en Champagne. Les Allemands avancèrent très peu. Tout d’un coup, le 18 juillet au matin, ils entendirent derrière eux une formidable canonnade: c'était les Français qui les attaquaient dans le dos.
Comme en 1914, pour ne pas être cernée, l’armée allemande dut repasser la Marne et battre en retraite. Mais cette fois la France et ses alliés étaient assez forts pour ne pas lâcher prise.
La grande défaite de l'Allemagne. — Foch attaqua sans relâche et de tous les côtés. Tantôt c'était les Anglais qui frappaient, tantôt c'était les Français, tantôt les Américains.
Tout ce que les Allemands purent faire, ce fut de reculer assez vite pour ne pas se laisser envelopper, mais ils perdaient beaucoup de monde et de canons, leur armée s'épuisait.
Les Français et les Anglais rentrèrent dans des villes que les Allemands occupaient depuis quatre ans, à Saint-
Quentin, à Laon, à Lille. Les habitants pleuraient de joie en les voyant arriver.
Au même moment, les Turcs et les Bulgares, les alliés
de l’Allemagne, furent vaincus et l’abandonnèrent. En
5 quelques semaines, la situation avait complètement
—Duañerque:,