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L'ARRIVÉE DES AMÉRICAINS

De grands navires débarquent en France des troupes américaines; on décharge des chevaux, des canons, des locomotives, des camions automobiles, des vivres, des munitions, etc.

Mais il faut beaucoup de temps pour former une grande 5 armée, puis pour la transporter à travers un océan.

La patience française. — Plus la guerre se prolongeait, plus les souffrances augmentaient des deux côtés.

Mais quelqu'un a dit avec raison que la victoire est à celui qui peut souffrir un quart d'heure de plus que son 10 adversaire.

la France a su être patiente tout le temps qu'il fallait.

La grande attaque allemande (21 mars 1918). — Au contraire, l'Allemagne était impatiente de vaincre. Elle

voulait écraser les Anglais et les Français avant l’arrivée de l’armée américaine.

Sous les ordres de Hindenburg, le général Ludendorft dirigeait en réalité la guerre. Il réunit une armée for- 5 midable et décida d'attaquer entre la Somme et l'Oise, au point où l’armée anglaise se reliait à l’armée française, de façon à les séparer l’une de l’autre. La bataille commença le 21 mars 1918: en trois heures l’artillerie allemande avait envoyé des mullions d’obus à gaz sur les 19 tranchées anglaises. Les Anglais furent mis ainsi hors de combat; Les Allemands avancèrent de 60 kilomètres et se rapprochèrent de Paris et d’ Amiens.

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