LOUIS XIV VISITE LA MANUFACTURE DES GOBELINS
qu’un pays s'enrichit. Il aimait à causer avec les marchands de leurs affaires. Il les aida tant qu'il put.
10 Les routes. — Pour que les marchandises pussent circuler dans le royaume, il fit bien entretenir les routes et creuser des canaux, parmi lesquels le canal du Languedoc, appelé aussi canal des Deux-Mers, parce qu'il fait communiquer l'Océan avec la mer Méditerranée.
15 Le grand commerce. — Il aimait surtout le grand commerce, celui qui se fait par mer dans les pays lointains, où les bateaux vont chercher les produits inconnus en Europe, comme les épices, et l’or, et l'argent.
Nous n’avions presque pas de bateaux de commerce.
Colbert encouragea, en leur donnant de l'argent, les armaleurs, c’est-à-dire ceux qui arment des bateaux, en y mettant tout ce qui est nécessaire à la navigation.
Marine et colonies. — Pour que notre commerce sur mer fût protégé, Colbert fit construire des vaisseaux de guerre en grand nombre. Un moment, la France fut plus forte sur mer que l’Angleterre.
Nous avions de belles colonies: Je Canada, l’Acadie ou Nouvelle- Écosse, Terre- Neuve et la Louisiane, dans l'Amérique du Nord; Saint-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe, dans les Antilles; Cayenne, dans l’Amérique du Sud, Pondichéry, en Asie; Bourbon, Madagascar, îles au sudest de l'Afrique. Colbert fit de grands efforts pour les rendre.
florissantes.