‹ Histoire de FranceChapitre 1 sur 47 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

circulation et continuelles courses des peuples Le* de septentrionaux , lesquels ayant changé souvent

cette difficulté*

de demeure, de gouvernement et d appellation, ont mis tous nos antiquaires en défaut : d'où vient que des mêmes endroits d'où les plus doctes pensent tirer de l'éclaircissement , ils n'en tirent que des ténèbres. Après tant et tant de curieuses recherches qui ont été faites sur ce sujet, certçs la mienne ne sauroitétre qu'inutile et présomptueuse : c'est pourquoi sans embarrasser l'entrée de mon ouvrage d'une si dit ficile et si épineuse question , je ne rapporterai ici que le6 choses les plus nécessaires et les plus assurées.

Q«a.d les Le nom des Francs ne se trouve dans aucun

François paru-

LTi prem * re * auteur avant l'an 26/i , qui est le dixième de l'empire de Gaiien , lequel entre plusieurs nations , que par une vanité ridicule il disoit avoir subjuguées» produisit en un spectacle public certain nombre d'hommes sous le nom et l'habit de Francs; témoignage qu'ils étoient déjà redoutables aux Romains. Aussi presque tout d'un coup on les vit avec grande puissance inonder les Gaules, et delà se déborder dans l'Espagne, où ils s'emparèrent des pays que nous nommons aujourd'hui Catalogne et Aragon , et même portèrent leurs armes victorieuses jusques dans l'Afrique ; puis encore , Posthumus s'efforçant

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de s'approprier l'empire des Gaules, ik lui prêtèrent assistance et le maintinrent durant quelques années à Fencontre de ce mênie Galien.

Mais de quel pays ces guerriers étaient - ils JJJ 1 ^ fi originaires? Quelques uns, considérant que sous d '° Decius il y eut un furieux débord de nations Scythtques dans les Àllemagnes, et qu'il parut lors beaucoup de noms de peuples inconnus par les précédons géographes et historiens, ont pensé qu'ils venoient de ces quartiers. D'autres les tirent de l'île de Scan die. Les auteurs allemands veulent qu'ils soient Germains d'origine, pour ce que quelques écrivains de ce temps-là les ont ainsi appelés. Plusieurs des nôtres leur accordent ce point , mais soutiennent que ces Germains étaient des rejetons de cette peuplade des Gaulois , laquelle s'était répandue en Germanie par l'expédition de Sigovèse, 600 ans avant Jésus - Christ. D'autres sont d'avis qu'ils descendent des Ombres , et que ces Cimbres sont peuples de Danemarck; sur quoi ils ne manquent pas d'autorités, pour montrer que ces peuples ont de tout temps couru le monde, et ont pénétré jusqu'aux Palus Méotide&, autrement dit le golfe delà Tane, ou la Mer blanche. Il y en a aussi qui, remontant jusqu'à la guerre de Troie , les font descendre d'une colonie de Troyens , conduits après la destruction de cette

ville par Scamandre , dit Francus , fils d'Hector, sur les bords de ces mêmes Palus : opinion qui n'est pas tout-à-fait sans défense, quoique maintenant elle semble délaissée. Mais la plus commune est, que les Francs n'étoient point un certain peuple , ainsi plutôt une ligue composée de plusieurs nations , ou nées ou habituées en Germanie; qui la firent (on n'en mar que, point le temps au juste) pour conserver leur commune liberté contre les Romains, lesquels après avoir dompté les Gaules, s'efforçoient encore d'ajouter à leur domination les provinces d'au-delà du Rhin. pJm2jw dn Q uant à l'étymologie de leur nom , elle n'est pas moins incertaine que leur origine. Le sophiste Libanius dit qu'elle vient du mot grec tfpaxToç, mà^agef" du mun ^ tus > & cause des pays forts * où ils demeu- Rhin ' roient. Certains auteurs ont écrit, possible avec plus de hardiesse que de vérité , qu'auparavant la naissance du Verbe incarné , ils s'appeloient Sicambres, ce nom étant même chose que celui de Cimbres ; mais qu'ayant obtenu de grandes victoires contre les Goths, par la vaillance de leur général Francus*, ils prirent depuis le nom de Francs y afin d'honorer la mémoire de ce héros. Géux qui disent qu'ils ne se l'attribuèrent que du temps de Valentenien , se sont lourdement trompés; car encore qu'il puisse être vrai

que cet empereur se soit servi de leurs armes contre les Alains,et leur ait accordé exemption pour dix ans, néanmoins ce ne peut être de là qu'As se donnèrent ce glorieux titre de Francs, puisqu'ils l'avoient déjà plus d'un siècle auparavant. Quelques uns plus probablement le rapportent à v des peuples Cimbres nommés Vranques; et d'autres le trouvent dans la composition de ces deux mots germaniques Freyen, libre, et Hensen, demi-dieu , héros ( les Goths appel oient leurs seigneurs Hensen ) , comme qui diroit libre* seigneur. Mais , toutes ces incertitudes à part, il est certain que du temps de Galien ils occupoient les pays d'au-delà du Rhin , le long Qaeu pa7t c«

. habitèrent pre»

delà cote germanique jusqu'à l'Elbe, et qu'ils «ierement. étoient plus proches de l'Océan qu'ils ne furent par après. Nation hardie, fière, belliqueuse, néanmoins sans reproche de cruauté, et de beaucoup plus humaine que les autres septentrionales; mais jalouse au dernier point de l'honneur et de la liberté; et qui, ne sachant souffrir un moment de repos, faisoit sans cesse des courses dans les autres provinces de la Germanie et dans les Gaules. Du temps de l'empereur Claude, l'an deux cent septante, un de ces essains se ieta sur la Hollande et les îles de

' 1« Hollande; pu!.

1 embouchure du Rhin ; d'où en peu de temps « / uwu c,, "• il se rendit maître de tout l'Océan, ce qui a fait

croire à quelques uns, qui n'ont pas regardé plus loin , qu'ils étaient naturels de ces régionslà. Ceux-là exercèrent de furieux pillages sur les terres de l'Empire , et donnèrent bien de la peine même à Dioclétien ; jusqu'à tant que Constantin , père du grand Constantin , les ayant vaincus l'an deux cent nonante trois, les distribua par les Gaules : mais Maximien peu après les rassembla et leur donna à cultiver le pays Qoei piyt » dés Trevois et Nerviens. Or , ceux d'au-delà du

Germanie étoitla 7

F™*». Rhin, sous la ligue desquels étaient les peuples Ansivariens, Chauces, Cherusques, Chamaves, Bructères, Cattes],et autres, furent chassés de leur première demeure par la venue des Saxons, peuples Scythiques , et poussés plus avant dans la pleine terre , vers le commencement du quatrième siècle ; si bien qu'ils se logèrent en l'endroit où sont aujourd'hui les comtés de Zutphen , Berghe et contrées ci rcon voisines, et ils s'étendirent à peu près jusqu'au pays qui, depuis, s'est appelé Franconie. Mais ils ne perdirent rien au change, ni de leur réputation, ni de cette humeur guerrière qui les portoit sans cesse à conquérir de nouveaux pays ; si bien que leur gloire s'accroissant de plus eh plus, presque tout ce qui étoit entre les fleuves du Rhin , de l'Elbe et du Mein , s'appeloit France, quoique la vraie France fût censée proprement au comté

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deZutphen et aux environs. Mais cette puissante ligue pensa être détruite avec la nation par l'empereur Constantin , Tan trois cent sept. U leur mena si rude guerre , qu'il prit deux de leurs rois, Ascaric et Ragaise , lesquels, par une barbare inhumanité, il exposa aux bètes. Son fils Crispus, étant lieutenant dans les Goules, en remporta encore une grande victoire. Et néan^^*™^'" moins cet empereur les trouva si bravés soldats, qu'il en emmena plusieurs compagnies à son service contre le tyran Licinius ; et leur vaillance leur donna tant de crédit , que ses en fans Constant et Constance les employèrent avec de grands honneurs dans les plus belles occasions: ce qui fut cause que la nation , qui étoit aucunement affoiblie, commença à refleurir plus qu'auparavant. Julien, Valeniinien I et Théo* dose, sous le règne desquels ils firent pluieurs courses sur les Gaules, trouvèrent plus sûr de les arrêter par des alliances que par les armes , et en tirèrent de grands services, spécialement Valentinien i ; de sorte qu'en mourant il ordonna un de leurs rois, nommé MeUobaudes , général de ses armées. Sous les empereurs suivant, nous trouvons grand nombre de preuves de leur valeur et de l'affection , ou , à vrai dire , de la crainte que les Romains avoient pour eux , et toujours de nouvelles entreprises sur les

8 HISTOIRE DE FR AJfCE.

Gaules; d où ils étoient chassés tantôt par les Romains-, tantôt par d'autres barbares. Arbogaste , l'un des princes françois, eut l'absolue administration sous Valentinien second. Vers Fan huit cent quatre-vingt-trois, Théodose ayant à décider, l'empire avec le tyran Maxim us, qui avoit tué Gratien et envahi les Gaules, les con- »*«•«■ via d y passer : ce qu'ils firent sous trois de leurs roitelets, Genebaud, Sun non et Marcoroir. Mais ils furent défaits par les lieutenans de Maximus , dont aussi ils en défirent un qui alla les attaquer jusqu'au delà du Rhin. Après la mort de Théodose, environ l'an 3g6, Stilicon, tuteur d'Honoré, son fils, confina en exil en Toscane Marcpmir , l'un de ces rois , et quatre ans après f par une plus grande cruauté, en fit exécuter à mort un autre, nommé Richimer, avec sa femme Hastilla. L'au quatre cent treize, un gentilhomme de Trêves, outragé <le ce que Lucius, gouverneur romain , avoit débauché sa femme * leur livra la ville, qui fut, pour le quatrième malheur, saccagée par les barbares. Mais cette fois encore ils furent chassés des Gaules par un Quels peuple* déluge d'autres nations, Quades, Vandales, Sar-

composaient la II» »

K ue de. Francs, mates, Alains , Gépides , Erules , Saxons, Allemands, suscités contre eux par Stilicon.

Il est à remarquer qu'ils se gouvernoient lors par des capitaines-généraux, qu'ils étoient divi-

sés en trois principaux cantons ou ligues ; savoir : des Ànsivariens, Saiiens et Sicambriens; et que, quand ils s'établirent dans les Gaules, la partie

qui demeura sur les rives des fleuves du Rhin , de la Meuse et de l'Escaut, s'appela Ripuariens ou Ribarols; je ne voudrois pas assurer qu'elle ne fut ainsi appelée dès auparavant. L'autre qui poussa plus avant retint le nom de Saiiens et ibriens ; et enfin ces noms s étant perdus, celui seul de Francs leur est demeuré. Or, comme ils avoient plusieurs chefs , ou électifs, ou héré- Iran " *>'<**-

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ditaires, il naissoit souvent des divisions entre 9 ™ 1,14 eux, et par faute d'être unis et de tendre tous à un même dessein , ils étoient souvent rompus, et ne pouvoient faire de progrès considérables dans Ja Gaule, sur laquelle ils avoient envie depuis cent cinquante ans.

Donc , afin d'unir toutes leurs forces pour s'y loger aussi bien qu'avoient fait les Bourguignons et les Goths, ils trouvèrent bon , à ce qu'on tient, de créer un chef souverain sur n .» ;'^;;| v< j*jJ tous les autres. Ils avoient entre eux un des fils 1 " 1 de feu Marconi ir, sage dans les conseils et hardi dans l'exécution : mais surtout d'une probité singulière et d'une exacte fidélité. Il s'appeloit Waramond, mot qui en leur langue signifioit bouche véritable, ou bouche franche : c'est pourquoi ils reconnoissoient dans ce nom comme

un manifeste présage d'un heureux établissement, d'autant que là franchise et la vérité sont les deux premiers fondemens des états. La maison de Marcomir étoit d'ailleurs la plus ancienne et la plus noble d'entre les Francs, qui, de tout temps, ont déféré beaucoup à la noblesse, à laquelle, comme nous dirons en son lira , ils ont les premiers en Europe donné les marques et les prééminences d'honneur, Trais supports de cette illustre qualité. Sut cette considération, joignant au mérite particulier de Phararaond les obligations qu'ils avoienfcà son père et à toute sa race, et tenant pour garants de sa bonne administration les beaux exploits de ses ancêtres , ils assemblèrent le tirs armées, qui le choisirent pour général isisme, et lui donnè- Le. Fr.u« rent ensuite le titre de roi des Francs ; titre si

donnent k Pha-

;;3 d le liue glorieux , que ses successeurs, ayant conquis tant de pays et de seigneuries, l'ont toujours retenu depuis, pour montrelMju'en effet ils sont rois des peuples et des coèur?, là où les autres princes ne sont rois que des terres.

MAwiie. La première de nos médailles vous met fort bien devant les yeux la forme et les cérémonies de son élection, et comme, élevé sur un pavois ,

11 fut montré à tout le peuple et promené trois fois à l'entour du camp, avec les applaudissemens des soldats, qui lui prêtèrent tous d'un

accord le serment de fidélité. On en voit deux en effort d'enlever en l'air sur un bouclier ce prince, qui tient d'une main l'épée, et de l'autre le sceptre, marques de son autorité et de sa justice. Ce n'est pas sans mystère qu'il tient le sceptre de la droite et l'épée de la gauche : cela veut dire qu'il faisoit céder la force à l'équité, et qu'il apprenoit aux esprits indomptés et guerriers de ses sujets à ployer doucement sous le commandement de la justice. Les deux soldats placés aux deux cotés repré* sentent les armées qui le choisirent , ce prince ayant été élu raus omnium votis, un seul au gré de tous. La foi qui lui fut donnée par les soldats, fides exbrcituum , a été si saintement gardée par leurs descendais , que les étrangers même ont universellement reconnu la fidélité , le respect et l'affection des François envers leurs princes. Quaut à la cérémonie d'élever les rois sur un bouclier, et de les porter trois fois à l'entour du camp, elle commença devant le règne de Pharamond 9 et fut pratiquée non seulement, en l'élection du principal roi des Francs, mais encore de tous les autres roitelets, dont la dénomination se perdit avec le temps dans celle du premier chef. Il se lit à ce propos , dans l'ancienne Histoire, que cette coutume de promener ainsi les roiset de les faire voir aux soldats,

fut observée au couronnement de Clovis 1 1 quand on le proclama roi de Cologne. A quoi se rapporte encore ce que deux ou trois auteurs des plus anciens ont remarqué de Sigisbert , élu à la place de Childéric, et de l'imposteur Gondebaud, qui vouloit qu'on le crût fils de Clotaire I, et dont la chute malencontreuse , advenue par trois fois lorsque les soldats le portoient sur leurs épaules, fut un présage certain des disgrâces qui lui arrivèrent à quelque temps de là.

De cette mémorable élection de Pharamond y qui fut faite environ l'an quatre cent vingt, les auteurs commencent notre monarchie et comptent nos rois depuis celui-ci jusqu'à présent ; non pas qu'il n'y en eût eu déjà qui a voient porté le titre de rois, ou parce que Pharamond s'éta- 420 blit en Gaule, car il n'y fut jamais en personne; mais à cause que les autres plus petits chefs des Francs furent réduits, par la bonne conduite de Marcomir et de Pharamond, à prendre les ordres d'eux et à leurvdevoir quelque dépendance. Tellement que, de plusieurs parties séparées, fut assemblé un corps sous l'autorité d'un seul. L'établissement d'un chef fut celui de la puissance des François; l'exemple des autres barbares , tels que les Alains et Vandales , qui sétoient ruinés par leurs discordes, les ayant

donne ce ionien* renirnt à la monarchie çoUc.

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sans cloute fait résoudre à se conserver par l'union. Vous lirez bien encore, par ci par là, dans quelques auteurs, les noms de certains roitelets, depuis Pharamond jusqu'à Clovis: mais, il faut entendre qu ? ils relevoient de ce premier chef, ou que c'étoient quelques capitaines aventuriers, qui s étaient séparés du corps pour chercher fortune.

Pharamond ayant travaillé pour la gloire, se pw.m«».i mit à travailler à l'établissement des lois, et au*"^ 1 " repos de ses sujets , moyens les plus assurés pour affermir l'autorité d'un prince. Pour cet effet, il assembla les plus sages de son royaume; et pour adoucir un peuple qui n'avoit eu jusquelà d'autre droit que celui de la force, il établit plusieurs statuts , qui tous ensemble furent nommés saliques, ou de ces mots sialiquis ,sialiqua, souvent repétés dans ces lois ; ou de la ville de Salgestan , située au-delà du Rhin, où elles furent faites; ou plus apparemment àesSaliens, peuples Francs, habitans sur les rives du fleuve Sale , qui avoient dans cette assemblée de notables un baron nommé Salogast. L'opinion qui rapportel'invention de ces bois à Pharamond, est si reçue, qu'en vain quelques auteurs trop exacts y ont voulu opposer leurs raisons. Il est si doux de nous laisser persuader à notre profit, qu'il ne faut point davantage appuyer cette

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créance. Ces lois , comme nous le voyons encore aujourd'hui, n'étoient pas seulement faites pour l'intérêt des princes et de l'état , mais aussi pour le règlement des particuliers , ainsi que l'étoient les Douze Tables et le Droit Romain. Il est bien vrai que la plus importante, et qui a conservé toutes les autres , est celle en conséquence de n M prou*» laquelle les mâles s'attribuent la couronne.

par divers exe m*

jï".i?eJ 1 q u n êde" Elle a pratiquée dans la première race. Les r««édéJu^ll! filles de Childebert, roi de la France occidenn».e "»««» ta j e ^ g| g ( j u g ran j clovis, ne succédèrent pas,

mais leur oncle paternel, Clotaire premier. Chérebert, fils de ce Clotaire, n'ayant laissé que trois filles , Sigisbert son frère eut sa couronne ; et Clotilde, fille deGontran, n'hérita point de son père, mais Childebert, son cousin germain. La seconde race n'a point eu d'occasion de foire valoir la loi Salique; mais la troisième l'a bien maintenue contre l'Anglois; et même dans le dernier siècle, le grand roi François fut préféré sans opposition aux filles de Louis douzième. En un mot, nous tenons en France cette loi aussi vieille que notre monarchie , et Tune des fondamentales de l'état. Les lois saliques furent écrites en latin , parce que toute l'Europe en ce temps-là avoit suivi la langue des Romains , pour lors les plus puissans, et s'en servoit dans les actes publics, auxquels cette langue semble

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mieux convenir, étant dIus auguste et dIus étendue. On y trouve néanmoins beaucoup de mots purement allemands , qui témoignent assez en quel pays et par quelle nation elles ont été faites. -Voilà donc quelle fut l'élection de notre premier monarque, qui, après avoir ainsi jeté les fondemena (Je son empire, tant par les armes et les conquêtes que par les lois et la police , mourut en Franconie , sans avoir passé en ^^n*** France, ayant régné, suivant l'opinion la plus commune, environ douze ou quatorze ans.

l6 HKTOIBK DE FRANCE.

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