JÉRÔME
Roi deWesti'halie 1807-1813.
Ep. 1» 1803 Elisa Patterson ; née 1785- Mariage annulé 2» 1807 Catherine, princesse de Wurtemberg; née 178:1, m. 1835.
Mathildl
Née 1820, m. 1904.
En. 1840 le prince
Anatole DcmidofT;
né 181.1, m. 1870.
Napoléon
Né 1822. m. 1891.
Ep 1859 Clotilde, fille de vietor Emmanuel II. roideSardaigne ; née 1843, m. 191 L
I" Napoléon-Victor; né 1802.
2° Louis ; né 1864.
3" Laetitia, née 1806. Ep. 1888 Amédée de Savoie, duc d'Aoste; né 1845, m. 1890
Ep.
Branche aînée.
Lucien Prince de Canino.
1» 1794 Catherine (Christine) Boyer: née 1778, m. 1800. 2» 1802 Alexandrinc de Bleschamps (divorcée Jouberthon); née 1778, m. 185
Charlotte
Née 1790, m. 180...
Ep. 1815 le prince Mario Gabrielli; né 17.:t m
CliRISTINE-
EOVPTA Née 1798,
Ep. I" 18is Ar-
Ved de P0SSé
Suédois); divorcé 182S .
2" Lord Dud Iey Stuarl ; né 1803, m.
Charles-Lucien
Né 1803. m. 1857.
Ep. 1822 Zénaide, lille de Joseph
Bonaparte; née 1801, m. 1854.
L.EiiriA Paul- Jeanne Louis- Lucien Née 1804, Marie Née 1810, Né 1813, m. 1870 Né 1800, m. 1838. m. 1891. Ep. 1821 Tho- ni.1820. Ep.lemar- Ep. 1832 Marnas "Wyse, quisOno- rianne Cecm. 1862. rati. chi, néel8ll, m. 1891.
Pierre
Né 1815, m. 1881.
Ep. 1853 Eléonore Ruffin; née 1832,
Roland
Né 18:.8.
Ep. 1880 Marie Félix
Blanc, liée 1859,
Marie Née 1882.
Jeanne
Née 1861.
Ep. 1882 le marquis
Christian deVille-
A\ [ nl\l.
Né 1810,
Ep. 1839 Caroline Cardinali; née 1823 m. 1879.
Alexandrine-
Marie
Née 1818,
Ep. 18301e comte
Vieenzo-Valen-
tini, m. 1858.
CoNSl \Nl E
Née 1823,
Religieuse.
Joseph-Lucien
Ne 1824, m. 1805.
Ep. 1844 une lille du
conite Branisky.
Lui h n-Loijis
Né 1828, m. 189.,
Cardin. il 1868
-Il ILIE CliAl'.l ni 1 1:
Née 1830, m. 1900 Ep. 1847 Alexandre del GallO, marquis de Roccagiovine;
CllARLOTTE-HoNORÉE- JOSÉPHINE
Née 1832, m. 1901.
Ep. 1848 Pierre, comte Primoli; m. 1883.
Marie-Désirée
Née 1833,
Ep. 1851 Paul,
comte de Cam-
pello.
Ai (il ST \-Ami i II Née 18.30, m. 1900.
Ep. 1856 son cousin, le prince Placide Gabrielli.
Napoléon-Charles-Gréooire
Né 1839, m. 1899.
Ep. 1859 Marie-Christine, princesse Ruspoli ;
née 18'.2. m. 1899.
1" Maria, née 1870, m. 1678.
2» Eugenia, née 1872. Ep. 1898 Napoléon Ney d'Elchingcn, prince de la Moskowa ; né 1870.
Bathii.de - Aloyse- Léonie Née 1840, m. 1861.
Ep. 1856 le comte Louis de Cambacérès; ne 1832, m. 1808.
Fils adoptifs de Napoléon.
Enfants et nièce d'Alexandre de Beauharnais (né 1700, m. 1794) et de Joséphine Tascher de La Pagerie (m. 1814).
Euoêne
N.- 1781, m. 1821. (Adopté 1807.)
Vice-roi d'Italie 1805.
Duc de Leuchtenberg 1817.
Ep. 1806 Augusta-Amélie. fille de Maximilien-Joscph I*
Bavière; née 1788, m. 1851.
Hortense Née 1783, m. 1837.
Flp. 1802 Louis Bonaparte (depuis roi de Hollande); né 1778, m. 1810.
Stéphanie Fille du comte Claude de Beauharnais.
Nièce de Joséphine.
Née 1789, m. 1860.
Ep. 1800 Charles-Frédéric, grandduc de Bade; né 1780, m. 1818.
Joséphine
Née 1807
Ep. 1823 Oscar 1er,
roi de Suède, fils
de Bernardote ;
né 1799, m. 1839.
Euoénie-Hortense
Née 1808,
Ep. 1826 Frédéric.
prince de Hohen-
zollern - Hechin-
gen ; né 1801, m.
AUGUSTE-! u ni ES
Duc de Leuchtenberg Ep. 1833 Dona Maria, reine de Portugal; née 1819, m.
Amélie-Auguste
Née 1812,
Ep. 1829 dom Pedro,
empereur du Brésil;
né 1798, m. 1834.
Théodelinde Née 1814, m. 1857.
Ep. 1841 Guillaume, comte de Wurtemberg; né 1810, m.
Maximilien
Né 1817, m. 1852.
Duc de Leuchtenberg.
Prince Romanowsky, 1852.
Ep. 1839. la grande-duchesse Marie, fille de
Nicolas I r, empereur de Russie: née 1819,
Marie Née 1841.
Ep. I8l,'(i. mil .m
prince de Bade ; né 1829, m. 1897.
Nicolas
Duc de Leuchtenberg.
Ep. 1808 Nadejda Annenkow
(veuve Akinsow), comtesse
de Beauharnais; née 1810,
in. 1891.
Eugénie
Née 1845.
Ep. 1808 Alexandre.
fils de Pierre, duc
d'Oldenbourg; né
Eugène
Né 1847, m. 1901.
Ep. 1" I8G9 lu. ni île
Beauharnais, née Opot-
chinina; née 1845, m.
2" 1878 Zënéïde Dmitr-
ievna, née Skobelew ;
Serge Georges
Ne 1849, Né 1852.
m. 1877. Prince RomanovsUv.
Ep. I" 1879 Thérèse, duchesse d'Oldenbourg; née 1852, m. 1883.
2° 1889 Anastasie Nicolaïevna, princesse de Monténégro ; née 1807.
Nicoi \ s Duc de Leuchtenberg.
Né 1808
Ep. 1891 Marie, comtesse
Grabbe . née 1809.
Georges
Duc de Leuchtenberg.
Né 1872.
Ep. 1895 Olga, princesse
Repnine.
1» Alexandre, né 1881.
2» Serge, né 1890.
3» Hélène, née 1892.
1» Alexandra, i 1895.
2e Nicolas, né 1896.
".•' Nadejda. née 1898.
4o Maximilien, né 1900.
5» Serge, né 1903.
0« Michel, né 1905,
le Hélène, née 1890.
2o Dimitri, né 1898.
3o Natalie, née 1900.
4o Tamara, née 1901.
5o André, né 1903.
Go Constantin, né 1905.
LE CONSULAT ET L'EMPIRE
risation du chef de l'État par des particuliers, à l'aide de biens détachés de leur patrimoine, et les majorais de propre mouvement, émanant de l'initiative du souverain, se composant de biens empruntés au domaine extraordinaire, et dont le retour à l'État était de droit en cas d'extinction de la ligne masculine dans les familles dotées.
Napoléon et sa famille. — L'empereur avait au plus haut point l'esprit de famille, et ses sentiments réagirent sur sa politique extérieure. « Les Bonapartes sont un clan et Napoléon est l'homme du clan. » Frédéric Masson.)
La famille corse avait deux caractères dominants : solidarité de tous ses membres et suprématie de l'aîné. Joseph, l'aîné de la famille Bonaparte, ne se résigna donc jamais à s'incliner devant son frère, pour qui il fut une cause perpétuelle d'embarras et qui se crut pourtant obligé de faire un sort à tous les siens : de là la conception du « grand Empire » entouré d'une ceinture d'États vassaux — les républiques fondées par le Directoire — où régneront les parents ou les alliés de l'empereur.
Cette hiérarchie de monarques subordonnés n'est pas une fédération d'États indépendants basée sur un « pacte de famille », mais un empire à la romaine, avec application aux pays conquis du type administratif créé pour le peuple dominateur. Or, ou les rois qu'instaurera Napoléon resteront les exécuteurs dociles de ses ordres, ou ils gouverneront selon les vœux de leurs sujets et ils deviendront les ennemis patents ou occultes de leur bienfaiteur.
En 1805, Napoléon s'efforce de résoudre la question de l'hérédité, qui le préoccupe plus que toutes les autres : il offre le trône d'Italie à Joseph, si celui-ci veut renoncer à ses droits éventuels à la couronne impériale; il propose à Louis d'adopter son fils; il se retourne vers Lucien : tous les trois refusent et il se décide à nommer Eugène vice-roi d'Italie, puis à le marier à la princesse Augusta de Bavière, pour forcer l'entrée des maisons souveraines. Il veut obliger Jérôme à abandonner sa femme, Elisabeth Patterson : il ne peut obtenir du pape l'annulation d'un mariage régulièrement contracté avec une protestante, mais il l'exige d'une officialité complaisante, qui consent à la rupture d'un lien que Rome n'a pas voulu briser, et il unit Jérôme à la fille du roi de Wurtemberg, la princesse Catherine; il prélude ainsi à son propre divorce et à son propre mariage avec une fille d'empereur.
En attendant, il assure l'élévation de sa famille. Élisa est souveraine de Lucques et de Piombino, avant de devenir grande-duchesse le toscane; Joseph, roi de Naples ; Murât, grand-duc de Berg et de Clèves; Louis, roi de Hollande; Pauline, duchesse de Guastalla; le cardinal Fesch, primat de Germanie.
mlilés d'honneurs et d'argent, les « Napoléonides » ne font rien pour se montrer dignes de leur fortune. En 1808, Louis, roi de Hollande, qui se croit persécuté, est bientôt en état de rébellion ouverte; Jérôme se couvre de dettes; Naples est un gouffre où s'engloutit l'argent de la France, et il faut 40000 hommes pour maintenir Joseph, tout occupé de chasses et de plaisirs; à La Haye et à Dusseldorf, la révolte gronde; le désordre règne à Cassel.
Ce premier et malheureux essai du système familial est suivi d'un second plus malheureux encore : Joseph, transféré en Espagne, voit se dresser contre lui, non plus les sujets d'un État factice, mais une nationalité vigoureuse, cohérente et jalouse.
En 1809, dans la guerre contre l'Autriche, l'empereur ne trouve aucun secours effectif chez les rois vassaux. Ces monarques improvisés— sauf Eugène, qui n'est que son beau-fils — ne lui ont jamais su gré de leur fortune. Ils trouvent tout naturel que Napoléon partage avec eux : Joseph même estime que son cadet lui a pris sa place
Histoire de France. — II.
Marie-Louise et le roi de Rome, par Gérard (Versailles).
et fait comprendre aux Cours étrangères qu'elles auraient en lui un souverain ami de la paix. Napoléon connaît ces sentiments; il n'en est pas moins d'une faiblesse inlassable, comblant les siens, leur distribuant l'Europe; mais il n'entend pas que son autorité de souverain soit discutée, et il va prendre ses sûretés.
Joséphine. Le divorce. Marie-Louise. — Conscient de la fragilité de sa conception du « Grand Empire », il brisera les liens de son premier mariage dans l'espoir d'obtenir d'une nouvelle union
un héritier en dehors de ses collatéraux, et il substituera au protectorat des royaumes vassaux l'administration directe de l'État unitaire (1).
Ainsi sera corrigée l'insuffisance de la solidarité familiale; ainsi prendra lin la lutte que l'empereur soutient contre les siens, qui veulent lui imposer son frère aîné pour successeur.
Le 9 mars 1796, il avait épousé Joséphine Tascher de La Pagerie, née à la Martinique à une date qu'on n'a pas encore fixée, mais qui était certainement plus âgée que lui. D'une famille originaire du Blaisois, elle épousa en 1779 le vicomte de Beauharnais, dont elle eut deux enfants, qui furent le prince Eugène et la reine Hortense. Son mari, suspect comme noble et comme ancien général, ayant été emprisonné pendant la Terreur, Joséphine essaya vainement de l'arracher à l'échafaud; elle fut elle-même détenue aux Carmes et y connut la future Mme Tallien, qui la fit mettre en liberté.
Barras, son intime ami, lui proposa d'épouser le général Bonaparte, entré en relations avec les Beauharnais depuis qu'Eugène avait été lui demander l'épée de son père, saisie lors du désarmement qui suivit le 13 vendémiaire. Séduit jusqu'à la passion par la vivacité et les grâces physiques de la créole, Bonaparte passa sur ses aventures, et le mariage, purement civil, fut célébré le 9 mars 1796.
Pendant l'expédition d'Egypte, la conduite de Joséphine lui mérita de justes reproches, et, lorsque son mari l'appela en Italie, elle s'y fit suivre de l'adjudant Charles, qui avait remplacé Barras dans son intimité : c'était un bel homme à peau noirâtre, fort expert en matière de calembours et de pitreries. Ces débordements d'une nature ardente, avivés par le goût et les entraînements du plaisir, furent exagérés par les parents de Bonaparte, qui détestaient Joséphine et ne cessèrent de l'accabler, même lorsque, partageant la haute fortune de Napoléon, elle cessa de donner prise à la médisance.
Le 2 décembre 1804, elle fut sacrée impératrice par le pape Pie VII en même temps que Napoléon ; son mariage religieux fut célébré la veille, sans témoins et en l'absence du curé paroissial.
Cinq années s'écoulèrent, et l'union de Joséphine avec Napoléon demeura stérile ; or l'empereur tenait à avoir un héritier direct, « élevé, disait-il, dans son esprit et dans sa pensée ». Ce furent les enfants mêmes «le l'impératrice, Eugène et Hortense, qui durent accepter la douloureuse mission d'annoncer à leur mère la prochaine dissolution de son mariage.
Le 15 décembre 1809, aux Tuileries, Napoléon debout, tenant la main de l'impératrice en pleurs, expliqua sa résolution, sans utiliser le discours pompeux préparé par Cambacérès. Joséphine fit lire par Regnault de Saint-Jean-d'Angely une déclaration où elle re-
niait l'empereur de ses bontés et la France de son affection.
la dissolution de mon mariage, disait-elle, ne changera rien aux sentiments de mon cœur; mais l'un et l'autre nous sommes glorieux du sacrifice que nous faisons au bien de la pairie. » Le lendemain,
i En 1810 il annexera la Hollande; l'organisation de la Westphalie sera remaniée par la réunion à l'Empire des Bouches du Weser; Munit sera menacé dans la possession de Naples ; .Joseph lui-mùine, en janvier 1812, verra Napoléon annexer des territoires au nord de l'Èbre.
16 décembre 1809, un sénatus-consulte prononça la dissolution du mariage civil ( 1). Joséphine, qui se relira à La Malmaison, conservait le titre et le rang d'impératrice-reine couronnée; son douaire était fixé à une rente annuelle de 2 millions de francs sur le Trésor; toutes les dispositions qui pourraient être faites par Napoléon en faveur de l'impératrice divorcée, sur les fonds de la liste civile, seraient obligatoires pour ses successeurs.
L'officialité diocésaine prononça la nullité du mariage religieux pour vice de forme : la cérémonie qui, la veille du sacre, avait consacré, sans témoins, dans la chapelle des Tuileries l'union religieuse de Napoléon et de Joséphine, fut considérée comme ne constituant pas un mariage régulier.
Le jour où l'empereur avait projeté de se séparer de Joséphine pour s'allier à une dynastie de droit divin, il avait songé tout d'abord à la maison des Romanov. Après la paix de Vienne, il s'attacha à cette idée comme à un moyen de fortifier l'amitié des deux empereurs, déjà moins vive. Caulaincourt, notre ambassadeur à Saint- Pétersbourg, demanda donc la main de la grande-duchesse Anne, sœur du tsar; mais celui-ci et surtout la tsarine ne cherchèrent qu'à gagner du temps, et Napoléon se retourna brusquement vers l'archiduchesse Marie-Louise, fille de François IL
Metternich accueillit sans hésiter les ouvertures qui lui étaient faites; l'ambassadeur d'Autriche à Paris, le prince de Schwarzenberg, tint un langage encourageant et, le 6 févrierl810, Napoléon décidad'abandonnerleprojetrusse: àsix heures du soir, Schwarzenberg reçut la visite du prince Eugène, qui le mit en demeure de s'engager par écrit dès le lendemain. L'ambassadeur, au risque de ruiner sa fortune, joua d'audace et consentit. Dans la nuit, on acheva la rédaction du contrat de mariage d'après celui de Marie-Antoinette. Berthier reçut l'ordre d'aller épouser à Vienne, par procuration, l'archiduchesse Marie-Louise et de la ramener à Paris. Le mariage fut célébré à Vienne le 11 mars 1810 : Napoléon avait choisi pour le représenter son glorieux antagoniste, l'archiduc Charles.
Marie-Louise partit pour la France le 13 mars 1810. Le 27 mars elle était à Compiègne, où Napoléon vint à sa rencontre. Le mariage civil fut renouvelé à Saint-Cloud le 1er avril et le mariage religieux célébré à Paris le lendemain.
La nouvelle impératrice, née à Vienne en 1791, était une Allemande aux yeux bleus et aux cheveux blonds, à la taille svelte et souple, belle plutôt que jolie, sensible et quelque peu romanesque. Dès son arrivée à Paris, l'accueil de la population, attristée par le départ de Joséphine, la rendit réservée et comme indifférente aux choses de sa nouvelle patrie. Elle admira l'empereur et le craignit, mais ne l'aima guère. Considérée par les uns comme inoffensive et bonne, par les autres comme cruellement égoïste, sèche et orgueilleuse, elle était en tout cas sans caractère, d'esprit mesquin et de sens politique nul. Nommée régente chaque fois que l'empereur s'absentait, elle montra dans ces fonctions une incapacité absolue. Après la catastrophe, elle s'abstint de partager l'exil de son mari, se sépara de son fils pour ne le revoir qu'à son agonie, prit Neipperg d'abord pour ami, puis pour époux morganatique, se consola ensuite avec le comte de lîombelles, un émigré français devenu maître de cérémonies à la Cour de Vienne, et trouva préférable le titre réel de duchesse de Parme (1816) au titre in partibus d'impératrice des Français. Metternich et l'empereur d'Autriche, pour des raisons faciles à comprendre, l'encouragèrent dans cette attitude résignée, qui ressemblait trop à une déchéance.
Naissance du roi de Rome. — En mars 1811, la naissance aux Tuileries d'un héritier de la couronne vint combler les vœux de l'empereur. Il reçut les prénoms de François-Charles-Joseph et le litre de roi de Rome. Son baptême fut solennellement célébré à Notre-Dame (9 juin 1811), en présence de cent évêques, de vingt cardinaux, des grands corps de l'État, des maires des plus grandes villes, des représentants de l'Europe. Quand la cérémonie fut achevée, la gouvernante des enfants de France, Mme de Montesquiou, rendit le « roi de Rome » à Napoléon, qui l'éleva au-dessus de sa tête pour le présenter à l'assistance.
Salué avec enthousiasme par le peuple français, appelé, semblaitil, aux plus hautes destinées, « l'aiglon » allait ajouter un nom de plus à la liste des enfants de douleur nés sur les marches du trône.