LA PAIX
Le traité de Francfort. — L'article 2 de la convention signée le 28 janvier 1871, entre Jules Favre et Bismarck, contenait la disposition suivante : « L'armistice convenu a pour luit de permettre au gouvernement de la Défense nationale de convoquer une Assemblée, librement élue, qui se prononcera sur la question de savoir si la guerre doit être continuée, ou à quelles conditions la paix doit
être faite. » Il fut procédé aux élections le 8 février et, le 12, l'Assemblée nationale se réunit à Bordeaux.
Sur les 48 représentants du Bas-Rbin, du Haut-Rhin, de la Meurthe, de la Moselle et des Vosges, 43 avaient résolu de solliciter la continuation de la guerre, espérant ainsi empêcher l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. Réunis à Bordeaux, chez l'un d'eux, Frédéric Hartmann, ils décidèrent de lire à l'Assemblée une protestation dont la rédaction fut confiée à Gambetta, Louis Chauffeur, Schueegans et Emile Keller. Elle se résumait dans ces trois propositions : « L'Alsace et la Lorraine ne veulent pas être .aliénées. — La France ne peut consentir ni signer la cession de l'Alsace et de la Lorraine. — L'Europe ne peut permettre ni ratifier cet abandon. »
Lorsque, le 17 février, Keller en donna lecture à la tribune, il provoqua une émotion et une explosion de douleur dans l'Assemblée frémissante, mais l'Assemblée, hélas! ne pouvait plus que « s'en remettre à la sagesse et au patriotisme des négociateurs ».
Thiers, nommé chef du pouvoir exécutif, se rendit auprès de Bismarck et s'attacha surtout à conserver à la France Metz et Belfort. Bismarck lui répondit qu'il s'était opposé au projet du général de Roon, qui voulait prendre les deux tiers de la Lorraine, mais qu'il était impossible de nous laisser Metz. « En Allemagne, ajoula-t-il, on m'accuse de perdre les batailles que M. de Moltke a gagnées. Ne me demandez pas l'impossible. » Et comme le chancelier ne voulait pas non plus abandonner Belfort : « Non, s'écria Thiers, jamais je ne céderai à la fois Belfort et Metz. Vous voulez ruiner la France dans ses frontières. Eh bien! qu'on la prenne, qu'on l'administre, qu'on y perçoive les impôts! Nous nous retirons et vous aurez à la gouverner en présence de l'Europe, si elle le permet... Je signe à l'instant même, si vous me concédez Belfort. Sinon rien, rien que les dernières extrémités, quelles qu'elles soient. » Bismarck consentit à revoirie roi : Belfort nous resta, à la condition que les Prussiens pussent entrer à Paris (Voir p. 439), et l'indemnité qu'on nous réclamait fût réduite d'un milliard.
C'est le 26 février 1871 que furent signés les préliminaires de Versailles (1), dont les conditions essentielles étaient : 1° la cession à l'Allemagne de l'Alsace (sauf Belfort) et d'une partie de la Lorraine ; 2° le payement de 5 milliards de francs à titre de contribution de guene : 1 milliard dans le courant de l'année 1871, le surplus dans un délai de trois ans, les 3 milliards non acquittés immédiatement portant intérêt à 5 pour 10U. L'évacuation des départements de L'Est occupés par les troupes allemandes ne devait s'opérer que progressivement, au fur et à mesure des payements. Les troupes françaises, à part une garnison de 400(10 hommes, se retireraient derrière la Loire jusqu'à la signature du traité de paix définitif, qui devait être négocié à Bruxelles, en territoire neutre.
Le 1er mars, l'Assemblée, appelée à statuer sur les préliminaires de Versailles, vota d'abord par 670 voix la déchéance de l'empereur, en le déclarant responsable des malheurs de la patrie (2).
I Plénipotentiaires français : Thiers et Jules Favre. Plénipotentiaires de ['empire allemand : Bismarck Prusse . comte de Bray-Slcinbiirg (Bavière , baron de Waechler (Wurtemberg), Jules Jolly (grand-duché de II, -nie .
(2) « L'Assemblée nationale, dans les circonstances douloureuses que traverse la patrie et en face de protestations et de réserves inattendues, confirme la déchéance de Napoléon III et de sa dynastie, déjà prononcée par le suffrage universel, et le déclare responsable de la ruine, de l'invasion et du démembrement de la France. »
Napoléon avait cru jusqu'au bout que le roi de Prusse ne traiterait pas avec
Malgré Victor Hugo, Vacherot, Buffet, Brunet, Millière, Arago, el une nouvelle protestation des sacrifiés, il fallut bien céder : B46voix contre 107 s'y résignèrent. Abus les 28 députés du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, y compris Gambetta, qui, élu par neuf départements, avait opté pour Strasbourg, quittèrent la salle des séances.
Les exigences du vainqueur s'aggravèrent encore par suite de la guerre civile qui, le 18 mars, éclata à Paris. Les conférences de Bruxelles, ouvertes le 28 mars, furent interrompues; mais les menaces de Bismarck obligèrent Thiers à reprendre à Francfort (4 mai) les négociations qui aboutirent, le H) mai, à la signature du traité définitif par Bismarck etd'Arnim pour l'Allemagne, par Juljes Favre,
UHE
La frontière franco-allemande d'après le traité de Francfort.
Pouyer-Quertier et de Goulard pour la France. Jusqu'à l'évacuation des forts de Paris, le gouvernement français ne pourrai) enlretenh au nonl de la Loire que 80000 soldats. Le traité de commerce de 1862 avec la Prusse n'était pas renouvelé, mais la France garantissait i'i l'Allemagne, en matière de commerce et de navigation, le traite ni de la nation la plu> favorisée. Lutin l'Allemagne rétrocédait
à la France, autour de Belfort, un territoire suffisant pour défendre
celle place : elle olileliait eu échange 1111 territoire plus oleiiclll sur
la frontière du Luxembourg I .
L'article 2 du traité de Francfort considérait c me Allemands
par suite de l'annexion les Alsaciens-Lorrains originaires 'les tei ri to ires cédés qui y étaienl actuellemenl domiciliés, sauf à opter pour la nationalité française et à transporter leur domicile en France avant le 1" octobre 1872 : il semblait résulter de là, à défaul d'une disposition contraire, que les domiciliés non originaires el les originaires non domiciliés conserveraient, de plein droit, la nationalité française; mais I Allemagne s'efforça d'entraver les options, abusa de la dénationalisai il opéra
la République, el l'impératrice venui à Wilhehnsliûhe, disait au général de
Monts : " -i le roi de Prussi nou avail rendu I armée française, non- aur
pu consentir â un traité convenable el pacifier la France
i Le Bas-Rhin complail • 89 0 habitants; le Haul-^lliin 193753 habi lants: les territoires cédés dans la Moselle, 173X14 habitants; dans la Meui ihr. 120174 habitants; dans les Vosges, Muni, habitants La perte Leri riale était de i i 17 iCG hei lares.
par des moyens contestables une véritable mainmise sur les personnes (1).
Dès que la paix fut signée, toutes les préoccupations du gouvernement se portèrent sur la réalisation des 5 milliards d'indemnité : il importait de les obtenir d'autant plus vite que la rançon était productive d'intérêts et que l'occupation du territoire par les armées étrangères en était le gage. Une loi du 21 juin 1871 autorisa le gouvernement à aliéner pour 2 milliards de rente 5 pour 100 : « On choisissait ce taux, disait Thiers, afin de réserver pour l'avenir le bénéfice des conversions et pour ne pas augmenter sans nécessité le capital de la dette. » L'émission fut faite à 82 fr. 50 ; le versement de garantie était fixé à 12 francs par 5 francs de rente et le surplus devait s'échelonner par versements mensuels. L'emprunt fut souscrit deux fois et demie, sans compter la part afférente aux déposants des caisses d'épargne qui pouvaient participer à la souscription pour le montant intégral de leurs livrets.
Ce succès et la hausse soutenue des cours déterminèrent l'Assemblée à ne pas différer la seconde opération qui devait accélérer la libération définitive du territoire. La loi du 15 juillet 1872 autorisa l'émission des 3 derniers milliards avec des dispositions à peu près identiques à celles du précédent emprunt : émission de la rente au cours de 84 fr. 50 et échelonnement des versements sur vingt et un termes. Les souscriptions dépassèrent de plus de 40 milliards la somme à réaliser.
Entre les mois de juin 1871 et de septembre 1873, des négociations se poursuivirent qui eurent pour objet, d'une part le payement régulier de l'indemnité de guerre, d'autre paît l'évacuation successive des départements encore occupés par les troupes prussiennes. Le centre de ces négociations fut Nancy, où un plénipotentiaire spécial, le comte de Saint-Vallier, servit d'intermédiaire entre le chef du pouvoir exécutif et le général de Manteuffel, commandant du corps d'occupation. Thiers devait acquitter, à travers les divisions intérieures les plus aiguës, l'énorme contribution de guerre qui nous avait frappés; la payer avant les délais impartis, afin de faire cesser le plus vite possible la présence de l'ennemi, devenue plus humiliante à mesure qu'elle se prolongeait davantage; calmer en même temps les inquiétudes des vainqueurs, effrayés de voir le vaincu se relever trop rapidement et reconquérir trop vite son indépendance; prévenir enfin dans le monde, la presse ou l'opinion française, des manifestations d'hostilité trop légitimes, mais trop prématurées pour ne pas être dangereuses. Pendant les deux années qu'il remplit ses délicates fonctions, Saint-Vallier, qui y avait été préparé par un long séjour à Stuttgart, sut faire preuve d'une activité que ne put ralentir sa santé compromise et d'une dignité courtoise qui força l'admiration de ses adversaires.
Le traité de Francfort avait fixé au 12 mai 1874 le dernier terme du payement des 5 milliards, et notre gouvernement offrait de se libérer totalement dès le mois de mars 1873, au grand mécontentement du chancelier et surtout du parti militaire, qui voulait même garder Belfort, en renonçant, s'il le fallait, au dernier des 5 milliards. Mais notre ambassadeur à Berlin, Gontaut-Biron, obtint de l'empereur Guillaume que cet acte de spoliation ne fût pas commis. En vertu de la convention du 15 mars 1873, le territoire fut complètement évacué au mois de septembre de la même année.
Causes et conséquences de nos défaites (2). — Napoléon III avait perdu le pouvoir à la suite d'un désastre dans lequel il avait entraîné son pays et, par sa faute (3), par l'imprévoyance présomptueuse du cabinet du 2 janvier, qui ne sut pas déjouer les manœuvres perfides d'un ennemi sans scrupules, la France avait subi les épreuves d'une invasion dont elle supporte encore les conséquences. Le maréchal de Moltke avait réalisé son rêve.
Le chef d'état-major des armées allemandes avait pour lui une extrême puissance de travail, une volonté de fer et l'esprit de prévoyance; il excellait, d'autre part, dans la préparation des plans de
(1) Voir sur ce point et sur l'exécution des clauses du traité : Le Traité de Francfort, par Gaston May (1909).
(2) Les pertes en hommes subies par la France se sont élevées à près de 139 000 hommes, celles des Allemands à 47 000 hommes. Nos perles matérielles ont été évaluées à près de 7 milliards, en dehors de l'indemnité de guerre payée à l'Allemagne.
(3) Dans une brochure écrite pendant la captivité de Wilhemshôhe : Des relations de la France avec l'Allemagne du Nord, et que le marquis de Gricourt consentit à signer, Napoléon disait : « Le devoir de l'empereur était d'être plus sage que la nation et d'empêcher la guerre, même au prix de sa couronne. »
campagne, qu'il établissait avec une précision mathématique et, depuis des années, son attention était tendue vers la France, avec l'implacable désir de la dompter et de la détruire. Mais, s'il présida avec soin aux « directives » de ses armées, il se tint à l'écart de l'action, laissant ses officiers se substituer à lui : tel Alvensleben, qui assura par son initiative la victoire de Gravelolte. L'étude des opérations de guerre montre plus d'une fois le vieux stratège tergiversant, hésitant et comme dérouté avant de donner des ordres; il n'avait pas ces « dons supérieurs qui font le chef d'armée et notamment ce sens spécial qui lui permet de lire dans le jeu de ses adversaires ». (Général Palat.) Les victoires de l'armée allemande furent dues surtout au large esprit d'initiative, poussé jusqu'à l'audace, jusqu'à la témérité, on pourrait dire jusqu'à l'imprudence, déployé par les chefs subordonnés de tous grades, qui engagèrent d'eux-mêmes les batailles sans ordres d'en haut, les entretinrent et les gagnèrent souvent sans le concours de l'état-major.
Napoléon III, prisonnier en Allemagne, écrivit une brochure sur la Capitulation de Sedan où, parmi les causes de la défaite, il signalait les habitudes de désordre prises par les troupes en Afrique, autrement dit leur indiscipline. D'autre part, il s'était produit, vers la fin de l'Empire, « un affaiblissement général dans le moral et le nerf de l'armée de Napoléon III ». (L. Dussieux.) Ce serait aller trop loin, toutefois, que d'avancer que l'indiscipline régnait dans les régiments impériaux : les soldats qui, impatients de se battre, respectèrent à Metz la volonté de Bazaine, donnèrent une magnifique preuve de confiance à un chef qui n'en était pas digne.
Ce qui est vrai, c'est que les généraux, et en particulier les « Africains », n'étaient pas préparés à la grande guerre méthodique et scientifique, et que les hautes éludes militaires avaient été négligées (1). Ce qui ne l'est pas moins, c'est que la France mit en ligne d'excellentes troupes, dont le commandement, imprévoyant et faible, ne sut pas tirer parti, oubliant que l'offensive, base de la méthode napoléonienne (Voir p. 306), convient seule au tempérament national. L'infanterie, munie du chassepot, dont la portée et la vitesse de tir étaient supérieures à celles du fusil Dreysse, aurait pu être un outil de premier ordre dans les mains de chefs moins résolument inertes.
L'abus de la défensive poussé trop souvent jusqu'à la passivité fut donc la principale cause de nos revers, mais il en est d'autres que nous ne pouvons que rappeler brièvement. La cavalerie n'avait pas renouvelé sa tactique. L'artillerie, habile manœuvrière, mais inférieure par le nombre et par le matériel (le canon français n'avait ni la portée ni la rapidité de tir du canon Krupp) et insuffisamment ravitaillée, ne sut ni deviner l'efficacité des batteries en masse, ni se défier des positions « masquées », qui ménagent la vie des hommes mais ne permettent pas toujours une action assez déterminante. Le génie n'avait pas mis les places à l'abri du bombardement et de l'incendie en les entourant de forts avancés : ceux de Metz étaient à peine commencés lors de la déclaration de guerre. Le service de la mobilisation et des chemins de fer n'avait pas été organisé, ni celui des approvisionnements, comme si le système de vivre sur les convois, qui s'imposait en Afrique, pouvait être pratiqué dans une guerre européenne.
Vainqueurs des armées impériales parce qu'elles étaient moins nombreuses, mal organisées et commandées par des chefs sans initiative, les Allemands le fuient des armées de la Défense nationale, quoique numériquement inférieurs, parce que les troupes levées au prix d'un admirable effort par la Délégation de Tours n'eurent pas à leur tète un homme de guerre capable, après avoir conçu un plan d'ensemble, d'en assurer la réalisation, en faisant converger vers un même buttant d'activité méritoire. Les succès des Chanzy et des Faidherbe fuient donc sans lendemain, et leur action fut encore affaiblie par la préoccupation dominante de délivrer Paris.
Dans ces conditions, la France ne pouvait sans alliés continuer une lutte manifestement inégale. Or, l'Autriche n'osait pas intervenir. L'Angleterre ne le voulait pas. La Bussie avait dénoncé la clause du traité de Paris qui limitait ses armements dans la mer Noire neutralisée, recueillant le prix du service rendu à la Prusse par son abstention, et le gouvernement français se fit représenter trop tardivement à la conférence de Londres, où notre cause eût peut-être été plaidée utilement devant les délégués de l'Europe.
(1) La veille de la bataille de Frœschwiller, une patrouille de lurcos rapporta au quartier général une carte qu'avait laissé tomber un officier allemand : « aucun des olficiers présents n'avait encore vu une carte d'élal-major. » (Général Bonnal.) Et l'on a raconté que le maréchal Le Bœuf avait répondu à un dépulé, en mettant la main sur la garde de son épée : « La meilleure carte d'un officier français, la voici. »
LE SECOND EMPIRE ET LA GUERRE FRANCO-ALLEMANDE
Les Italiens avaient profité de la chute de Napoléon pour entrer à Rome et faire de la ville des papes la capitale de l'Italie unifiée (18 septembre 1870 .
Pendant que l'Europe assistait à notre humiliation, la Prusse achevait à son profit l'unité allemande et choisissait le palais de Louis XIY pour être le théâtre de ce mémorable événement : le 18 janvier, jour anniversaire du couronnement de Frédéric Ier, le roi Guillaume l'ut proclamé empereur allemand, dans la Galerie des Glaces. Les États du Sud (Bavière, Wurtemberg, Hesse) avaient peu de goût pour l'hégémonie des Hohenzollern; mais le chancelier vint ù bout de leur résistance, peut-être en les menaçant de divulguer les secrets de leur diplomatie en ce qui concerne la Frame et l'Autriche (1). Le résultat final de la politique impériale des nationalités, c'était la formation sur nos frontières de deux grands Etats centralisés. La prédiction de Thiers (voir p. 416) se réalisait : l'unité allemande sortait de l'unité italienne et le temps était proche où la Triple-Alliance régnerait sur l'Europe.
Les destinées de la Prusse se trouvaient accomplies grâce aux desseins, généreux peut-être, mais à coup sûr chimériques, de Napoléon III, grâce en dernier lieu à la bienveillante neutralité de la Russie. L'Autriche n'existait plus comme puissance germanique; l'Angleterre avait subi une déconvenue sur le terrain du traité de Pans; la France était affaiblie et mutilée. Mais les puissances qui nous avaient abandonnés allaient souffrir de la même servitude : l'axe du monde diplomatique passerait désormais par Berlin jusqu'au jour où la Russie, plus consciente des intérêts généraux et des siens propres, rétablirait, alliée à la France, l'équilibre européen.
BIBLIOGRAPHIE
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(1) En octobre 1870, des chasseurs mecklembourgeois prirent et envoyèrent à Bismarck les papiers diplomatiques réunis par Rouher au château de Cerçay, près Brunoy. On suppose que ces papiers, qui sont aujourd'hui à Berlin, contiennent noire correspondance diplomatique avec les cours de l'Allemagne du Sud, de 1865 à 1870, et Bismarck s'en serait servi contre les princes récalcitrants. Voir: J. Reinach, Un Chantage historique, dans le Temps [supplément du 5 décembre 1909.)
D'après les historiens officiels delà maison de Prusse, Louis II, roi de Bavière, aurait offert d'enthousiasme au roi de Prusse la couronne impériale. La vérité est qu'il obéit à une suggestion comminatoire de Bismarck : il se résigna après avoir rein des princes confédérés un ultimatum lui déclarant que le roi de Saxe interviendrait à son défaut. Il avait espéré que la couronne impérial- alternerait entre la maison de Hohenzollern et la maison Wittelsbach.
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