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TABLEAU GÉNÉALOGIQUE DE LA MAISON DE BOURBON

La maison de Bourbon, qui parvint au li'ône dans la personne de Henri IV, lire son origine de Robert, comte de Clermont, sire de Bourbon, sixième [ils de saint Louis, mort en 1317, et qui eut pour fils Louis, premier due de Bourbon, comte de la Marcbe, mort en 1341.

Louis, premier due de Bourbon, mort en 1341.

Pierre, deuxième duc de Bourbon,

mort en 1356.

Louis, troisième duc de Bourbon,

mort en 1410.

Jean, quatrième duc de Bourbon,

mort en 1434.

(Bourbons-La Marche).

Jacques de Bourbon, mort en 1361.

Jean Ier, mort en 1393.

Jacques II, roi de Naples, mort en 1438.

Charles,

cinquième duc de Bourbon, mort en 1456.

Jean II, sixième duc de Bourbon, mort en 143S.

Charles II, septième due

de Bourbon, mort en 1488.

Pierre II,

buitième duc de Bourbon,

mort en 1503.

Suzanne,

fait passer en 1503 les biens

de la maison de Bourbon

dans la maison

de Montpensier par son

mariage avec le connétable.

(Bourbons-Montpensier).

Louis, comte de Montpensier,

dauphin d'Auvergne,

mort en i486.

Gilbert, mort en 1496.

Charles,

comte de Montpensier,

duc de Bourbon

à la mort de Pierre II

par son mariage avec Suzanne;

connétable de France;

mort en 1527.

(Bourbons-Vendôme).

Louis de Bourbon, comte de Vendôme.

Jean II, mort en 1478.

François, mort en 1495.

Charles, premier duc de Vendôme,

mort en 1536, frère d'Antoinette

de Bourbon, mère des Guise.

Antoine, deuxième duc de Vendôme,

roi de Navarre par sou mariage

avec Jeanne d'Albret, mort en 1562.

Henri IV,

roi de Navarre (1572),

puis roi de France (1589) [1].

Jusque-là, le mouvement calviniste a conservé un caractère presque exclusivement religieux et principalement populaire. Désormais, et par suite de l'intervention des princes et des hommes d'épée, la lutte devient politique et va aboutir à un conflit armé.

Les prétentions des maisons aristocratiques des Bourbons et des Guise vont mettre eu échec le pouvoir royal affaibli. En usant de leur autorité de la façon la plus inconsidérée, la plus dure et la plus hautaine, les Guise avaient irrité beaucoup de gens par leurs

tracasseries autant qu'exaspéré les protestants par leurs rigueurs. L'occasion s'offre aux gentilshommes de reconquérir leur indépendance, aux villes de recouvrer leurs franchises :

la petite noblesse et la bourgeoisie, surtout dans le Midi, formèrent un parti de <> malcontents », qui vint grossir l'opposition calviniste et lui imprimer un caractère nou-

Antoine de Bourbon en 1547, par François Cl ou et.

Jeanne d'Albret vers 1548, par François Cl ou et.

Louis l^de Bourbon, prince de Condé vers 1565 (École des Clouet).

Odet de Coligny en 1570, par François Cli i

Gaspard de Coligny en 1570, par François Clouet.

François de Coligny vers 1569, par François C L o u E T .

( 1 ) Chronologie des rois de Navarre du XIIIe au XVI0 siècle. — Henri Ier, roi de Navarre de 1270 à 1274, marie sa fille Jeanne l10 au roi de France Philippe le Bel (1286-131'i), ciui règne ainsi sur la Navarre à partir de son mariage jusqu'à la mort de Jeanne (1274-1304).

La couronne de Navarre passe alors à Louis X, lils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, roi de France de 1314 à 1316, roi de Navarre de 1304 à 1316. Jeanne de Navarre, lille de Louis X, épouse Philippe d'Kvreux, qui devient ainsi roi de Navarre; elle meurt en 1349. Ses successeurs sont :

Charles II le Mauvais (1349-1387);

— Charles III le Noble (1387-1425);

— Blanche (1425-1479), mariée à Jean d'Aragon ; — Éléonore ! 1 479) ;

— François-Phœbus, lils de Gaston de Foix (1479-1483); — Catherine de Foix, sœur du précédent (1483- 1517), mariée à Jean d'Albret. (Les l'ois de Navarre, dépouillés par Ferdinand le Catholique, ne régnent plus que sur la Basse-Navarre, ; — Henri d'Albret II (1517-1555), marié à Marguerite d'Alençon, sœur de François l01'; —Jeanne III il'Albret (1555-1572), mariée à Antoine de Bourbon; — Henri 111, roi de Navarre en 1572, roi de Franco sous le nom de Henri IV en 1589.

LA REFORME EN FRANCE ET LES GUERRES DE II F.LICION

nr.7

Supplice d'Anne Dubourg (Gravuro <lu xvi* siôcle).

veau. Pendant le procès du conseiller Dubourg, interrompu par la mort de Henri II, le président Minard, ennemi juré de l'accusé, fut tùé d'une pistolade dans In rue Vieille-du-Temple (12 déc. 1539) : cet assassinat, dont les calvinistes furent rendus responsables, détermina immédiatement la condamnation de Dubourg qui fut brûlé en place de Grève. Quant au conseiller Dufaur, compiùs dans la même poursuite, le Parlement commua sa peine en celle de l'exil.

Le « tumulte » d'Amboise (1560). — Dès 1560, les protestant et tous renx qui se voyaient tenus à l'écart des affaires organisèrent un complot connu sous le nom de Tumulte ou Conjuration d'Amboise. Goligny l'encouragea; le prince de Condé en fut le « capitaine muet •>; La Renaudie, le chef apparent. Godefroy de Barry, seigneur de La Renaudie, surnommé La Forest, appartenait à une ancienne famille du Périgord. Protégé des Guise, il avait connu Calvin à Genève et embrassé avec zèle la Réforme. De retour en France, il s'éloigna des Guise, qui avaient d'ailleurs fait pendre son beau-frère, Gaspard de lieu, et entra presque aussitôt dans une conspiration dont l'objet était de s'emparer des Guise et de les faire juger par les États généraux. Après être allé en Angleterre pour assurer aux protestants le concours d'Elisabeth, il parcourut activement les provinces, surtout celles de l'Ouest et du Nord. Le 1er février 1560, il réunit à Nantes up grand nombre de protestants de toutes les parties du royaume : il fut convenu que, le 10 mars, cinq cents gentilshommes s'assembleraient près de Blois pour s'emparer des Guise. La Renaudie fut trahi par un avocat protestant, Des Avenelles, chez qui il était descendu à Paris, et les Guise, avertis en outre par le cardinal de Granvelle, firent aussitôt conduire le roi François II au château d'Amboise, mieux fortifié que le château de Blois. La Renaudie modifia son plan, mais il fut encore trahi par le capitaine Lignières : quand les différents corps protestants arrivèrent au rendez-vous, ils furent cernés et faits prisonniers. La Renaudie, attaqué par les troupes de Pardaillan, se défendit avec vigueur, tua même son adversaire, mais fut blessé mortellement par un page; son corps, attaché au gibet, fut ensuite mis en morceaux 18 mars 1560). Les Guise se vengèrent avec cruauté des conjurés, qu'ils firent pendre au balcon de fer du château, noyer ou décapiter. Trempant ses mains dans le sang de ses compagnons, Villemongis, une des victimes, les éleva vers le ciel en s'écriant : « Seigneur! voici le sang de les enfants injustement versé. Tu le vengeras! » Et le père d'Agrippa d'Aubigné, passant devant le château d'Amboise, dit à l'enfant qui chevauchait à ses côtés : « Mon enfant, il ne faut pas que ta teste soit épargnée après la mienne pour venger ces chefs plein d'honneur; si tu t'y épargnes, tu auras ma malédiction ! »

Édit de Romorantin (mai 1560). — L'excès même de la répression, qui apparut comme une vengeance particulière desGuise, détermina la reine mère à suivre une politique moins rigoureuse à l'égard des réformés. Elle fit signer à son fils l'édit de Romorantin (mai 1560) et confier l'office de chan-

La grosse tour du château d'Amboise et la vallée de la Loire.

celier de France à Michel de L'IIospital. Les motifs de l'édit exposaient que, « Dieu par sa bonté ayant mis fin aux sectes ot diversités d'opinions qui ont esté anciennement en son Eglise, et réduit le tout à une bonne union », le régime d'exception institué par les deux derniers rois n'avait plus de raison d'être et qu'il convenait de « remettre les choses à l'ancienne forme et estât ». En conséquence, « avons par notre édict irrévocable délaissé, et délaissons l'entière cognoissance de tout crime d'hérésie aux prélats de notre royaume, comme naturels juges d'iceluy crime et ainsi qu'ils l'avoient anciennement >>. Les réunions armées, les prêches, l'affichage et la distribution de placards, de cartels ou de libelles étaient assimilés au crime de lèse-majesté.

Michel de L'Hospital. — L'édit de Romorantin ne fut pas dû à l'initiative de Michel de L'IIospital, comme on le prétend d'ordinaire, puisque les lettres de provision de l'office du chancelier de France en faveur de L'Hospital sont datées du dernier jour de juin 1500.

Fils d'un médecin du connétable de Bourbon, Michel de L'Hospital,

Exécution des conjurés d'Amboise (Recueil de Tortorel et Perrissin). A. I/i Renaudie. — C. Villemongis.

nr.s

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