‹ Histoire de France illustréeChapitre 81 sur 182 · V TES · texte numérisé non relu

V TES

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Carte de la guerre de la Succession de Bretagne.

prince fat fait prisonnier et enfermé à la Tour de Londres. Sa femme continua la lutte, et alors commença la guerre des Deux Jeanne.

Bataille de Crécy (1346). — La guerre entre ia France 0t p^ngleterre se ralluma l'année même où les Flamands massacrèrent Artevelde (voir p. 209, note 1). Philippe de Valois avait fait décapiter sans jugement Olivier (III) de Clisson et quatorze autres seigneurs bretons qu'il croyait favorables à l'Angleterre (1343). Geoffroy d'Harcourt, seigneur normand, qui craignait le même sort, se réfugia auprès d'Edouard III et lui proposa d'envahir la France par la Normandie.

Pendant qu'une armée anglaise débarquait en Bretagne et le comte de Derby Henry de Lancastre, cousin du roi d'Angleterre; à Bayonne, Edouard en personne passa la mer en 1346, inquiet de quelques succès remportés par les Français en Cuyenne. Accompagné de son fils, le prince Noir appelé ainsi à cause de la couleur de son armure] l), il fit une descente en Normandie, pilla Saint -Lô, s'empara de Caen 26 juillet 1346 et arriva aux portes d'' Paris, à Poissy. Philippe, à la tête d'une armée puissante, se mit à la poursuite des Anglais, les refoula à travers la Picardie et chercha à h-s acculer entre son année et la Somme. L'n traître ayant indiqué un en-

l L'héritier de la couronne d'Angleterre portait et porte encore le titre de prince de Galles.

La duchesse Jeanne de Bretagne (Recueil d'Arras).

droit guéable en aval d'Abbeville (gué de Blanquetaque), Edouard passa sur la rive droite, s'avança vers Crécy en Pbnthieu et lit occuper par ses troupes, à flanc de coteau, une position avantageuse choisie par ses maréchaux.

Le 26 août, Edouard III et le prince de Galles, après avoir entendu la messe et reçu la communion, prirent leurs dispositions de combat. Tous les hommes d'armes mirent pied à terre et furent rangés en trois corps ou « batailles » sous le commandement du prince de Galles, des comtes de Norlhampton et d'Arundel et du roi lui-même. L'armée anglaise avait trois bombardes, et, pour la première fois, on se servait de bouches à feu en Europe.

Philippe VI ne mit son armée en marche qu'après que le soleil fut levé. Vainement les chevaliers envoyés en éclaireurs dissuadèrent-ils Philippe d'engager le combat, car ses troupes étaient fatiguées. « Ceux qui éLoient premiers s'arrêtèrent, et les derniers point, mais chevauchoient toujours en avant. El. disoient qu'ils ne s'arrê teroient point jusques adonc qu'il aussi avant, que les premiers étoient. Et quand les premiers voyoient qu'ils li prochoient, ils chevauchoienl avant. » Ainsi, o par grant orgueil, chacun vouloil ser son compagnon »; ni le roi m -.

réchaux ne purent donc être maîtres de leurs gens, » car il y avoit si granl nombre île grands seigneurs que chacun par envie vouloit là montrer sa puissance. Si chevau-

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