‹ Histoire de FranceChapitre 1 sur 19 · VJ . INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VJ . INTRODUCTION

et de nos jours une foule de héros égale tous ceux de la Grèce et de Tltalie.

Saint Louis , Charles V, Louis XII , Henri IV semble^t avoir été vivifiés par rame des Antooins ; Louis XIV, comme Auguste, a donné justement son nom à son siècle : depuis , un nouvel Alexandre a brillé et a disparu ainsi que le Macédonien \ conquérant rapide, guerrier longtemps indomptable, aussi belliqueux que Trajan , il a porté notre gloire , nos armes et son nom en Afrique , en Germanie , en Italie , en Espagne , en Scy thie , au centre de FAsie, et^ comme lui, a perdu ses conquêtes pour avoir refusé de leur fixer des bornes •

Sully, THôpital el d'Aguesseau, célèbres par leurs vertus autant que par leur habileté, T immortel Bossuet, le touchant Fénélon, F illustre Montesquieu, le sublime Corneille, Finimitable Racine, ce Montaigne si original , ce Molière et ce naïf La Fontaine qui n'ont point eu de rivaux dans leur genre , Voltaire si éton-

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nantpar Funiversalitë dfi son génie, enfinun nombre prodigieux d'écrivains brillans, d'ingénieux moralistes, de poëtes harmonieux , de sa vans profonds et d'éloquens orateurs , ne nous laissent rien à envier pour les palmes de la chaire , du barreau 5 delà tribune, du théâtre, et pour toutes les couronnes qi^e décernent les muses.

Nos découvertes dans les sciences , nos son

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progrès dans les arts , le perfectionnement i«><»»«t'ie. de l'agriculture et de toutes les industries, le pinceau des David et des Gérard, le ciseau de Houdon, de Pigal et de leurs émules , la création de nos machines , la diversité de nos métiers , les prodiges de nos manufactures , la destruction de tout esclavage , la variété et la multiplicité des jouissances qui embellissent la vie des citoyens de tous les rangs, des laboureurs comme des citadins , nous feraient trouver aujourd'hui , si elles reparaissaient , Athènes sauvage et Rome barbare.

Soyons donc, fiers de notre siècle et de

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notre France, de cette France que l'Europe liguée a tant redoutée dans ses triomphes, qu elle respecte encore après ses défaites, et que ses efforts réunis ont ébranlée sans pouvoir r anéantir.

Sa briiianie Mais quc uotrc juste fierté ne jette point un œil de dédain sur notre antique origine ; n'imitons pas la plupart des historiens qui ne font remonter nos souvenirs que jusqu'à Clovis; montrons -nous moins injustes pour les auteurs de toutes nos races ; nous descendons tous des Gaulois , des Romains , des Germains et des Francs ; notre nom , notre langage , nos mœurs sont nés de leur mélange ; nos caractères, nos lois, nos coutumes', nos vices , nos vertus en conservent encore des traces indéleT>iles, * Une partie du droit ix)main nous régit jusqu à présent ; nos poésies doivent leur charme à T ancienne mythologie grecque et latine -, nos jurés nous rappellent Fantique égalité des Francs \ nos duels , leur belliqueuse indépendance.

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Nos croisés en Palestine , nos rois conquërans de l'Italie, notre invasion aventureuse en Egypte , la prise de Rome même réveillent le souvenir des Sigovèze, des Bellovèze et des Brennus.

Les fées gauloiises amusent encore notre enfance; nos pontifes, succédant autres fois en Gaule à la prééminence et à la puissance des druides, inspirent toujours aux peuples une juste vénération, même après la chute des abus d'une domination ambitieuse.

Les nobles, ducs , comtes et barons français ont hérité long -temps dans notre patrie de l'influence et du pouvoir qu'exerçaient eii Gaule les sénateurs , les grands, les chefs, entourés d'ambactes ou de dévoués et nombreux soldurii , ainsi que de l'autorité des antrustions et des leudes parmi les Francs : aujourd'hui même encore, réduits à là seule puissance des souvenirs , plusieurs se rappellent avec fierté et regrettent trop vivement ces temps chevaleresques oîi ils

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