‹ Histoire de FranceChapitre 11 sur 19 · S2 DEMIE^ TEMPS · texte numérisé non relu

S2 DEMIE^ TEMPS

éternels .à la sçiepce^de la^ierre^ que jusque^ là elle seu^ayairc^nnu^Maximin, Goth de iijLissancei parvenu aux hotineurs militaires par . sa force et par ça bravoure^ poignarda }8évère dans sa tente ^ et se (k ^jçpublamer empereur.

' Ge Scandinave féçoce parut d'abord servir de reifipart aux Gaul^ois; i^passaSIe^Rhin, écrasa tout ce qui s'opposait à^m^rche^et^ commejdn torrent , parcourut la Germanie ^n vainqueur. A^is, ce soldat sjiuvage i|e trahait en hpmmes qqe les soldai; le re%te du monde i^e lui semblai^ qujun vil troupeau destmé'it nojijrrir ses carÊlpst. Une'tioniiaisi^qM de droit que la force; la Gçbmanie ayait été^^prAnière vitlime, la Gaujie fut sasecomjé proie ; il la lî^ra au pillage et rinooda de.sangv La richesse des citésNet celle des c^am]^ O^r^t dofmées en butip aux soldats, «ilne tyfailiiiè si vititente ne pouVHit (^rec. Après la mort dçs deux Gordi^^' qui s'étaient révoltés en Afrique sans succéç^ Rogie^ retrou* vânt dans Fexcès^de.sesi maux un reste d'énergiç, ^i^t pour empereurs Balbé y Ma^me èt^le jeun^ "Gordieti.^ Maximin , accourant pour les coi^battre^vec plus de rapidité 'que de prudence^ vint assiéger Aquîlée^ vMle d'Italie. Mais, comme il avait n^ligé d'apurer les subsistan^es^es liom],)reuseBiégions qui«le suivaient, la famine engendra la révolte , et le tyran périt.

DÇS GAULOIS. • ^85

Le jeune Gt>rdkn restait seul maîtf e'du trône; il portasses armes daiis I55rient. Vertueux , mai»imprévoyant, et victime d'une trahison que sa vertu ne pouvait soupçonner, il fut assassiné par l'Arabe Philippe , auquel il avai^ confié le commandement de la garde « Cepêodsfn^ Rome n'eut pas long-te&ps à rougir du joug de cet eiûpereifr sorti dts déslfertft de^ l'Arabie.; il futMétrôné'par un général xbiiain digue du sceptre, par Décios. * ' ^ ^ . •• .

Pendant .tous lea trembles qtlî déclliraient l'empire, la défense de la Gaule n'était devenue pour les; empereurs qu'un objet se^^ondaire.' Les Forces romaines se 'portfi^nt toutçs dans^l'O* rient conÇre les^Perse^, et sur leDknubj^ con^ tre les Dacés , "qui deui^ fiois-avaient rendu RoQie tributaire. La gardecTu Rhin , autrefois confiée à huit légions, â'en avait pkis qué^trois^n* suffisantes {four la*^l&reté d'vfi^e lign'e si étendue. LesGaulo^is. aïmoUis étaient devenuf incapables de se' défendre èux^^némçs; le luxe et l'oisiveté de Rome s'étaient répandus dans leurs cités, et, seniUahlè à la Grèce conquise, cette Qaule , autrefois si belliqueuse, ne connaissait plus d'autre ofciïpâtion que J6 plaisir, et d'autre gloire què^celle des arts et des- lettres. . de«Tne-

I)lELns4le métoiç temps ^ la Germuqie offrait au des Franc*.

* Après J»*-C. 2^1 ans.

monde un spectacle tout côntsair^. Les anciens Suèves et pltisi:eurs notions Toiaines s*étaleni confédérées sous le nom d'ÂUemands. Une li^ gue encore plus formidable se composait des PructèreSy des Chamavês, dfes Sicambres^ des Frison;^ *deg Caifques^ des Teuctères, cfui mar* chaient réunis sous Iç nom de^Francs, nom qui poduvait leur amGgir podr la liberté. Ces deux ligues résistaient à la fdié aux Scandinaves^ aux Saxons^ aux-Qoths^aux Vandale»^ Mar<!;omanSy Quades^et Dacës , qui les pressaient au nord et à ro|:^ient, ainsi qu^ux^Rômains, dontelles^^n'a* vaie^t jamais voulu reconnaître la domination. Enhardies par la-14chetë^ou par l'incurie de cette foule d'empereursl' éphémères qui depuis . quelques années ensanglantaient et.déshono-* raient la capitale du monde ^ elles tournoient leurs Iregards avides sur la Gaule , isur "ses riches cités , sur ses chsmips ferâfes^ prt)ie doublement fentapte pour leurs deux passions favo^ rites y Tamour de la guerre et la haine contre les Roâiains. *

Échecs Ce fût SOUS le règne du jeune Goi^ien que pour la première fois Romff entendît prononcer le nom des Francs. XiUiistorien Vop^cup ^eùd compte d'une invasion qu'ils firent eh Gaule à cette époque; Ils livraient au pillage ks Contrées voisines de Mayence. Aurélién> depuis

ljj&3 GAULOIS. 285

empereur^ commandait îlôrs une légioa dans le§ Q^es; il marcha contre les Fran^ ^ tes combattit , Jeur tua. sept mille hommes* et en jprit tpois «ents* : ses soldats , appelée depuis dans l'Orient^ jcélébt*èrent cet eij^loit par d^s co}iplets militaires qu'ils chant£(,îent daoA leui" route , et dopt le refrain disait : ce Nous ayons »■ tué une fois mille Francs , une autre fois » aitilk Sarioiafesy et noù^$. allons chci^ctier à » présent mille ^ mille, ntille, «nille et «mille » Perses, j^

Le î^^e 4^Décius **fut trop couKt pour assurer l^ tràhquilli^ de la Gaule. La .Grèce attaquée attira^son àttQntioh et 8es*ft)rces contre tes Gothft; il les battit : inais ensuite, lâchement trahi^ar«tin de ses lieutenans, 41 fut .enveloppé et pjSrities armes à la main, digne de «on^nom et de sa patrie.

Le prince* qui lui succéda , ' Valér ren , était désigné «au sénat par Topinion publique comme citoyen vertueiïx et général expérimenté ; mais l'âge avait épuisé sa vigueur : ses choix furent sages, et sa condu^e faible; tous les généraux qu'il nomma cueillirent des lauriers dans la suite et parvinrent au trône *'*'. Son fils Gallien fut chargé par lui de la défense des. Gaules, et

* Après J.-C. aSo ans.

** Après /.-C. a54 ans.

r^mpereur plaça ^ jleuQe Vaillance sojiis la di*rétetioBL, d'uii Gaulois Domin^ Posthumf us^ ^é* néral habile ^ mais, ambitieux. »

Valérien conduisit ses légions ^^j Orient , se laissa trompgr par le roi ^ de Perse, qui l'enchainp, et le fit périr après lui avéjr fait subir uâe outrageante captivité.

Gallten, 4ont la bravoure avjait donné quelquesQBspérances ^ ne montra sur le trône qu^ime boiteuse indolence^ sous Je règne 4e cq» tyran voluptueux tous les ressorts de l'État se détendirent , et. trente usurpateurs* se partagèrent l'empire romain.

posthnmîns La Gaulo saus défense ^ allait devenir la

est nommé ^ * * * ^

empereur proic dcs Bai^b^cs^ Postbumius Ja |auva ea Gaaïois. g'emparant du sceptre. Le» Gauloiç le proclamèrent empereur. Les Francs avaient livré ces belles contrées au pillage , et leurs dévastations s'étaient étendues jusqu'en Espagne. Posthumius les battit ; résista ensuite au^néfforts j de Gallien , et illustra par de grands exploits un règne de sept ans.

L'empereur romafn , forcé de jcéder la Gaule à ce collègue belliqueux ^ répondit aux plaintes du sgnat avec la lâcheté qui le caractérisait : w La république sera-t-elle ruinée parce que »£ilous n'aurons plus d'étoffes de la fabrique

* Après' J.-C. a6o ans.

DE» GAUIX)I9. 287

» 4'Arra8? » La licence fut cHjns touç les temps pour, les Gaulois le plus §ran4^cuéil de leur liberté^ Posfhumius périt daiis une séditiori ^ : après sa mort une Gauloiée disposa du trône.

Ce siècle était l'époque des^femmes cé\èbres : Zétiobie gouVferpaij rOf ient ; Vîctorine domina dans rOôcident; elle ne régna pas, rti2^ elle donna trois.fois le trônfe. Soir mari Viêtorin, élevé par ses intrigues à»l'eriipire , se «nontra indigne de le conserver. A\ide de f'ichesises , il voulait livrer Mayence au pillage. Les Oau^ lois le tuèrent. VictoYin son fils lui succéda*, et, peu de temps apj* es, périt à Cologne sous le poignaVd d'un greffier dont il avait 'outragé la feoime. Les Gaulois enfermèrent les c^rps . de ces deux princes dans un* mftme tombeau , sur lequel on lisait cette courte et sévère inscription :

Ci-gisent les deux yiçtorin , tyrans.

Fendant ces troubles, les Allemands a^^aient sc»

■ , • • snccessears

frandhi le Rhin. Marins, simple armurier ^au- Marias et.

^J .f. . • ^ Tétricw.

îs, parvenu aux. grades miiitavres par sa va-

leur, battit les Germains et tua leur roi Crocus. Cet e^^ploi^ lui valut l'estime de Victorine, dont le suffrage créait les princes; elle le fit proclamer empereur: des («aules.

■•' Après J.-C. ^67 ans.

Ce moi^arque pkrvenu , plus fait pour combattre que pour régîier, révolta pair sa dureté une nation que son élévation humiliait. Ses troupes se soulevèrent, et un aoldat, en le frappant de son glaive , lui dit : a Reconnais cette » épôe' qui te tue^ elle fut l'oUvrage de tes » maln6« »

Viclorine , toujours puissante quoique malheureuse dans ses choix , fit donner la couronner à Tun de sesfparens^ Tétricus, sénateur romain qui gouvernait alors l'Aquitaine» Té^ Iricus porta dignement Fe sceptre pendant six années. Sous son règne , Victorine conserva le titre d'ÂUgusta; elle battait monnaie dans la . ville de Trêves , et Jusqu'à sa mort elle fut l'oracle et la conciliatrice des Gaulois.

Ge peuple turbulent*, qui ne pouvait souffrir, comme le dit César, ni une sage liberté, «ni une pesante servitude , voulut dans ce temps s'affranchir du joug sous lequel il était opprimé par l'orgueil des patriciens, par la dureté du fisc, par l'indiscipline des légions. De tous côtés les paysans se révoltèrent, et sous le nom de Bagaudes inondèrent la Gaule de sang. L'atrocité de leur vengeance fut proportionnêfe à la longueur de leur oppression; après six mois de siège, ils s'emparèrent d'Autun, et livrèrent

* Après J.-C. 269 ans.

au 'i^Uagfe' cette vilïe., regardé^ aloi^^oAime l'as^e iJes -scièncés^f des art^.' ' -'ÇepeùHantKeme, qu'on avaitcrue si pris de sa chtite> serelevE^it et sortait brillante de ses rûln^. Claude' n^-'d^ns un r^ne d& p^u de duréfe, venai'rde lui rendre sa gloir« et sa liberté. ' Les'^tbsy "battus pair lui^ •avaient laissé .trois d^t^iiiUle'c'at(.a.vres slir- le -théâtre de leur défaite..* . ' -

-AtMrélîéA, non-aroias belliqueux et plus favorisé encolrêpar la fortune-, redonna aux Romains un iSécond ^rajaB* Tons liés usurpateurs tomfcèrentsgûa 8e5~coùp8j il Vainquit le» ï'erses» . déti^siC PaUÀyre-.'eilchaina^énôbie, pacifla l'AFriquej.défitrà leÇansBe, ïrflirapchit l'IUyrie,- et i^sepiblaenftîi' sous son Sbeptfe puissant'îous le».lïtâmbre^ épèâ^s-de l'empire'.

a^O DEANJERS TEMPS

força vainement de faire aêcepter à ses peu-' pies ^on a})dicatien/et. la.paix.* Les Gaulois voulurent le contraindre à conlbatt^e et à fégner . Il échapp§, au trône par la . fuite , et s'e réfugia' dans le camp d'Aurëlien. Le^GàuJois', privés de chefs, n*en perdstèreht pas moins à défendre le^r indépendance j ils KVrèf ent hdh taille avec désordre , jnajs avec {\\tie , et ten-dirent chèrement leur liberté. Cette bataille sanglante, dans laquelle périr enX lea derniers émules de Brennus et de Verçingétorix^ renut sous le joug de Rome k Gaule et VËspagne.

Les Romains y dans ce siècl^ de corruption , se montrèrenfencôrfe mojns digneà que les Gaulois d'être gouvernés .pa» de Ijons grinces. Aurélien mourut victime dVife conspiration tramée au. milieu de sçs camps pif- il avait ramené la victoire; 11 venait de rebâtir dan« \eé Gaul^ la ville dç Genabijm^.jgui.pritlè lioîn d'Aùre^ lianum , depyiis Orléans ;*et ]>ijon fut fondé par

lui, •';

Le sénat, profitant de la» consternation qui suivit le crime des légions, se ^ressaisit- un ihoment du droit de donner un chef â*rempii*e;. et^itemplaçant la gloire par la vertu, il proclama Tacite empereur. Ce j^rince', étranger a son siè^ cle, et qui ressemblait à un antique Romain sortant du tombeaupôur étQuner le'mohde, en

DE^ QADLOIS. 391

puPiobni.

les drh^agnés et 'pill&i6nt ''t6.utes les. cités } P^ob^8,- résolu* <ié se Ven^r dé ees-qulrages, traverèe les Afpes ^Ixtéi'^d^spslëgrôtapfentre dans la Gaftle-, \tefait letr Barbares ^'(rois ba^ tailles^ l'ep^'eâd sur bux ]ï& rillès conquises f poursuit saQs roRiche les'yalncu^^'t& rejetite au-delà db l'Elbe, s^9ca£|e let^'pay) et*n|y|tue qyartre cent içijle'hommes.*. • .' - "- ■ Four encbhr^g!er l'avid^é au . carhâge, il

. pÊiyâît'Htiepi^e d'o'f à'ses solt^ts pour'<!haque tête de Germajnyju'flà^-Iui apport£Ré'nt.,Get ^us crçèl de la victoire prq^uisif VetFet ordinaire de rinjùsftce trioifipmUite ;.iirépançli( dans la Germadl^ Vue terreur momentanée ; imals il y

' jeta e'n même temps lès sen(ence> de'cetlp haine

• Apris J,-C. 3JÎ ans. '

DEANIEBS. ^MPS

» à nfhjsTj'lalJîmïe êstlàbôvrée'par des bœufs » ^ermàins;.le»r« M*8-i«ippii%seiif nos grim- » g^j leurs troupeaux nffue nouirisàétit,- leurs » ha^-rt Bou^ renjontfînt : le^-^ie«îç ont conftr^ » D^d^otre-clioijc'; là.* Gavl* ,^*^ ^éKfrée , la » Gerina.iiiê subjuguée; nem i-ws^aont. Y«»U8 w se «rpSteriler à ipes pieds^o;! plutôt aux yô- » tres'j- tordçDHçz donc d^ acti^fh5-<le-.â*îiQ|fe». » aVix (lipui.*» '. ■ -•".'■••''''.

l'empereur 'tramait, à sa ïu^te une foule în- DombraBle' de capitifs ; *it éti traiis^laWt^' unfe partie* jdâns la GranrdèJîretagçe. Y^n'tteHiâpi^ près de-Gaihbrfdge appelle encore pai'son nom ' celuîaeaValidalesljûi formèrelît'cette célonié.

DCS pAULOIS. 395*

Ds tous les BJirb&i-es, }oê francs étaientïilors 11^ le3'*pjû» helJMJi^eux J. Probû^^ aéSespérantdtî lés soMmeftfe, traiïsporfe, dans l'OrJent-, près du Pojat4)u7flD, linetrlbu de ce peupl^^er- - Tier,,ll croyait racc6uMmec2Îli jo.Og- et cl^an- ^r ses mœurs en l'éloignant ûmii de ses foyers. Sp^ espoir fut trompée t qxri -p'réféï^jiôpt 4à jnort -■volttt, îjempare^e q-uelqi Je Bosphore Ue"TJiraoe , lè^ipnt, ravage ]e&pôt«s jScViSe, ^rô^V® <» éc\ fj;ajicfiît te détroit de Çi et la Ga\iK!,j||^ptre dans »jl^ du,'Rhin,.et revie toyens^àJi Vengeance ps hwoï^ijp, *. . ' ■ , ■. -• .. *•"

, Le Ve^o^ rendti aux GaulQis.n'é J^gUaiA^èîqt ilans feûrs âmes le^ lïgreli de *lAir tnd^pen- ' daDce'**;.il8^bchiinéi'fint àW^^ologne n'a einp&reur nottimé Pcodilus-: toûte^la GSiile le. reconnut. aVee précipitation et'le'dôfeadît^âyRÇ faib^.e8sA Battu' pa/'^Probu^, il se réfugja f hêe' îe^ FKiBqp'j-don], il- jçpéfljndait tSrer son oj-lgiïit-j mitis ceux«-ci le Kyrèttnt au vainqueur. ■ Un «utre-^ulois nbaimé Saturnin commàn*

* Après J.-G. a;; ans.

•• Aj*és J.-C. aSo ans.

aQ4 DSaHIEBâ TBHFS

dait^luiieurs légion» en î^fpte'^i Ces légions

voulurent mal^Bë liii le reyêtk dBjapqùrpfre;

.vainement il prit'la fuite,- on t'atteignit el on

le caxH-oima. Probu» qVii VeStimalt Irfcombat-

tit,-le défit; a^ifia ^'am^ti'é à Vjwlit^q»»,'

ordQnna son 8uppH.ce et. pleura sa mort. • .*

la liberté de i%plakttr

lé Deqiyi^^ . av ttkt ,fait

li&sai^)lu8 à cett^j^o-.

ndent'Kbre', ni celles

is péf it Sansnifie çâdi;

ftèi-pnt ie" sèftptre à tu^

rbonné, fuï pr^clacié

vertu f Jjfait dlijà élevé

ku«ons\iki^ iJn poëte du te|i)p8 dit.de Kil :

(T. £â prlacë Sânble avoir étiïchoiei p^rjes diewx

» pfeur qu&l^ Boids d^'l'empire'pût (on^r ^s

■ j> açcftwasé-Jifir se» Jiras vigoiifieux, ^t'siAs que

» le tatmtlê feâsentjt la (uoindre éiDOti&ft de c'e

'» grand changement. »', ■ ' ' , *

Canis ûe *égna pas ajsçz "pqur' remplir l'e»- ' ' poil* que scm élection avaitdonnèl'Sôn.'fils Nnmérien lui succéda, porta gea ti^-ines dap^ ¥0rient,'et y fut assasOTné.paf 4j&^' IVoçtéti^, chef de''8a ^de^'tu9.<le «neuftrïer, rponta au trône ^ et en deioeura-Seul p038*»9^up-pa^ la

* Après J.-C.3t|o au.

" Apr^ J.-C. 281 OBB. •

.DES GAULOIS! Ûq5

mojçt de *'Carinus , ^second fijs de Ca^s , qui defts>9a jeunesse avait déjà effrayé Rome , en y monlra^t les vices ^J'unr vieux tyran ; ses prop'res*.«old9.t8 l'assassinèrent.

Sous fe*régnf de 'Dioçlétien , le gouvememéî^ f*oiijain ^prouVa l'un de ces changetaiens reHfsnrqu^hlës qUi *font époque dans les empires* f^our* réiistèr aux 'peuples du Nord qui tnenaçaient le.KlHh'«et le^Danube, à ceux d'A-

* ftique qui se révoftaient sans cesse, aux Perses dont* les armes 'ènvahifeaiçnt l'Orrejit, et dans le dessein suptolyt-de prévenir les usurpations fre^H^nrtès^^une foule dp généraux que les lé*giens indiscipiiijéesVévêtiient'à leur gré de la po'urBrè , çfe priixce tpartagëa l'empire d'abord avécyiti collègue jiomnxé Makimien Hercule et puis âyeô deux Césars, Coristasicte Chlore et Galère .*P|gr ce moyeu chaque partie des États roi)>ains eut un défenseur / et chaque armée un

• surv^iUarit. * -

Ma^inien Hepcuîe, justifiant son surnom, défit les Francs' ôipomplètenïent qu'un de leurs Bois vint dans son camp lui démandertla paix. Il permit à quelques-unes de leurs tribus d'ot- ' cuper et de* cultiver; comme 'tenanciers , les teri^s*«des Nei^vîfens et des Trévirois , que de fréc^entès guerres avaient changées en déserts.

Après avoir* ainsi* mis les Gaules à l'abri des Bagandes.

296 DMUmVH^ TEIPQ

invasions étrapgèFes , il les délivra flerja Ciiçeur des Bagau4es. Genx-ci >^ ayant étendu^lefirs ravages dû Rhin jusqu'à FOcéan et de^ .côtes de la Méditerranée jusqu'à Ja Seine ^^ s^éi^çint emparés de plusieurs^ forteresses : tç^ 4^i^î* à^ Tuner d'elles se voyaïejîit encoj^ ,Jphi8iiUES|,iti^ clés après, dahs-l'-abbaye ^e Sajpt-M%nr^poès,de Vincennes, qu'on appela long-tepips le clilLtç^tL* des Bagaudes. Enhardis par^^ succès, de lëivsr armes , ils avaient. pi:oclamé .empereurs deux de leurs ohefè; .£tiai\us^t^'ma«Ldu^JVfaKlfiiien les ^fit, les poursuivit, le^-eç^dya au supplice, et termina ainsi cette $2cn^^Bte fiiçli^lion qui avait duré. â£Îze amnées., ' . ^

Ce gueriiei*, jioû moii^s laroucbe que l^ Barbares dont il avait trioiîipbé , * combatteit en héros et' geujrernait en -Xyran. ^Hpureusement pour laiîistule, elle ile resta quèrpeu de temps saus le joug de ce princpv féroce^ Goivstance Chlore, nommé. César, eut eu paptagé cette fertile contrée , aiiisî#|ue FEspagn^ et la Brétagpe. La" jujstice et Ik liBérté y rentrèifçnt avjçc lui^ et ce noùvesbu César spùmit là (jraule par.ses vèi^us, oomme'le preiûier qui porta ce , uom l'avait concise* par ses arines-..

Depuis près d,e deux 8ièGle3 le;christiairi€pie, croissant au milieu des persécutions ,* et forti-

* Après J.-C. a85 ans. . .

DBS GLVtOÏ^. 397

fî^ ^r ï^sang flès ÎQfiar^yîs , avait presque partolit «chassé ie's f^si 4ieux de leurs, temples , .et Vai]icu^jilS€|1ie|d&mstés forêts gauloises le culte sai^va^ de^ druîdÊs. * '' * .

'il^odlétiep l fropipé V)u;domiilé par Galère et piaf le^ pqi^tifë^ de ,^i&0tàtrie y inenda Fempire du saiig dés chp^etis ^ eyt' le couvrit des, débris oe- leurs autels* '^ -*

.<ilS=Eer^o«ibd fut lagm.de uehed,«,n rèi^é. Sx)n,abdicati$ui^ qtii la. suivit de près^ lui fit petrotjjrer dans Jà retraite la gloure (m!il ^yaitTljerduesiv^le.tivàijé. ' r

^\S vSrtum;ic£!ûni$laAte fut le seulMui liiexé- Cs^ l^^nt '^es Qi:(fa*^;^au^faidi|:^es , et* |^r sa to^raneô''la*^UAiftle VitSn paix fÉvangjltf s'étei^An ejMtnuHTpli^r.si^ flicîaes. -

«Xii. génie bellt<tueu» oe JMaxinrien avait é- victoire de fcnpué, C5ptt;e nîn rebefi^qui s'ëtelt f ;âdt proplajùkf îftBipçïélii;! dans* *lCij!etagne ; Constance ,

cette îlç, et détrôna usiirpatejar. . Au$3i re-

Constancei sur les Allemands.

^(»uFS|]^v^*Jiu^d^^ da Véser^ maîà «es tribus betU^ùétises^ ^mblafiles à ^lydrede la fable*, mô!iiti^aient sans eea3e de jiopvieUe^ têtes* menal-^, çànt^s prêtée à Veïigér cell^'qi»'on''^nait -aabattre. Les Allemands francKirent encore le

3g6 DERNIERS TEItPS .

Rhin; ils surprirent I'eniperig,ur.près-,de Làiigres. Entouré d'ennemis,' ce prtncfe- ne dut la vie qu'à son courage; il 8e*iît |)oty*^Tec son épée au milieu de la fb'ule dés BaqJ^res, regagna terf portes (feia vilîe,^ ety>J^8 "trou-vftftrt fermées, Se ,6t Hîseer p^ iin'e corde ^e les habitans..dé Ijangres Iw' je^rëiit||du 'haut dei remparts : son intrépidité révèillti celle des légion^ romaines et ^uIoi»e8; ^Hêâ. se rallièrent, et Constance à leur tétetricpipha des AllemaB'cEs et' en tua soixante millti. ",'*•- * '

DélivFéjdé cette guerre*/il ne sjôccup^ pluS qu'à-faire fleurir dam I^ Gaul«f la*jugticè , les arts et les lettrés. Par sesrfojns^'les éctolès c^ lèbt"ès ■■d'Anton se relçvôrént^'" un professer renommé , quence un

AVant 4C gnaît que 1 nérât en fi pfirurent s Const^Epe, pliquer sa < étonnemeh rè^t^ un 4es pai^ i « "Vous pourr»;*, dit-ir.alors^appréndneàDio

• Açré» J.-C. S!)3 an».

» elétipn(|^ue je àe manque poitit d'argent lors- »"'<[ji,'il m'est néoQ33aire > et que j'aime mieux >» i{i^f^. mes richésseè en. garde à mes sujets »» qii'ayx a^en^ du fisc. L'affection des peuples » èaft.iju tréser inépuisaJblë pour les princes. »

Galère y tyran des SLomains ^ haïssait Çonststncel M était jaloux d'^ne gloire dont ses vic^ le rondaîent indigne^ et n'enViait pas moins ufee . pujissaApe foi)déi^ sur la vertu. Le jeûne Gonsls^iin^ fils de Gonsta£ce^ retenu en otage par; Galère ^léchappa ^u péril qui le menaçait^ et' vint rctFcmyer son père ; m^is U jouit peu de temps dé sa teixi^esse et de ses sages leçons. Constance mourut ^n Bretagne ^ et laissa à son fils un trôjie/qufe ce prince illustra deptûs paf sa glbir^, èrt* qu'il' souflla par se$ rigu.eurs. Héritier de lapluj^rt dès qualités dé son père et d'un plus vaste génie ; il eut été le plus grand 4es monarques, si FiAtolérançé et lacruautë^n'avaieni p^^ taclié quelques page^^ de ^ vie glorieuse.

LesTrancs ne pouvaient renoncer à l'eapoirLes Francs de conquérir les Gaules '^^^U semblaient près- Constantin. âentirleurs fiitâres d^stîdées^ leurs défaites ne faisajent que le^ -eibitec a la vengeance ; ils regardaigit la paix coitame une trêve «t^ repos comme une servitude» Leurl handçs guerrièi'es vinrent bientôt essayer leurs armes contre ceîles

* Aptes J.-C. 3o5 ans.

5oO DERI9IERS TEMPS

du successeur ^e Cons^ailcç. Le jeunç «Ç^f court au devi^ict d^evx., • leur * livre * bat^iHé , remporte sur eu» lyie vîctdiré cQmplètç^^ré- Tude ainsi à la gloire de sfon rè^ne',. et^déslionore son triomphe par ifti Ijarbare aHu^/dç la victpire. - « . * • ' ^ •

Deux rois des Francs, Ascâric et RiMâgaisp^ ^tàietit tombés darûs les fçrs de Constantin i il donna leur moH .en spô^ts^cle avx, RpmaiflTs. Ces princes et les àmres^ captifs furent' ^posés aux bêtes dtHis les arènea de TrèvQS. Eumêpe, en faisant au mitieu du sénat dé ^ôme .le panégyrique de cet acte féroce, imm'gxtalisa'ça honte et celle de'Con^taiiïin. . / . i ^

Ce supf)lice d'une foule de grisbnnieçs n'as?souvit point tp courroux du Vairfqûeui?;; ilirrfnçhit le Rhin et livra Aiix flammes -lé pays des Bructères. Si les .Germains fiïrent victimes de ia violence de Constant!^,, les Giuk>is n'approuvèrent qiiS sa justice : 11 le» défendit *én Barbare et les gouverna cij père. ^

Lex reste de rempwi ^ livré aux caprices sanguinaires'de. Galère^ 3|^ L>cîniils$ de Majcimien et djB Maxence son fils^. croyait voir rojfkître lé siè^ des Cali^la<et des Néron/ La Gaule seule reslïL paisible et heureuse f* tous ce6 ty-

Taras /divisés se déti'uisirept À[yttiueHenient *.

* Après J.-C. âip ans. . '

DES GAULOIS. Sôl

Maxinjieti^ Hercule , chassé,. de Rome par son. fils Mai-^encB, chevehà un asile près de Constantin qui ^vait .ëppAisé s^, -fille; l'âge épuisait les forces de ce YieiHaî*d, sans éteindre son ambi*tion ( il ôonspii*a deux fois contre sITn gendre. Const^t^i^ pardonna* fé premier complot , échapptfau second que saYemme lui découvrit, tran/^' le^ jours de son cruel beau -père, et r^upit toutes ses forces Contre Maxence, qui s'arfiiait plutôt pour détfuire un rival que pour venger son (>ère.

Ayant qme sipn.krmée fût réunie, Constantin se viten'c<M*e obligé de combattre avec un corps pçn 'nombreux toute la ligue des Francs qui de nouviGyau envahissaient la Gaule, 'Ce tta fois il 4ut autant ses succès à sa ruse qu'à soa întrépidîté/Clbmin'rf il avait 'appris la langue des Barbares,- il osa, revêtu de Vhabît^t de l'armure d'un.FrdUc, pénétrer seul dans leur camp, en examinija la position, en reconnut les points mal gardés, rejoignit sa troupe, trompa les Barbares par une feinte retraite, tomba sur eux pendant la nuit> s'empara de leur camp et les . tailla en pièces.

Avant de quitter la Gaule , l'empereur laissa aux Gaulois de nobles souvenirs de sa muniQç cence ; il embellit leurs cités ; Trêves lui dut un cirque ::et un palais magnifiques ; il remit

aux Éduens cinq ans de tributs qu'ils* Jlui de^

' yaient : le sénat et les nobleiB de cette cité se

jetèrent à ses pieds- pour luF exprimer leur

reconnaissance ; tant la Gau|e ét^it changée !

Un peuple^ qui se prosterne, même, devant un

bienfaiteur, ne pourra phis se- r.elevçr. contre

un tyran. * \^ > ,

La croix Autûn voulut alors prendre un flps noqv^ de

ar **j^^ .• pw £^^g^^^^^ j^ ^ ^^ s'appeler Fl(wia; mais le tepips

lui a conservé celui ^ Augustxmunant ^ i\(^^^ tenait d'Auguste.

Les rivaux de Constantin ^soutenaient avec une moitié de l'empire le culte des faux «dieux^ ce prince réunit *à son parti l'autre moitié '4u monde roiùain , en .embrassant la cau^e de l'Evangile, Comme il marchalit à la t^te de? Bretons , des Espagnols, et des Gaulois/ il Vit, dit-on, apparaître dans les/cieùxle sigjie.paystérieux de là rédemption, le dgnna pour enseigne à ses légions sous le nom de làbarum , arbora la croix par conviction ou par polili<|ue, fraiichit les Alpes , battit IV^ixence , le tua et rentra. en triomphe dans Rome avec les Gaulois,

Depuis il vainquit Licinius qqi lui disputait eùcore le trône , et, ne pouvant résider avec sécurité dans cette Rome où le gênaient les monumens de la. Ijberté et les temples du culte

D£a GAiii^ôis*. 5q5

fénmt le ^iégô Aê T'etttj&re à Byzance.

Une révolutictfi €<yioplè^ se fit alors dans rad][ni{iistràtion et^dans* les çiœijrs. Jusque-là , malgré la tyrAauîe d'ua grand nômbse d'empereurs , tes formes ai\tîques subsistaient encore, et le gouVer^iement était toujours la chose publique ; sous Constantin , il devint chose privée. Le changement de res publica en res prwata^ïmàxcp.^ la grande limite qui sépare l'histoire ancienne de l'histoire moderne.

De^ce m^nfent les princes furent tout , et le peuple rien; la cour remplaça la nation; l'o- I^éissance passive devint sous le nom d^ fidélité la première vertu ; Fempire , au lieu de grands citoyens , eût de grands dignitaires j les patrices , les* grands domestiques, les préfets du prétoire , les maîtres de la cavalerie et de l'infanterie fireijt oublier les consuls; la tribune resta muette ; la chaire seule résista au trône ; la jejiness^ déserta lesi camps et peupla les mo-

nastères; le lui^e laissa* les cités et les frontières sans défense ,. les champs sans culture ; on préféra les fonctions domestiques aux emplois publics; enfin on regarda le service de la patrie comme un fardeau, et celui du prince comme un honneur, v

Tant que Constantin vécut , la force et la

3o4 DERÎ^iËRS .fluè^fS

gloire cac!ière*t «ts <^Bi|li|i^ès ^/ «JiBa lauriêwr; m%iis^ peu de*tem{)s*qpVè8"ièa j^ipïtfJ^^ par une rapîdç^ (tec^jKleiïcèy pppjivar la^S^^iulà^ tion dans laqueÛe cetfc/ t^Wl^'oti^ks^ avait prtcipfté \^h Romàijii. '• ;\ / ••

DBS GAULOU. 5o5

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