I. ao
3o6 DERNIERS TEMPS
nies de sa'belle-mère et de la funeste crédulité de son père.
Les enfans de Constantin se partagèrent son immense héritage. Constant^ l'un d'eux ^ ^près avoir vaincu Constantin le jeune, son frère, devint maître de tout l'Occident. Mais un usurpateur né Gaulois * , Magnence , souleva les troupes y se fit proclamer-empereur à Autun , poursuivit son rival près des Pyrénées, le fit périr, et fut reconnu par l'Italie , l'Afrique , l'Espagne et la Gaule. Il s'associa son frère Décence, et, à la tête d'u|ie immense armée de Gaulois , de Francs et de Saxons , il marcjia contre Constance ,. empereur d'Orient, et le seul des eûfans de Constantin qui eût encore conservé la vie et le trône. Julien, en parlant de la marche de Magnence , dit « que la Gaule » tout entière semblait rassemblée dans son » camp , et que cette innombrable foule de » guerriers s'avançait pareille 4 la foudre lanr » cée du haut des Alpes. »
Constance accourut d'Asie avec ses légions pour opposer une digue à ce torrent ** ' les champs de Murse et les rives de laDrave furent le théâtre sanglant de la bataille que se livré-; rent les deux armées. Tandis que le faible
* Après J.-C* 35o ans.
** Après J.-C. 35 1 ans.
DES GAULOIS. Zoj
Constance 9 fuyant le péril ^ attendait dans une église rissue du combat^ ses généraux tournèrent et vainquirent Magnence. Cet usurpateur, battu une seconde fois près des Alpes , fut poursuivi dans la Gaule , et se donna la mort à Lyoa^ après ayoir poignardé sa mère et l'un de ses frères ^v L'autre , fiommé Décence ,
imita sa fureur , et s'étrangla, près de Sens j ainsi l'heureux. Constance réunit sous son sceptre toutes les parties de l'empire.
Mais^ pendant Je cours*de cette guerre civile, lenr le Rhin ^ laissé sans défensie , n'opposa plus <le inTuion. barrières à l'avidité des Germains ; ils envahirent et dévastèrent la Gaule. Les Francs sur^ tout inondèrent et pillèrent avec impunité cette malheureuse contrée» Plusieurs de leurs chefs, élevés aux premières dignités jde la cour impériale, protégeaient eçs désordres. L'un d^eux, nommé Sylvain *^, d'abord favori^ et ensuite menacé par Constance , se fit proclamer empereur, et se revêtit dans Paris de la pourpre romaine. Constance, qui c'aurait osé le combattre, le fit assassiner.
Les Francs , répanjdus dans toutes les provinces, s'emparèrent d'un grand nombre de forts, afin de trouver un asile, si la fortune
* Après J.-G. 353 ans.
*^ Après J.-C. 355 ans»
5o8 DERNIERS TEMPS
leur devenait contraire. Cologne même tomba en leur pouvoir. La Gaule était livrée sans défense à l'avidité de tous les peuples de la Germanie ; sa ruine semblait certaine : un grand homme parut et la sauva.
Julien , neven de Constance , appelé au trône par sa naissance^ et destiné à la mort par la jalousie de son oncle ^ dut son salut au danger public. L'empereur effrayé suspendit sa haine ^ et confia le commandement des Gaules au jeune César. La victoire y réparut avec lui. Étranger à son siècle , il se montrait passionné pour la philosophie , pour la liberté , pour la gloire , pour le culte de l'antique Rome ; le Capitule tressaillit en voyant un uQuveau Scipion , l'Allemagne un nouveau Germanicus^ et la Gaule lin nouveau César.
Tout semblait se réunir pour rendre les suc- ^s de Julien impossibles. Quarantcrcinq forteresses qui défendaient autrefois le Rhin venaient, de tomber au pouvoir des Barbares ; la plupart des légions romaines restaient dans TOrient, et soutenaient péniblement la guerre contre les Perses ; d'autres défendaient le Danube contre la fureur des Goths, des Quades et des Marcômans. Les cités delà Gaule ^ amollies par le luxe , ruinées par l'avidité des agens de Constance^ épuisées d'honmieS; et épouvantées
DES GAULOIS. SoQ
par les invasions des Allemands et des Francs ,• rendaient les nouvelles levées lentes et difficiles. Enfin le jeune César, au moment de combattre des ennemis formidables par leur nombre et par leur vaillance , en laissait encore derrière lui de plus dangereux.
La cour de Constance , loin de désirer ses triomphes , travaillait à sa perte ; préfets du prétoire-, questeurs chargés des finances , agens subalternes, tous conspiraient contre le défenseur de la Gaule, et redoutaient moins la présence des ennemis dans l'empire , que celle de la philosophie sur le trône.
Julien surmo&ta tous ces obstacles; il sut à la fois inspirer aux peuples l'amour et le respect , aux soldats le courage , aux délateurs , aux courtisans , aux concussionnaires et aux ennemis une crainte salutaire. Son génie suppléa à la faiblesse de ses moyens ; son activité et sa célérité semblèrent multiplier ses troupes.
Après avoir chassé des provinces les tribus germaines qui s'occupaient à les piller, et qui Triomphe» ne s'attendaient plus à combattre, il rétablit l'ordre dans l'administratioû; car le succès donne le droit de.se faire obéir'*. Bientôt les Germains revinrent en foule l'attaquer ** ; ils le
* Après J- G. 356 ans.
** Après J.-C. 367 ans.
5lO DERNIERS TEMPS
surprirent et renfermèrent dans la ville de Sens. Julien , au lieu de se borner à la défense , qui finit toujours pai* la reddition des places, sortît impétueusement de ses remparts, et remporta sur les Barbares une victoire complète.
Profitant de ce succès , il courut en Alsace , dans le dessein de reprendre Strasbourg, tombé au pouvoir des ennemis. Là, il eut à combattre une ligue de sept rois allemands réunis pour tenter un dernier effort contre la fortune romaine. La bataille fut long-temps disputée; la cavalerie batave , qui couvrait la droite des Romains , plia ; cette aile , malgré les efforts de Julien, fut mise en déroute ;.. alors toute l'armée allemande , se croyant sûre de la victoire , tomba en masse sur le centre des légions; mais ses attaques redoublées ne purent l'entamer. Cette résistance retardant la défaite sans donner encore l'espérance de la victoire, Julien la décida en chargeant les Barbares à la tète de sa réserve. Les ennemis, fatigués de tant d'assauts , cédèrent à cette dernière attaque ; bientôt leur retraite devint une déroute ; les rois prirent la fuite , une partie de leurs troupes fut taillée en pièces , l'autre se noya dans le Rhin.
Chnodomare, chef de la ligue, poursuivi et atteint, perdit à la fois la victoire et la liberté.
DES GAULOIS. 5ll
Amené' devant Julien , au lieu de montrer la fierté qui relève le malheur , il se prosterna aux pieds de son vainqueur ^ et lui demanda lâchement la vie. Julien, respectant son rang et méprisant son caractère, épargna ses jours, et l'envoya en présent à Constance , qui peutêtre eût mieux 2|.imé voir dans ses fers le vainqueur que le vaincu.
Le jeune César reprit toutes les forteresses du Rhin, et poursuivit les Allemands au-delà de ce fleuve; mais, apprenant qu'ils s'étaient retranchés derrière de nombreux abattis dans leurs forêts profondes, il se contenta de les avoir épouvantés, et révint dans la Gaule. Là ^ , il combattit de nouveau une tribu de Francs qui avaient profité de son absence pour tenter une invasion ; la fortune lui fut encore fidèle ; après une longue et sanglante mêlée, ces Francs , vaincus et enveloppés , rendirent les armes. Leur vaillance opiniâtre était depuis long -temps si connue, que Julien lui-même regarda son succès comme un prodige; car jusque là on avait toujoiirs vu ce peuple belliqueux préférer la mort à la captivité.
Lorsque ces Francs captifs furent envoyés en Italie , leur taille colossale étonna la cour de Constance. Libanius, dans son récit, compare
* Après J.-C. 35S ans.
3l^ DBBIflERS TEMPS
« ces gigantesques guerriers à de hautes tours » placées au milieu des lignes romaines. »
Julien , dans ce dernier combat , fut puis-^samment secondé par la valeur de ces mêmes Bataves que les champs de Strasbourg avaient vus fuir. Le jeune César les en avait punis ^ en leur faisant traverser le camp , habillés en femmes*^ et les Gaulois hiuniliés expièrent leur fai« blesse par le courage qu'ils déployèrent contre les Francs.
Sa Ce prince habile prouva dans cette circon-
résidence , *
kVnxit. stance à quel point il connaissait le caractère des Gaulois 9 dont l'honneur fut dans tous les siècles le plus puissant mopile. Le libérateur de la Gaule établit sa résidence à Paris. Ceux de ses ouvrages qui nous sont parvenus nous apprennent que Lutèce , lui était chère ; il se complaît à en décrire la position^ à vanter la douceur de sa température, la fertilité de son sol , la salubrité de ses eaux. Il habitait un pa* lais bâti sur le terrain qu'on nomme aujour* d'bui la Cité. Lutèce était renfermée dans l'île qui porte ce nom; environnée de murailles > on y entrait des deux côtés par deux ponts défendus par des tours.
Le jeune César entreprit alors une guerre plu^ périllause que celle qu'il venait de terminer avec tant de succès ; il attaqua les agens
DES GAULOIS. 5l3
du fisc , et voulut soulager la ijaule du poids des impôts dont elle était accablée. *Le préfet du prétoire, Florentius, forcé de céder comme administrateur, se yengea commç, délateur ; il aigrit la défiance de L'empereur, ^.limenta sa haine par des calomnies; et Constai^ce, écou*^ tant des avis perfides qui flatt£|,ient ses passions, rappela près de lui SaUuste, le plus dévoué, le plus utile et le plus vertueux des niin,^«tres de Julien *.
Ce jeune prince reprit encore le^ armes contre les Francs Chamaves^; il les vainquit, et, après les avoir effrayés par sa v^ctçire, il les soumit par sa^ générosité. Le roi des Chamaves pleurait la perte de son fils , tombé en captivité au commencement de la guerre ; il le croyait mort : Julien l'offrit à ses regards, l'assura qu'il, en avait pris soin comme s'il lui eut donné le jour, et le rendit à sa tendresse.
Tandis que ce prince inspirait à la Gaule un juste enthousiasme par ses exploits et par sa sagesse, les courtisans de Constance ^'effonçaient d'atténuer ses triomphes et de ridiculiser sonr caractère ; ils lui do]:inaient en raillant le nom de Victorin , pour rappeler au souvejiir de Constance le nom du guerrier gauloiis qui , sous le règne de Gallien, avait usurpé l'empire,
* Après J.-G. 35S ans.
5l4 DERNIERS TEMPS
Constance prodigua à son neveu autant de reproche! qu'il mërftait d'éloges , lui ordonna de rétaUir les impôts supprimés^ et exigea qu'il suivît eô touties conseik de Florentins.
Julieiv ne se laissa pas plus vaincre par la cour que par les Allemands ; il répondit w que )) l'empereur devait se. trouver fort heureux » que ^ prcrvincies qui s'étaient vues si lo^g- » tetnpe la proie des Barbares et des conçus- » siondaires payassent si religieusement les » taxes accoutumées ; la modération, disait-il, » r^mimera la confiance, et remplira le trésor; » lia riguaur^et l'injustice exciteront le déses- » poir et produiront Finiligence. »
Ces remontrances l'emportèrent ; les vexations cessèrent. Julien se chargea lui-*- même, sans frais , du recouvrement des impôts ; son humanité lui attira l'affection des^ peuples ; ils payèrent les tributs avec zèle , sans contrainte et sans attendre de sommation. Le jeune César prouva, ainsi au tyran de l'empire que l'amour des peuples est^ la plus solide base de la puis- •sance «t 4e la richesse des trônes.
• Le génie, pçiit seul triompher de toutes les erreurs , mais non de l'envie ; en l'éclairant , il l'enflamme : ta Gaule heureuse, et Julien puissant, étaient deux tourmens pour Constance. Au risque de perdre une des plus belles parties
DES GAULOIS* 5l5
de Fempire , il résolut d'enlever aux Gaulois et â son iieveu tous leurs moyens de défense ; en conséquence, sous prétexte de fortifier l'armée d'Asie , il donna l'ordre fôrfnel à Julien de lui envoyer les troupes qui composaient la force de son armée , c'est-à-dire les Hérules, les Bataves et deux légions gauloises renommées par leur vaillance. *
Décentius , ministre de Constance , fut chargé de porter et de faire exécuter ces ordres funestes. On lui adjoignit Lupicinius, que Julien avait etivoyé dans la Grande-Bretagne pour combattre les Pietés. Ce prince, voyant que sa son babîie
f • f 1 » • • 9 • i' politique,
perte était résolue, ne résista ni n agit; le refus d'obéir l'aurait constitué en rebellioîi, l'obéissance le livrait sans défense ^insi que la Gaule aux Barbares : sa prudence habile confia sa destinée à l'affection des Gaulois, et ils ne trompèrent point son espérance.
Dès que les légions furent informées de l'ordre qui les appelait au fond de l'Orient, elles s'indignèrent de se voir exilées de leur patrie , comme si leurs exploits eussent été des orinîes. a Nous allons donc, disaient -elles dans* un » écrit qui circulait dans tous les rangs de Tar- » mée , exposer à une nouvelle captivité nos » pères , nos femmes , nos ènfans , dont le sa- » lut nous a coûté tant de sang, m Ces mur-
5l6 DERNIERS TEMPS
mures décidèrent les officiers de Fempereûr à presser l'exécution des ordres dont ils étaient chargés.
Malgré les représentations de Julien, ils comr mandèrent aux différens corps de se rassembler à Paris. Les légions gauloises obéissent; elles se mettent en marche, et leurs premiers pas ébranlent la daule. Tout le peuple s'alarme , toutes les cités gémissent ; l'air retentit de plaintes et de cris. Chacun croit déjà voir les Francs et les Germains revenir altét^és de vengeance, et renouveler dans les provinces les désastres dont Julien venait à peine d'eflacer les traces ; les vieillards désolés, les femmes éperdues arrêtent les soldats ; les enfans embrassent leurs genojix ; tous les coiqurent de ne point lies abandonner à la fureur des Barbares.
Les légions indignées traversent lentement cette foule gémissante qui borde leur route ; la discipline contient encore leur courroux, mais il se lit dans leurs regards., j
Julien vient les recevoir aux portes de la capitale j après avoir, rappelé leurs exploits et retracé leurs titres à la réconnaissance publique: « Soldat», leur dit- il, nous devons obéir et » non' délibérer ; vous allez combattre sous les w yeux de l'empereur : là , vos actions rece- » vront un digne prix de votre vaillance et
DES GAULOIS. ZîJ .
» proportionné à la puissance du prince. Rési- » gnez-vous donc à un voyage dont lé but est M la gloire. »
On écouta ces paroles en silence , et ce silence fut sans doute cette fois plus agréable à Julien que les vives acclamations qui répondaient ordinairement à ses harangues.
Jusque-là ce prince , par la circonspection de sa conduite , n'avait donné à ses ennemis aucun prétexte pour l'accuser. Mais alors , soit par affection^ soit par un calcul que le succès seul pouvait justifier^ il combla de présens les officiers^ les principaux légionnaires , et rendit ainsi leur douleur plus vive et leur obéissance plus douteuse; enfin , au lieu de bâter leur dé^ part^ on leur permit vingt -quatre heures de séjour ; ils les eitiployèrent à se concerter^ et ce temps si court leur suffit pour opérer une révolution dans l'empire.
Au milieu de la nuit ^ les soldats prennent soneonles armes , et entourent en tumulte le palais ""°*"*'^ du prince , qu'on nomma depuis le palais des Thermes / leurs cris redoublés proclament Julien Auguste^ et démandent violemment sa présence.
Julien, si l'on en croit son récit, ignorait ^
tous ces mouvemens * j réveillé en sursaut par
♦ Après J.-C. 36o ans.
5l8 DERNIERS TEMPS
ces acclamations séditieuses ^ il montre d'abord autant d'incertitude que de surprise^ consulte Jupiter qu'il adorait alors en secret, et résiste quelque temps aux signes favorables qu'il croit lire dans, les cieux. Son hésitation augmente l'ardeur des soldats rebelles ; ils enfoncent en-* fin les portes du palais , y pénètrent le gki^ à la main , et forcent le prince à les suivre dans le camp.
Là f de toutes parts , les Gaulois le pressent d'accepter la couronne. Julien , les yeux remplis de larmes feintes ou véritables, les con-r jure vainement de ne point souiller leurs victoires par une rébellion, w J'eapère, dit-il, vous » satisfaire sans déchirer l'État par une guerre » civile j et puisque vous ne voulez point con- » sentir ^à vous éloigner de, votre patrie, re- » tournez dans vos quartiers. Fiez-vous à ma » foi, vous qe franchirez pas les Alpes. Je » prendrai votre défense près de l'empereur. » Sa justice punirait votre révolte , sa bonté » écoutera vos remontrants. >i
Ces paroles , au lieu de calmer les écrits , les embrasent; l'amour se change en colère , les murmures en menaces. Julien cèdej on l'ér lève sur un pavois; le collier d'un officier, noble prix du courage, lui sert de diadème , et le nouvel Auguste , vaincu et couronné , ré-
DES GAULOIS. 5ig
compense la révolte dont il profite , en distribuant cinq pièces d'or et une livre d'argent, à chaque soldat.
Si le nouvel Auguste avait montré une prudente hésitation avant de Si^emparer du pouvoir suprême^ il déploya pour s'y maintenir toute la force et l'activité de son caractère. -Après avoir vainement cherché à obtçnir de Constance s<xi consentement au partage de l'empire , il réunit contre lui toutes les forces de la Gaule ^ et l'afiFection des peuples le. seconda tellement que bientôt il se vit en état non -seulement de se défendre^ mais d'attaquer.
Constance^ dans l'espoir d'occuper par une diversion ce rival redoutable, prit le parti honteux d'exciter les Allemands à tenter une nouvelle invasion dans les Gaules; mais il ne retira de cette trahison que la honte qui flétrit la mémoire de tous ceux qui appellent dana leurs États les armes étrangères.
Julien^yainquit encore les Allemands *, et , marchant ensuite le long du Danube avec une célérité digne du nom de César qu'il portait , il arriva en Thrace, lorsque son ennemi le croyait encore dans les Gaules. Constance rassemblait alors près d'Antioche toutes les forcer
* Aptes J.-C. 36 1 ans.
de rOrient; mais la mort, qui le frappa, termina heureusement la guerre civile , et rendit sans combat Fheureux Julien maître paisible de tout l'empire.
Se» demie- Lc règnc de ce prince fut glorieux , mais
res victoires " •%• •
et sa mort, court ; Ics humiliations , car on ne peut pas dire précisément la persécution, qu'il fit éprouver aux chrétiens , furent la seule tache de sa vie illustre. La passion de la gloire et le désir de réparer l'honneur des armes romaines le conduisirent au-delà de l'Euphrate. Il vainquit les Perses ; mais , trop ardent à les poursuivre , il se vit bientôt, comme Crassus et comme Antoine, environné d'une foule d'ennemis dans des plaines arides, et menacé par la famine d'une destruction totale ; il ne fit pas /moins éclater de courage dans ses revers que dans ses triomphiBS j la victoire illustra sa retraite * : dansnû dernier combat, blessé mortellement, ses derniers regards virent fuir les Perses j il périt en héros et en jphilosophe.
Pendant son riègne , quoiqu'il fût %ax extrémités def lX)rient , la terreur de son nom contint les Allemands et les Francs; et la Gaule, qui pleurait sa mort, dut encore quelques années de calme au souvenir de ses trophées et au respect porté à son ombre.
♦ Après J.C. 363 ans.
Dï;; GAULOIS. 321
^ Joyien^^j[)l^yiGG|38eur dgi^na le gouvernement Jes^ *6%^^ '^^ J[^^ilien son beau-pèjpe; r4ffeetipi|'4e^il^l|Ms4)our Julbn était encore si/ôrte j^hp' éé4)M^l^*q|ii Uii âva.it du sa délivrance , qi^e son ^om'seml excita une révolte ^««éràleu tJ< ag^(,du fisc, accusé d'infidélité par Lucili^it/ persuada aux soldats gaulois que JylieB, vivait en'cpœ et.(^e Joyien, était un rebelle j- ils cguru^nt^ àiix armes, Lucijiçn fut gmassacçé. Viilêiitini^n,^ depuis empereur, éckapDaà'la*i]%ort paclaîufte, couvuten As'iç, et dut peut«^trç spn^éléMaj:ion à ce péril passager. ïiCf temps put sêurécjjir^r 1^ Gaulois smr^^^ erreùr.,jBt les ]:ameoc»rlà la soumission. ' , Jovieyi* jie .r^gna %q\x une année*. Yalentllien*^, qîii le remplaça, céda l'Orient à son frère Vifems , ' se * chargea . d^ ffojivcçner l'Occi- 4eftt> gi; 5 'après çtre ^rejté quelque teïnps à Mila^, i^^sa vésid^i(c&*daps l,es Gaules, qu'gn rçgaiîil^ii 9lor,s cérthme Ja principale force, de l'cnlpirç .^t.c;pmmela Mnâèife U plus importante à sît pçnservafion. ,
Depuis quelque temps les Romains avaient contracté' la hoojfeuse' habitude ' de payer aux p^uplei barbares, un tribut mal dégufsé sous le nom dp présent annulel. Le préfet des offices, bomm^ impérieux et brutal, négligea dW-
''" Après.! ^6. 365 ans.
nien
Toyer aux' Allemands tes wmM^^égUes pïtr le dernier traité , et il accgçtpa^^a'd'ji^jures. le refus de satisfaire àlçure fèditfi^iwrisi ihpiirèBt les ftriiiesj p«.885reot'I«'RKm.,^t^reco»imencèrent leurs dé^aatati.f^s. ". .
HonreUs Valentîuien, qui se tFOKfàît âlBfg-à'Faris,
i> Giuiik fit réparer les fo:
donna dans tout levées. Pour rem te et pins régul nable de fah-e^ u toire: gaulois. A provinces», ce. q aux -gouverneup des provinc« j^ fils Gi;atien en t Cette divfsibi jusqu'au temps dix-sept provins seà, les deux" Bf
la Séquaniey les» Alpes, grecqBe8..*t pdnniiiee, la Viennoise , les deux Aquitaine^, la Novepipopulanie, les deux! Narbpnnai^es et- les Alpes maritimes.L'ÉglisechrétiQnnesecclBfontiapour l'établissement des métropoles à cette (fi^ision.
yorm» a» La Gaule , ainsi partagée , conBervait encore
Mment. plus quc toutc autrc partie d^e l'empire des vestiges de l'antique liberté ; chaqae pité .était ad-
DES GAULQU.
^jl^kiiatrée par ui^sénAt^tibcyieur^ composé, de m}ef|^r96.j4^s t|^ faïuilleâvpa^cienir^ , et If s
l'Ejn^uei Ae» <^i^esj^ ,de la Bretagne, était remplacé, daB8.(;bacaç d« ftm {îays; par un vicaire sj^is l'initoritë duquel des. dufii et-des comtes camm'and&tcht ej, ^-endaient' k justice dans ^h^qtie cité- Lcft légion^ marchaient sous les Offres. de'deux maîtres de la milice, et le
334 DBnHtEna temps
pouvoir de q^rs ctyl^ 'Utilitaires' afT^btit gnuc
duelleme^t csUii; dM iiugt&traif civifc^. *-' '
de se*Kfe')'1e8 \w<«*'t^t^-%lt>'e8fi^Ss,. habitaient la-maispn-de ^eûr-^^lrâ, et^iif' possédaient rieB^ïl^s^jMÀs-, faeaudou^i^.plii^ npoi'breux ,' ,o<iltiyaielit'' 4f s' te^ins *qu'it'8 .tjenîfiefit k (Ji'arge €e payef^^jB'trib^t, etauqtiel'lêur personïie -restait aH9.ctiéi?;.ilf né poïwaîènt hi aliéner ni ' quitter j Iq ,sol quiils labouraient : jusqu'à DOS jours ce sér^^e ic^té' oAnnu sous le riom.de servage de.iaf;léKe. .•■
Lorsque les tntés Ito'Ja-GauJç setcouraient oi^irimées par la tyrannie des' coimuapdans
DEfi GAULOIS.. .3a5
militaires^ et lé^ée» par les mâgîstrate tï\iU cktns leurs droits> clamiT leurs biens iiulîvicluels ou eoA^^ÙHtfux ; elîes cnToyiâent dpâ députés pour porter leurs^^piaîntes* au s^ilUt di» Rome. Ce corps illt^^re , ^prèi avoir pend« la plupart de $ds «droits^ jjonSer^î^^Qujours l'usage antique et glorieux dii patronage. Chaque peiiple comptp,itf es* patrons dU^^^le Sénat, et, peu de tempsrméTlMia,v^#la||GdBqii^e deClovis, on vit, suivant le récit de ^idoniits Apollinarîs, les députés eèles patrons -de la Gaule poursuivre «tevant le sésrat le préfet du- prétoire , Amandus, qui fut dégrailé et confdanmé à mort. Yalentinieà; «habile géRëral, prince juste pouç les peuples , mais cruel et terrible pour les grandspn'aintint pendant son règne les lois e» vigijeuf 6<S^ sévjéritë prévint l^s factions ; U pepsét^uia d'abordles païens; mais depuis, par une sage.toliér|tnee^-il»rétablît,Ja paix des cultés ;/S#ncouragç rept)u^ les Carjjaces ,* gt il aurait mérité Fhenneur^à'être compté au nôE)bre dés^plus gi;ands em()ereurs, si s% violence et 'les*act^#;r)iels de .ses intinftrCs n'eussent souillé è9i gloire par <^(;lq«es tirchçs ibeffacaMes. ' • ; '
An lAoment > où' Tempereur 4^ disposait à marcher sur le Rhitt / il apprit qu'une révolution éclatait dans VOriènt , et que Prôcope ,
520 0ER5IEIIS TEMPS
soutemi paixleùx cohorte* ginloîsesy venait de s'empa^r de Constantîftople ; dàné le même temps d'ttivtres troiAlesagîtaieJit'^Ittvrieu' Valentihieii , ihc'ertain* du par^ qu'il devait prendre, étah appelé par m^ Irècp^^ans t*Orîeiït ; mais^ les dépul^s réit^iîtle toutes Içs citée gauloisesle conjurant de rie paS'li^ abandonner à la fureur dé» Barbâtes^ il' laissa îa fortune décider du sort de l'Asie /W n6 8*pc<SEqpa pltis qu'à défefadre là Gaule. " rcs Bientôt ses Snquiétti<les ftirent dissipées far vaincus, uu mcssagc de son frère yMéns , qui loi envoya la tête de Procofee vaincu^ détrôné et poignardé ^. Cependant les* Aflemands commencèrent la guerre par des s^iccès; le§ comtes Sévérien et Chafi^toli^ chefs^'uH corps d\urmée romainei, furent battus pqtr^ïes Barbares, et périment flàiis le combat j la fuite de la \îavalerife batave 'avait "été \^ cause *te cette défait^l L'emperlur irrité ôondamiria à l'esdavage tbus ceux qui avaient fui ; mais il leur pardonjda èiisuite^ $|)rèslêur avoi» fah jurer qu'ils répareraient feu>-:horite; Jjes Alfenumds vainqueurs Hé IPrraiènt èri désordre au pillage et à la défiauclte ; Jovin , lieutenant de l'empereur, marcha eontf e eux ,' les surprit près* de Châlons et le§*t3^illa eti pièéesr. Leur roi Tut pendu
* Après J.-C. 363 ans.
DE3 GAjaU)IS. 5^7
par .le^8oldats romsrins, dont 1^ chefs ne pur^ajt contej^ir |a#furîe# ,
iCe^e victoivè of&aya la Gofteanie ef ^raiyena la séçiupité d^mA^ Gau)e&) jnais elle fut un morne A t troubla par une maladie grave de Yalçnditlen. J)ëja Fambition ^rtnait quelques personnages puissans qui asj)iraient à lui succéder, lorsque le rétablissepient de l'empereur fit cesser ce.& agitations.
Valentinien *, pour enlever toute espérance aux factieux, rassembla ses légions dans une plaiae.près d'4aniens, et i^t proclamer par elles son fils GiUtien, Auguste. Lorsque cet enfant fut couronné , Fempereur lui dit en présence de l'artnée qui l'entourait : « Le suffrage des. >> soldats et la volonté de votre père sont les » auspices beureux'sous lesquels vous montez » au trône. Mpntrez^vous digne de soutenir le » '4^oids de l'empire > apprenez à franchir sans. yt çrai^nté*, en présence des Barbares , les gla- » ces d\i Rhin et du Danube. Animez vos sot* » {^ts e{i marchant à leur tête | épargnez leiir » sang ajiîeQ prudence y versez le vôtra avec » couï^e pouries défendre, et regardez tous » les biefts ipt tous les mauk çlu peuple comme >i s'ils vous étaient personnels : le reste de ma » vie sera cçnsaçré à former la vôtre. Vous ,
* Après J.-G. 367<in«.
528 DERIlIBRâ TEMPS
» guerriers^ dont lavailtahce est le pkte fermé » rempart de l'empire , stltachez-rVoUs à ce jeune » prince qui se' fie à votre ficfelité , etufté* va » croître ^ l'ombi'eidc vos iaaf^açs. » * ,
Uempereur, qui se chargeait dur soin* de fortifier par seS leçonsr-et par ses Ixemplesf Je courage de son fils , ohoîéit pour éclairer son esprit un Gaulois illustre , Âusone y né à Bordeaux^ orateur éloquent, poète harmonieux, et que ses talens élevèrent dans la suite au consulat. ' * ♦
La victoire accompagna constajûmentrles armes de Valentinien et de ses gén^rshix. Théodose , père de celui qui parvint à Tenïpire , délivra la Grande-Bretagne des incursions de3 Pietés ; il vainquit ensuite les Saxons et les Francs, dont les'flottes infestaient les CQles de la Gaule et de la Grande-Bretagne. Valentinien conduisit encore lui-même une àrÎAée contre les Allemands qui v^uteitent démplti» lès fot'teressea construites par «es orcbes pour <iéfendre la frontière. Au moment* où te prince s'efforçait de s'emparer d'une toontagûe- sûr laquelle les ennemie s'é taisent retranchés, il fut entouré J)ar eur, et ne dut ^n sâliit qu'à son intrépidité ^ elle enflamma le courage des Gaulois et des Romains, et lui yqjut la victoire. î^'i^ons' Dans ce temps les Bourguignons commen-
Levr
union arec
les Bour-
DES (UVW^' ^>2f)
çaient à a'acqildl'i^ uiiy"4Hflaidtb)& reïKimmée *.
Ces pcuplesi long-teaips le:
tule.^CI^sAedep par ArfrSlMa i vers le Rhui >
pour env^ir ^«i
repoussa, «t,- v
succès ée cetti Allemiliids', le
possewioDS et éf firfrelityj)e I& une violente haine diVik» les dem; 'natitjns ^ et les rives dé la Satï devinrent ^1* théâtre -d.^ leurs' cpmbats perpétuels-* • -../*.,
Ce peuple, command,é'par upqhef ftios ppu- ai voir, 'sousffe titte de keùidmaf, Qt gouverné fU rée\%tasiït par un poù|ifé;^iu'ils appel^^t .$1- " nistus,- doût Tautorjt^ n'agit pa^ de'4)()me3 , sollicita ralHjmc» des fiomains ; ydenbqien accueilKt leut demiiade dans Uei|>W"(le'S* servir d« leia^ armes contre les '^\t^md«idsV
Une fa^fe répiandue çn Gewyanie^i^t croire aux BoHi^^gnons qvtlils dfev^eHt Içvj; «rigiue à quelques garnison^ ron^qes abanctpnriée^jen AUenagne par les sucœWurst d'Atfgiiste/ et que leur u«m venah Àe l'upit^ ajjçienBâmept
• Après J. C-Sj^aw.
550 DElUUEBf «ElIPS
étaJiU -che^ mis de^^re damf^i inaisons réunies, qu'iUîk zppeiwMt bouges. . • , vtDEOHw il pour exciter
pteJ'u>. 'dres'^ il$ [laru-
pDgbfe de quairiwie De sem- Graùlois qu'aux dateurs forces, vicia le traké,qd'it %vait£oacJi^ave«euX', et ne Imir dopiia* pi f^res ni secours. Indigna, de ^te Infraction 4 U'for jurée-, ils ravagèrent les frontjèree'de làtûatite, ai«Bi que 1% «mloiredes Alteman))», et jl^vinrent Aès ce moment X^ eno^is implMi&blw d'uh #mpire dont iU iiàlèrent peu de temp» après 4e démembrèfaxeut! , ~ ' V
■Rw d< u La -Bn jdu t^gnc de* Valendû^ ieibu'fuX t^ou^Iée qociqoei par ^d£^«oMiii|iéU«8 ii^voltes ; ses anvfs les comprïtoai^nt, nwis, àg» ligueurs les iai^ent renajtre. LaClayle, défendMep^^son courage ooH^% le9 Barbares ; gémissait «dus ki t^nnie iio. sa& mfftist^s ,■ et la TÎoleQceMle ses arrêts démf^itfit tr0pwouTejitla«agesse/le ses lois; sa politise j»^'e*, eu-vaula&t s'assurer un repos ^a6sa:g6r , detii^t au^ faseste .à là Gaule que.l'ai^rait 'é(é^uue«afiglânte clâfait«.'H céda des terres ep-AUace à cw mêmes ^mi^ignoas qui, moins d'un siècle après-, -se rendirent
DES GàVLOIS. 35 1
maîtres**! pays où: on lès aVàifr rerfuji coàtme tributaires. , * ^ . >
E'èmpe^r, t^yAnt pdctfié la Brètagûé, viavitt les Âflemands ,- apaisé les B©ilirgHignon$î et chargé Tiiéodose de rétablif l^dre dans TAfrique soulevée , s'éloigna des Qfeules p^M ^'y ptus^rcfV^ïitr , et' port* ses Tb^met en Pamonfe contre les Ruades.* Là ii Inourut^iHiit ccrop <3te sang k' la suite d'^fn aocès Ae tîolère*; 4â Jméme violence qui avait souillé son rignc'termiàa sa vie. * , - , * v
Son fils Gralien, l'espoir 'ïes Q€ulfit?*m succéda^' et son în^ituteur Auson*dbifîA*èncore piiH^illustre per les iiertus 4e %s6ié/.éif^ que par sës'prcÇres talens. '^ . * ^
Le nouvel emperjeur apprit à Trêves lit ^BÊ^ri de son.pèiîe et la rév;oke de i'âAiiS'de'Patfripniè, quii#^4it revêt* dé la poiwprç: ^n jfeuïie frêi^iVàientinieii^ II; GratiftH, pWiofceftp^ du repos pubKtB que de sa gr^çwr -pesisonnclte , coùftrmà Ihtie électiofi «»• pârts^èà 3e gtrone qu'il n'aurait pu ion*^tver8eill*qu'eîi-A2tJi«^«t r^npire a« iAsiheur d'uné^ gnëifffe êtvfljij.'*!! se montra par cette màcCbtitiGn iSfti^e* du/ver^ tueux gttto|) Ambroise qu4fa%it (tftÊié sgprcœur^ comme Aùsoim sSnài !br«iÉ;^ti teslaKt:
Soutssn règne tràp coiiFt, la: Gaule JFut sou-
* Après J.-C. 375 ans.
SSa DERNIBUf TEMPS
lagte dui, p»i4t d^ impô^ ; Jes prosciîls y ren« trèrent: les délateurs ën.ébrtirent: ©n^itrepaître partout U sécifrfté ; la.justiej^ remphiça la force ^ et«on Vit siu^eéder l'amour à la ceainte. ..Gra^içn * |)lK)nya bientôt que^s^'il difiRérait de^aon pèire {lir 6a •douceur ^ il lui ressemblait par, %9(iii couPQge. j^s Allemaiids avaient repris les jaimes ; JGîi^eii ji^àrcha «outre eux , et , secondétp^a le ^aillsutf MeUobaude^ roi des Srapcs^t cQ|uiuâ.ndantdeisagarde9 il remporta sur l#s Genhains une victoire complète. Dans %eàmk^taA\e, IWrée fvèi de Çolmar, Priarius, roKdes^^lemands , • s^onnà la mof<r*pour é- Cit)tp]0r au ressentiment dh son .pOp^Jle qui papilennait rarement à^es /ji«fe 1^ honte 4'une
Irruption -^ Xaîidïs âutillc^iden^voYait ce ieune prince en Orient. ittu5trer^l6e< amcs riDm^iDeSy ICfti^wt; ouvert aux B&i4>9^P^^ s^ejlDttlait sous Je jgieptre de Vt|e4j&^ 9aouai;i[ùeva^si mépipisé 4ç ses ennemii ^MQhtfLàe se^f-^uj^ts. jLie;^ Go|llSy ,dflflit la ^î^n^ s'étah 4te];Klue%.p{tr«l^. explcHts de Ieui^}n4el^n)^ric9*des riyfs.de^a3aki4ue à celles ^ jPc^t-Èivjî^ ^ venaient d'être vaincue et Boui^UÎfiiis ptrjies ^uh& ^ peuple 4?arbare sorti du fê0iAe J«l ^jsytkie^ ^e$<Goths , ari^ivés eu^'oul.è sjEifles bot'ds duJSafnuibey ayal^t de-
-Après J.-C.'377 ans.
mandé un asile et dos terreJ à l'empereur d'Orient {"'"'Vaiens,' n'osant l^s Combattre *t cïtrtgnanbdtrlës accneillir, fe» trofu^pacr'ile fausses propaésses / excija leu? vifhgetoce , d^ffendjt fai-
Gràtien, apràe'af oir une'seotui^ lois vikicu le» AHfemanda, arFÎvaen .ThiacVà la t^'de ses légions triomphâtes, et-rassemtta des débris de 4'afm'ée,vaincuei ^ '
Par ses ordres ijri nouveau- Scipionj lejeutfe l«; Théodbse, fils au'iguerri'er célèbrtf*qui avait défendu 'la Qauïe,- soumis l'Écoâ^e et pacifié l'Afrique, ranitUa te coyntge dés légions de l'Orient ,:maiiQhii centre les tioths, les tailla en piècesetdes pouisuivit au-dclfi du Danube. Son père-était mort victime de la jalousie de
554 DEBRiBHS. TCHPS
ViiiQnUnien.et. de hi erqaytë de eea ministres. Gvatiei^ çéparftntyii^ustice-coihiQise eltrers le père et-ii^9la|>^JiUnK lat e^ploîl^ du Bi^ ^oana
le'trâne d'Orient ;à Ti)é<Aloae, Bar<c^ pâr^e
T.1IB .(irâljien, reWwnaijt dftna.l'Qt^^e^jti JéOt »â«> eijutiKMf^ i«i.iQuades.^( ^!rutrw,pt4y>^'bapbaPeaj a^rès tioelque^éjwiV.â JVfitan^, ^ti^nouyeUe:in.vaBÎûTV jk(s--i^^e^l^ntis ^ rappel^ dans les QaulftS; i^^e^ r^ou^Stf>; et, pour le8<c<Mïtenir, s'ftaitlit-ttTr^vesv.* ■ ,"■ . Ce jeunç empereur, entraîné par kïcoDseiU deâaîntAmbroi^^ défenditt^dau^tput J'empire et dan? IVome , le mècQË êtil^ des itjoles tj^e ju$- ■que-I^ ses pré<}écesseurs ^v&ieut^ilu» ottmgins toléré ■: là ville d«- Mars vît rêBverser l'autel de la Victoire. Gratien refusa le^ev^^oce que, par égard gour les païeas^ les prince^. n'avaient pasoeé dédaigner. Oo. loi prédit qu'un autre
DES G4tJLOlS. 555
grand pontife €ie tardesi^it pas à le punir ^e ce refus. En eJÔbt U proscription i^l'jUcien eolte^ pour Içqufil une grande partît des pjbuples conservait ^e/ièore nnfi vénération afiNc^éte^ lui suscita partout et jmiiiWièreiùfent ^m k Gapte, ainsi qye dans laBr^;a!gne> nn^foi^e 4'enmgiris.
Çlémens IVÏaxinHiâ^ pa^â^ ^élé An pagaîdisme, se trouvak ak>rs à la tête de plusieurs légious envoyées par^Gratien en Bretagqe;.îl Iqs soHJie^va. le» ramena dan^ la Gaule, et persuada a\)3^ Gaulois qu» Tkéodese appuyait sa rebellioBf ; les suffrages cbs tfôupes e* des cités Iç ÎHroelamère^t emp^enr. ^ , . - ,
G^ren s'^yançâr {y>ur teeofnh^ppf, e^Ieren- Défection eofiûrstft peu île distance.de piurie. Ladéfeption baudet ds M^^loSaude âfvec saB i^ajtts et celllt de la cayalerîe africaine Qqntrai^îl:*eD<; Gratien à fuir. Ce prince^ tjui ^kguèr^ ^lispcisaîA dé l*empire du m^nde , ne garda aupi^è; de lui dan* ce désasti* (Jue trois cents honin»és ; jîéux-ci restèrent même nefu de jours fidèleS' aijt malheur, et F^pereur »v^nwL ^m fcuj , sans secours et sa|is ^i|ç , d^^ns ptttte Gai^e défendue par sq^ courage et pacifiée par sa feohté.' Il périt près de Lyon par le ^aite d'tin ennemi ay -pdr le poignard d'un ^jet ingrat. , *
Maxime régna quelqii* temp^ sûm i^bçtacle en Bretagne, en Espagne et dans.la Gaule; bien-
556 DERSriERS TEMPS
tôt> Qiép^^nt renfa];iCQ.clu jeune Yalentinien^ il monaça Tlt^ie^ franchit les j^lpw^ parut aux portes de Milan ^ s'enr, empara ^ entra triomphant dans R^qne et releva Igs autels de Mars. Yalentinien courut chercher «n asile 4an8 l'Orient; Th^d()se-prît sa défepse et marcha^contre l'usurpateur. . ^ ^ * ,
A cette époque de dé^adonce on ne voyais presque pluB da Romains dftns }es armées romaines^ et^ au milieu de cette lutte qui anns^t la moijtié du mondîi contre l'autre «.te trône de Rf^me^ u'était attisfc||ué^et défcgiidu que par des Baj^hdfes. . ^ , • ^ ^ • . .
L'aipiëOi d^,!lli.ûme n'^t^it formée -que de
Germains^ dôJQrai^ois. I^s HuHSr^ les/iVj^ins
et Iq^ jproths.coqfipo^aiemt eu grande partie les
forces de coJle de '^Jiéedose» Upe batatUe san-
glaiite> qfiii 4uva*dep,uisl^poiHtdu jour jusqu'à
la nuit suf les rire^ de. la Skve , décida le sort
des deu:ç enfipir^s et des^^deux- cultes. JKkxime
vaincs jgrit la J^jle ;. att^nt ^ux^portjes d*Aqui-
lée, jij. pei^t l* cpurpmie^ la.yie.. . ^k
La Gaule Arbogâstfi*, Fra^ dc ij^tiou^ paçvçuujîjans
pTre dTn l'^rméo de Théo^O/se à U.nê gr^^id^Jortuyie par
^bp^gMitr^^^S^^^ çour^ç, poursuivit les rjestes de ^a^
mée d'Occident et termina la^guerre civilf ea
tuant Iç. ^ de Maxi^ne.
* Apré^J.-G, 39>aqs.
Théodose, vainqueur, proscrivit le paganisme, et força son jeune, collègue Valentinien d^abjurer la secte arienne dont sa mère et lui avaient embrassé la cause.
Ce jeune prince, ainsi rétabli sur le trône d'Occident , lahaa régper sous son nom l'ambitieux Arbogastè, qui écarta les Romains de tous les emplois pour les prodiguer sans mesure aux Francs et auXiAlleinands qui lui étaient dévoués.
L'empereur, entouré d'une garde étrangère, s'aperçut tardivement que, par sa faiblesse, son diadème était devenu une chaîne , et son palais une prison. Captif au milieu de la Gaùle^, il tenta vainement de ressaisir son autorité; rassemblant autour, de lui une cour peuplée de lâches ou de traîtres, il appelle en sa présence l'orgueilleux Arbogastè, l'accable de reproches et lui lit l'ordre de sa destitution. Le guerrier rebelle sourit avec dédain et foule aux pieds l'arrêt impérial. Valentinien , irrité , tire son glaive; on le lui arrache : le fier Arbogastè, après l'avoir désarmé, l'enferme, le fait étrangler, méprise le trône romain sur lequel on le presse de monter, et y place un rhéteur, Eugène, qui le servait comme secrétaire. Ainsi, pour la première fois , la Gaule èe trouva sous l'empire des Francs.
Avant de souiller par un crime Félévation où sa vaillance l'avait porté, Arbogaste s'était attiré le respect et la reconnaissance de la Gaule en la défendant avec valeur contre les Allemands, et même contre quelques tribus de Francs qui ravageaient les rives du Rhin. Mapcomir et Sunnon *, princes ou chefs de ces tribus, furent vaincus par lui, et ses armes dévastèrent le territoire des Chamaves et des Bructères ; mais sa fortune ne put résister au génie de Théodose. L'empereur d'Orient l'attaqua, le vainquit et termina par un supplice le règne éphémère de son vassal couronné. Arbogaste évita le même sort en se poignardant. Ainsi l'heureux Théodose resta seul maître des deux empires.
Ce prince , célèbre par ses lois comme par ses victoires , fut le dernier rayon de la gloire romaine, et la lueur passagère qu'il répandit ne fit qu'éclairer Fablme dans lequel les fils de ce monarque se précipitèrent avec le monde entier.
* Après J.-C. 397 ans.
i>ES GAULOIS. 559