‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 271 sur 298 · CHAPITRE LXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXX

APKAIRES IMÈRIECRES ET E.VTÉR1EIRES.

Nnpol^n liant ta» quartier* d'hn-er. — Préparaiifi mililairet. — Meuaf^r «)e l’empereur au t^nai. — Farmaiion d'un cnrpa d'obaerTiiioa sur l'Elbe. — Appel des iruupm etpagooles eu Pnitte pour faire partie de ce corps. — Niiua|*etneiils de >.ipoléoa pour la Suède. — Aruiisliec mire la Erauce et la Suède. — Ambassadeurs de Turquie et de Perse au quartier ({éitéral de >apolcoa. — Traités d'aiUaiiec avec la Turquie et la Perse. — Projet d’envoyer vingt-cinq oitile Fraoraia sur le Bas-DamilM>. — Prujiii d’envoyer une escadre française dans la mer Noire. — > Prudeore de Napoléon h l’éi'anl de la Pologne. — Mesures relatives à la Pohigue prussienne. — Soins donnés aux affaires intérieures de la Franec, — Secours aux niauiifactiircs. — SiirvciMance des intérêts du eomnierci*. •o Fnroiiragemrnts aux srieorrs, aux lettres et aux aria. — .Méi-onleniement tie l'empereur sur ta critique littéraire telle que l’exercent les Journaux . — Opinion de reiapercur sur les moyens d’enc4>urager la littérature. — Projet «rua grand enseignemenl pour l'histoire et la géographie. — Résultat des délibcraliona du graiid-Sanbédrin.— Observaliona de Tempereur sur le plan du lemple de la gloire. — Prix proposé sur le croup. Améliorations tioanrières. — Introduction do la coniplabiliié A partie double dans les Bnancc* de l’Elal. — Situation des recettes de l'année. Stiuaiion des dépcuacs. — Finances de l’Augleierre.

Tandis qae la RoUc anglaise échouait devant i (!mistantinnple, qu’il s'opérait à Londres un chan> I geinent de minisière défavorable à la France, que i l'oITre de médiation de l'Aulrichc était partout re- | jetée ou éludée, cl que la Russie et 1a Prusse for- i maienldespn)jc(sgiganlcsques à Bartenslein, l'empereur Napoléon n'était rien moins qu'oisif i son quartier général. Des soins divers y remplissaient tous ses instants. Seul probablement de tous les princes engagés dans la lutte cuntinenl.ile, il avait : des loisirs pour les travaux de la paix comme pour i ceux de la guerre. .Aux opérations, aux préparatifs» aux précautions militaires, il mêlait des calculs politiques qui avaient leur point d'appui à (lonslari* linople et à Téhéran. Dans un cercle moins étendu» il travaillait à se réconcilier la Suède; il prenait i ses sûretés contre l'Espagne. i)'<).stcrodc ou deFinienstein. il surveillait, comme de Paris et de Sainl- Lloud, les besoins de la France» il cherchait les moyens d'atténuer les embarras de rinduslrie» discutailles meilleurs procédés d'encouragement |>our les lettres et les arts, correspondait avec tous ses initiisircs, et, en attendant le retour des combats, laisail une guerre de chiffres avec son miiiislre du trésor.

Pour le moment, la guerre n'avait d'activité que j devant Dantzig. En même temps que l'empereur '

faisait poursuivre le siège de celle place par le maréchal Lefebvre, il s'occupait à ranimer, àforlitier le moral des troupes, pourvoyait largenienl à leur subsistance, réorganisait les corps, complétait les cadres, remontait la cavalerie, et se préparait, pour la reprise des coenbats, la plus formidable des armées. Poussant alors Jusqu'à l'excès une prévoyance qui lui manquera aux Jours du malheur» il avait armé et approvisionné les places du Rhin , comme si l'ennemi eût pu menacer ses frontières. De vieux bataillotis» qui formaient les camps du Boulogne, de Sainl-LO, de Napoléonville et de la Vendée, auxquels pouvaient se joindre les gardes nationales des départenienls voisins, mettaient les côtes de Franceà l'abri de toute tenlalivcdc débar* quement. l^s années d'Italie, de Naples, de l)almalie. étaient dans un étal de force suffisant pour ne pas offrir la tentation d'un succès facile à la foi douteuse de la cour de Vienne. Cependant, il fallait que la campagne qui allait s'ouvrir fût la dernière de cette guerre, et dès lors Napoléon ne pouvait dé* ployer à l'avance des forces trop considérables. Il demanda en conséquence au sénat, par un message daté d'Oslerodc le âO mars, la levée de quatrevingt mille hommes de la conscription de 1808. Celte levée élail destinée à former cinq légions de réserve de l'intérieur, et il appelait à commander

GÛi

Page 1