florins
Lq duc de Wurtemberg, pour la principauté de
Montbelliard et de ses dépcnd.inccs, pour scs droits et possessions en Alsace et dans la Franche-Comté, obtient la prévôté d'KIwangen, l’abbaye de Zwiefalten, six autres abbayes et neuf villes impériales. 11 avait perdu.
Habitants. Revenu.
14,000. 240,000 florins.
Il obtient
Acquisition en plus
Nous ne pousserons pas ces détails plus loin.
Ceux qui concernent le W urtemberg et Bade expliquent l’appui que le premier consul avait dU trouver à Pétersbourg, dans l’alTcction des deux impératrices pour leur famille cl dans celle de l’empereur Alexandre pour sa mère et sa femme.
Par l'inégalité qui règne dans la répartition des indemnités, on reconnaît raccomplisscmcnl des vues naturelles de la France. Dans leur déclaration du 18 août 1802, les plénipotentiaires de Russie et de France avaient dit qu’il ne s’agissait pas seulement de dédommager les princes qui avaient perdu des possessions sur la rive gauche du Rhin, x mais D de rétablir l’équilibre qui subsistait, avant la » guerre, entre les principales maisons d’Allema- X gnc. n Probablement le premier consul voulait faire entendre que cet équilibre était rompu par la translation, en ce pays, du grand-dlic de Toscane eldu duc de Modène. Cependant, en réalité, on songeait moins à rétablir un ancien équilibre qu’à fonder un ordre de choses nouveau, dilTércnt de ce qui avait antérieurement existé. La France sc proposait un double but. Le premier était raflaiblisscment de la puissance autrichienne. (à:lte puissance a été atteinte partout où elle a pu l’étre. Son influence a été détruite ou du moins atténuée par la sécularisation des principautés et biens ecclésiastiques, par la disparition des villes impériales réparties entre les dilTércnls princes, cl surtout par les mutations introduites même dans
' Expressions d'on rapport de M. de Tallcyrand au premier consul.
* Quatre filles du priucc héréditaire de Bade, mort sans avoir régné, avaient épousé : l’une, l'empereur
le collège des électeurs. Sur les huit électeurs reconnus avant la guerre, on comptait cinq électeurs catholiques et trois électeurs protestants. Dans l’ordre nouveau, par la suppression des électorats de Cologne et de Trêves, par la translation de l’électorat de Uaycnce à Ralisbonne, et par la création de quatre électorats nouveaux, Sallzbourg, Wurtemberg, Bade et Hesse-Cassel, le nombre des électeurs catholiques, de cinq, avait été réduit à quatre, et celui des électeurs protestants, de trois, avait été porté à six.
J.c second objet voulu par le premier consul avait été que l’Autriche ne s’aflaiblil pas seulement de ce qu’elle aurait perdu, mais encore de ce que les autres Étals de l’Allemagne auraient gagné. De là scs cflbrls pour donner aux principaux de ces Étals plus de force et de consistance, à commencer par la Prusse, qui devait coiilinucr à former, dans le système germanique, « la base essentielle d’un » contre-poids nécessaire >.» De là, l’augmentation de puissance accordée à la Bavière, au Wurtemberg et à Bade. Celle du margrave de Bade surtout était la plus considérable d’après la proportion relative des possessions antérieures. Outre l’intérêt de fortifler le cercle de Souabe qui servait d’intermédiaire entre la France et les grands Étals germaniques; outre la considération des alliances qui avaient si honorablement distingué la famille ^ do Bade, le gouvernement français se félicitait quo sa politique côt été si bien d’accord avec scs sentiments à l’égard de ce prince, « dont les vertus » avaient, depuis longtemps, obtenu l’estime de » l’Europe. » Un a relevé cette allégation «comme une afleclion mensongère ; on a eu tort. C’était un trait de politique, si l’on veut, plutôt que de générosité; mais le motif allégué avait eu aussi sa part d’influence. Ainsi nous verrons un jour le même hommage rendu à l’électeur de Saxe; et, puisque nous nommons ce respectable prince, ne laissons pas oublier qu’au milieu de la fermentation de toutes les cupidités, le vote de la Saxe avait toujours été désintéressé et indépendant.
Quoique l’on puisse déjà trouver trop étendu le développement qucje viens de donner à l’exécution complémentaire du traité de Lunéville, un court résumé m’en parait cependant indispensable.
Fixer l’indemnité de la Frusse sans le concours de la Russie, était un acte qui devait blesser l’orgueil de cette dernière puissance. Le traité par lequel la France décide celte fixation arrive à
Alexandre; une sc<‘onde, le roi de Suède; la truisicnie, l’élecicurdc Bavière; la quatrième, le prince héréditaire de Brunswick.