A LA REYKE SUR LE SUJET DE SA GROSSESSE, PRÉSENTÉ A S. M
Sus, réjouissons-nous, puisque notre princesse Après un si long tems rend nos vœux exaucés. Et que nous connoissons que par cette grossesse Nos déplaisirs sont morts et nos malheurs cessés.
Que nos cœurs à ce coup soient remplis d'allégressey Puisque nos ennemis vont être renversés. Qu'un Dauphin va porter dans leur sein la tristesse, Et que tous leurs desseins s'en vont bouleversés.
François, payez vos vœux à la Divinité : Ce cher Dauphin, par vous si longtemps souhaité, Contentera bientôt votre juste espérance.
Grand Dieu! jeté conjure avec affection De prendre notre Reine en ta protection, Puisque la conserver, c'est conserver la France.