STANCES A MADAME DE MORANGIS
JuiUet 1638.
Après m'avoir tant fait d'honneur, Je tiens encor de vous uae faveur insigne;
Car, Philis, sans en être digne, Vous m'avez élevée au comble du bonheur.
J'ai donné moi-même à la Reine Mes vers par qui mon cœur montre à Sa Majesté
Qu'au souvenir de sa bonté Il a tiré du fruit d'une infertile veine.
A vous pour tout remerciment J'offre ceux-ci pareils en nombre à mes années;
Mes forces à ce point bornées Ne me permettent pas un plus long compliment.