‹ Histoire de FranceChapitre 36 sur 158 · SONNET A MADAME DE MORANGIS · texte numérisé non relu

SONNET A MADAME DE MORANGIS

Jdillet 1638.

Pour bien peindre Philis, vrai miracle des cienx, Ses divines vertus qui n'ont point de pareilles, Les appas de son corps qui captivent nos yeux. Et ceux de son esprit qui charment nos oreilles; Je dirois que son œil toujours victorieux Fait que tous les mortels lui consacrent leurs veilles. Que ses attraits sont tels qu'ils captivent les dieux, Et les font étonner de leurs propres merveilles.

Mais pour bien exprimer ses rares qualités. Ma peinture n'a pas d'assez grandes beautés : Toujours de mes couleurs quelqu'une est mal plaisante. Quittons donc ce dessein plein de témérité: Car je ressens pour peindre une divinité Mon pioceautrop grossier et ma main trop pesante.

Juillet 1638.

Cliloris, ne soyez pas cruelle

A l'égal que vous êtes belle.

Et nourrissez dedans l'espoir

Ce bel amant qui chez Sylvie

S'en vint se redonner la vie

Dans le bonheur de vous y voir.

Belle Chloris. soyez contente ,

Puisque nous voyons que son feu, L'espoir et le désir d'être un jour son neveu. Firent d'un même accord qu'il l'appela sa lante^

Page 1