X. De quelques uscujcs "particuliers aux Franks
Nous recueillonssous ce titre diverses coutumes des Franks, dont le détail pourra servir à éclaircir plusieiiis points de l'histoire "^.iSous commençons jiailes usages qui s'observaient pour la célébration ou la dissolution de leurs mariages.
C'était le mari (pii donnait la dot à la femme. Il l'achetait, pour ainsi dire, de ses j)aronts, en leur présentant, selon la loi sali(pie, un sol et m\ denier. Celle somme, donnée et acceptée, était un engagement réciproque de contracter le mariage. Les princes même ne donnaient pas une somme plus considérable. Frédégaire dit que c'est en donnant un sol et un denier que lesandjassadeurs de Clovis épousèrent Clotilde a«i nom de leur maître \ Mais le lendemain des noces au malin, le mari faisait à sa femme un cadeau proportionné à son rang : c'est ce qu'on nommait morgageuiba, c'est-à-dire présent du matin. Les biens ainsi donnés étaient censés appartenir à la femme. C'est pourquoi nous voyons que les reines de France, comme Frédégonde, avaient des \ilies où elles levaient des impôts en leur propre nom.
Crégoire de Tours dit (pie les cérémonies civiles des fiançailles consistaient en ce (pie l'époux donnait le b, iser à sa future épouse, lui mettait l'anneau au doigt et le soulier au pied^. Mais cet usage était propre aux Gaulois plut(jt qu'aux Franks.
Quand un Frank voulait épouser une veuve, il était obligé d'en faire la demande dans une assemblée publique.
* Militares viri, vel sriiolares alae.
* M..n;ich. Siéh Gall., I. 1.
' Hiif (le /'Eg/\sf gfill., t. 1, p. xxvj,
* Frcdfji;. Epitonie Gregorii Turontj c. 18. « L. 2, for. 30.