XI. Des noms et des surnoms en usage parmi les Franks
Les Romains, et à leur imitation les Gaulois qui se piquaient de noblesse, avaient plusieurs noms, par lesquels on distinguait en même temps et les personnes et les familles auxquelles elles appartenaient. Dans l'état florissant de la république, le premier nom était le nom propre, et c'était celui qui désignait la personne. Ainsi Marcus TuUius Cicero n'était distingué de son frère Quintus TuUius Cicero que par le prénom Marcus. Mais, dans le Bas-Empire, et surtout dans la Gaule, le dernier nom était le nom distinctif de la personne, comme on peut le voir par l'exemple de S. Avite de Vienne et de S. Grégoire de Tours, dont l'un se nommait Alcimius Ecdicius Avilus, et l'autre Georgius Florentius Gregorius.
Pour les Franks, ils ne portèrent longtemps qu'un nom, et ce nom n'avait aucun rapport à la famille. Le fils de Childéric fut appelé Clovis, et aucun des enfants de Clovis ne porta son nom. Les noms franks avaient une signification propre. Chilpéric, par exemple, veut dire puissant se' cours. Rio signifie puissant) et c'est la raison pour laquelle tant de noms de seigneurs et de princes étaient terminés en rie. C'est de là aussi que nous est venu le mot riclie. Bert, qui est une autre terminaison fort commune dans les noms franks, et particulièrement dans ceux des princes, signifie illustre. Au reste, il était aisé, à la terminaison barbare, de