TOM. IL
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Prés, au PrSs aax clercs, là ou estoit Isabel royne d^Angl»terre , fille le roy de France, montée en une tonmelle ayec son seigneur le roy d'/Lngleterre Edouard, et plusieurs dames et damoiselles , pour veoir la dite feste des dis bourgeois dessus dis et des mestiers , et les vist et regarda, et moult lui plurent : laquelle feste tourna envers le roy de France et aux siens , à très grans honneurs et louables, et aussi aux geas de Paris K «
Il y a peu d*art dans ces récits du vieux chroniqueur ; mais, pour cela même , ils peignent les temps, et donnent une idée de la constitution bourgeoise, ainsi que de la prospérité et de la liberté du peuple, en face de la chevalerie , au début du xiv* siècle.
Après ces fêtes, Edouard s'en retourna dans son royaume d'Angleterre , ayant réglé d'anciens griefs entre les deux couronnes au sujet de cette terre de Guyenne , qui toujours recelait des germes suspects.
Puis le roi eut à s'occuper de la Flandre , oh se faisaient des cabales. Les traités n'étaient pas fidèlement exécutés; •n reprochait au comte de Flandre de n'avoir point payé les sommes qu'il devait , et l'on accusait son fils , comte de Rethel et de Nevers , d'être l'auteur principal des infidélités *. n fallait des grieCs peut-être pour achever le d^ pouillement du comte : le pape fut supplié d'intervenir. Le roi passa outre; il cita le comte en la cour des pairs, comme coupable de félonie et de révolte. Le comte refusa de cooiparattre ; son comté fut confisqué, et en même temps on se saisit des terres du comte de Rethel et de Hevers. Une armée marcha pour exécuter la sentence. Le éardinal Gosselin , au nom du pape , courut au comte de Flandre, l'engageant à se soumettre, s'il ne voulait périr; b comte obéit , et le roi , sur l'avis des barons , eut l'air de fodie grAoa» La grflce, c'était que le comte paierait ce qui
* Grandet Chron. de M. P. Paris.
• H ët«H eomt* ëe Rfltbd paria femme Marie, fUle et hériUère de iaoqaci , comte de Rethel , et eomto de NcTers par sa mère Yoteode » lértljère de sou oncle HeDri , taé à la bataille de Goortray.
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était dû, qu*il démolirait ses forteresses à la volonté du roi, qu'il donoerail en otage son fils Robert, et livrerait Courtray et ses citadelles.
Celait, ce semble, là ruine du comte. Toutefois une révolte suivit; il fallut do nouveau faire marcher une armée. £n mémo temps Tarchevêque de Reims et Tabbé de Saint-Denis publiaient une excommunication contre les Flamands ; c'était une condition de la première paix faite devant Lille.
Le roi manquait d'argent et de soldats pour soutenir cet appareil de menace. Enguerrand de Marigny, son mi<nistre , essaya d'intéresser a la guerre l'honneur public ; et à cet eiïet il fit à Paris une convocation de barons et d'évêques, avec un certain nombre de bourgeois par chaque cité. Dans cette assemblée, Enguerrand parut avec le roi, et fit une harangue politique, où l'ancien droit royal était d'abord rappelé avec quelques flatteries pour la villa de Paris , la première entre les villes royales ; oh venait ensuite un ordre assez habile de raisonnements pour dé-> montrer la popularité de la présente guerre. Il rappelait les infidélités des comtes de Flandre depuis les guerres de Philippe-Auguste , et venait ensuite aux conditions derliiores do la paix. Et ayant dit comment les Flamands ri4 i'oloient obéir ne tenir ^ si comme ils avoient plevi et jwe', Enguerrand finit par requérir pour le roy aux bourgeois des communes, qu^U vovXoit savoir lesquels luy feroient aide ou non à aler enœntre les Flamens à ost en Flandres. « Et lors, continue l'historien, icelui Enguerran ce dit, si fist lever son seigneur le roy de France de là oh il séoit pour veoir ceux qui luy voudroient faire aide. Adonc Estienne Barbette y bourgois de Paris , se lova et parla pour la dite ville; et se présenta pour eux t« dit qu'ils estoient tous près de faire luy aide, chascun à^son povoir , et selon ce qu'il leur seroit avenant, et à alei là où il les vouldra me-» ner à leur propre ceux et despcns contre les dis Flamens. Et adonc le roy les en mercia. Et, après le dit Estienne, tous les bourgeois qui ilecques estoient venus pour les
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communes respondirent en autelle manière qae volentiert luy feroient aide; et le roy si les en mercia '. »
Après donc que les bourgeois des villes se furent ainsi engagés, Enguerrand de Marigny n*eut plus qu*à inventer quelque impôt nouveau pour alimenter cette guerre contre les Flamands. Déjà la misère était grande, et les murmures étaient montés plus d'une fois vers ce ministre. La taille qu'il imagina, ce fut une perception de six dem'ers par livre sur tout objet vendu dans le royaume. À cette nouvelle , Tirritation se déchaîna. La plainte fut générale. Bientôt on craignit des séditions. Toute la France était dans un état violent d*émotion et de colère. Les seigneurs mêmes faisaient des ligues. En se plaignant avec le peuple, ils songeaient à revendiquer des privilèges que la monarchie leur avait ravis. On fut près de voir la révolte éclater partout.
1314. En cet état, la guerre montrée à la Flandre semblait peu formidable. Le comte suivait ces mouvements. Il demanda la paix, et on lui en laissa faire les conditions. Les otages lui furent rendus ; les choses restèrent dans un état douteux, et Tarmée française, ob déjà s*étaient rendus les princes et les principaux chevaliers, ne demandant pas mieux que de livrer des batailles, s'en revint mm avoir rien fait cette fois*. Ce fut Enguerrand encore qui alla présider à cette triste paix.
Philippe s'acheminait douloureusement vers la fin de son règne. Des malheurs privés s'étaient ajoutés aux malheurs publics. D'aiïreux adultères avaient souillé son palais ; il fut contraint de les punir par des supplices qui les rendirent encore plus lamentables.
Louis, roi de Navarre, son fils aîné, avait épousé Marguerite de Bourgogne, fille de Robert, duc de Bourgogne. Philippe, comte de Poitiers, son second fils, avait épouse Jeanne, fille d'Othon, comte de Bourgogne. Charles, son
* Grandet Chron, de H. P. Paris.
' GuiU. de Nangis.
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troisième fils, avait épousé Blanche, sœur cadette de Jeanne. Ces trois princesses furent accusées d'infâmes commerces, et Féclat de leurs désordres appela d'atroces punitions : le roi les fit arrêter. En fait de répression des scandales, le scandale ne lui faisait point de peur. Cependant Jeanne fut trouvée innocente. On poursuivit les deux autres avec leurs complices. Toute cette justice fut effroyable. Deux frères, Philippe d'Aulnoy et Gautier d'Aulnoy étaient les deux criminels qui avaient souillé les couches royales : Philippe, celle du roi de Navarre; Gautier, celle du comte de Poitiers. Us avouèrent leur crime, qui durait depuis plusieurs années. On se hâta de les punir. Les malheureux furent publiquement écorchés vivants. On les mutila, on leur trancha la tête, et puis on les traîna au gibet, où, ainsi dépouillés de leur peau , on les pendit par les épaules. Et ce ne fut pas la seule expiation de leur adultère. Un huissier, leur confident, et un grand nombre de personnes des deux sexes, nobles ou non, leurs auxiliaires, furent livrés aux tortures; Thuissier fut pendu au commun gibet des larrons ; entre les autres coupables, quelques-uns furent noyés; d'autres furent mis à mort secrètement ^ Tous ces supplices jetaient sur cette fin de règne quelque chose d*eSrayant et de sinistre, et c*était ure singulière fatalité de voir ce roi, qui ne manquait ni d*habileté, ni de politique, ni d'humanité même, précipité en des actes de punition qui ressemblaient à des barbaries. Tout ce qu*ose dire Thistoire , c'est qu'il punissait des crimes réels. Mais il n'y a pas moins à gémir sur cette lugubre justice, et si l'histoire n'a pas mis Philippe le Bel entre les rois méchants, elle doit le mettre entre les rois infortunés.
Il mourut à Fontainebleau peu après ces tristes événements. Les médecins ne connurent point sa maladie ; « elle fut pour eux et pour beaucoup d'autres le sujet d'une grande surprise et stupeur '. » D'avance rimagination pu •
■ Goillaume de Ntngls. — Grandes Chron, * Guill. de NaDgis.
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blique avait entouré ses derniers jours de mauvais présages. On disait que des templiers, du haut de leurs bû* chers, l'avaient ajourné devint Dieu, ainsi que le pape, avant un an et un jour^. Lh poésie s'est eânparée de ces imprécations des victimes; Thistoire n*a pas besoin de les ajouter à ses drames. Au reste, avant de mourir^ Philippe le Bel avait pourvu à la succession du royaume par un testament plein de sagesse. Il appela son fils pour loi redire quelques-uns de ces conseils que la mort rend si so* lennels et si vénérables. Il lui léguait la réparation de beaucoup de maux, de la maltôte surtout, dont le nomFavait souvent troublé. Il lui rappela les devoirs d*un roi chrétien, et lui recommanda entre les saintes Eglises coXhoUques, l'Eglise de Sainte-Denis. Ses derniers moments furent pleins de ferveur et de piété. Son corps fut porté au tombeau des rois; il avait voulu que son cœur fût déposé à Poissy, dans Téglise qu'il y avait fondée naguère.
Philippe le Bel avait régné vingt-neuf ans; il en avait quarante-six. Ce ne fut point un roi vulgaire. U eut quelques-unes des qualités que l'on recherche dans les grands rois : le courage, Factivité, l'énergie; mais il poussa à l'extrême le sentiment de l'indépendance. La monarchie du moyen âge avait changé de nature. Lorsque les rois se furent affranchis de la papauté, quelques-uns voulurent la dominer; Philippe le Bel voulut la flétrir. Ses luttes avec Bonifacp, et sa rancune contre sa mémoire, troublèrent tristement sa vie. 11 eut le génie de la politique, mais avec de la violence et quelquefois avec de la tromperie. Cependant il ne fut pas sans vertus. L'histoire a tendu hommage à la pureté de ses mœurs et à la sincérité de sa foi. Cest son caractère qui reste le plus exposé à la sévérité des jugements. Lorsqu'il fut juste, il fut terrible; fl ne punit que par des supplices. On croit voir en hri me sorte (Tinsensibilité froide qui le rendait tenace et inexorable. Conme législateur, il mérite un examen attentif de l'hifr* toire. n donna le premier aux paiiemeats une existence
« Hisî. tmplar. NieoL GûrikH.
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publiqae et définitive, en distinguant en em le caTactëne judiciaire et le caractère politique, rtm permanent, Tautre accidentel et transitoire *. C^est une distinction que^ dam la suite, les parlements eurent peine à accepter, parcs qu'ils tendirent à concentrer en eux la* double puissance de faire la loi et do rappliquer; prétention énorme, d*o% Tinrent des conflits. Philippe le Bel s*était proposé de rendre réguliers ces recours à la justice royale, sagement provoqués par la politique de Philippe Auguste et de Louis K, et le parlement, qui suivait le roi pour cette justice suprême, fut tellement constitué qu'il n*eut plus à quitter son siège, et son siège fut au palais. Ce fut là une admirable pensée. Elle rendait le roi présent aux sentences; et puis, comme la juridiction royale avait fini par embrasser toute la France , il fallut plusieurs parlements * institués d'après le principe de souveraineté royale en matière de judicature. Quant au parlement politique , il avait quelques éléments communs avec le parlement judiciaire; mais il en avait d'autres aussi, pleinement séparés. Les pairs faisaient partie du parlement , mais pour siéger en des cas exceptionnels, et pour connaître de certaines causes qui touchaient à la constitution do l'Etat. La cour des pairs, tonte comprise qu'elle était dans le parlement, avait pourtant un droit supérieur ; mais, dans la suite, il se fit une fusion de tous ces droits, ou , du moins, il ne resta que des prétentions qui luttèrent vainement contre la puissance judiciaire du corps tout entier.
Ces souvenirs ne sont point indifférents à l'histoire de la civilisation moderne. Dès cette époque, on trouve la lutte de la science civile et de la science ecclésiastique , et cette lutte explique peut-être la conduite des jurisconsultes par rapport au pape. Nogaret , Pierre Flotte et du
• Ordonn, de 1302. Voir sur cette ordonn. dans Vîntroduction a\uù lettres de d'A .uesstau, dp M. RiTes , conseiller à la Cour de cassation; travail grave et juil.cieux.
* Ordonn. de t:nm, Ins^tHaantle parlement de Tonlonse. — Etablissement de l'ËcHiQuu.R de Rouen , qui fut le parlement sous Louis XII. •» Grands joirs de Troyes, etc.
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Plessis , qu*oii appelait ehecaiien k lois , n'auraient point été si violents contre Boniface, s*ils n'avaient été des lé» gistes. Ce besoin de séparation entre le droit ancien et le droit nouveau faisait des antipathies oh Ton aurait tort peut-être de ne voir que de la méchanceté et de la haine. Ces mêmes hommes , Ardents à outrager et à flétrir le pontificat catholique , voulaient pourta A rester chrétiens. La science humaine faisait ce qu'elle a fait toujours : elle pensait se suffire à elle-même , et ne supportait point Tidée d'un enseignement dogmatique auquel dussent se soumettre les autres enseignements ; ce n'est pas la der* nière fois que nous aurons vu des hommes doctes s'attaquer à l'Eglise et à ses pontifes, par vanité plus encore que par colère.
Nous pourrions suivre le même esprit d'indépendance dans la marche de toutes les idées. L'enseignement uni* versitaire grandissait , même en s'affranchissent de TE* glise qui l'avait institué. La clergie faisait la guerre au clergé.
L*Eglise n'en continua pas moins à favoriser les études. Nous avons vu qu'au plus fort des démêlés doBoniface et de Philippe le Bel le cardinal Lemoine, logat du pape, qui put à peine se montrer à Paris , y fonda le collège resté longtemps célèbre sous son nom. D'autres collèges furent fondés dans le même temps par de saints évêques * , et peu après le pape Clément Vérigeait l'université d'Orléans; mais, à mesure que* naissaient ces institutions, elles prenaient part aux luttes contre la papauté.
« Il est certain , dit Crevier , que ce sont les papes à qui l'université est principalement redevable des droits qu'elle a acquis pour ses suppôts sur une partie des bénéfices du royaume *. » Crevier parle ainsi , au sujet de Boniface, qui , entre autres griefs , reprochait au roi de ne point conférer les bénéfices à des docteurs en théologie, en droit
' VuyetrflûC. de VUniveniié^ par DubouUay.— fd.» par Crevier. ^ Le mot Université t Encyel, du xix* siècle, • Ibid.
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civil ou en droit canon , on à des hommes savants dans les lettres humaines. Et il semble donc que le pape restait le patron de la science. Mais les docteurs ne lui faisaient pas moins la guerre , et il est curieux de lire dans le même Crevier ]*histoire des batailles de Boniface et de Philippe ; le roi fut un sage politique, et Boniface un fou furieux! Tel est le jugement de Thistorien, et il avait été devancé par les appréciations universitaires du xiv* siècle.
On a dit déjà bien des fois que si la science alors se propageait, elle ne montait pas toujours. Crevier observe que lors de ces luttes célèbres, les cardinaux ayant dû répondre à des lettres qu*ils avaient reçues des étais do France, leur réponse attesta Tignorance de la noblesse française dans ces anciens temps. « Les cardinaux écrivaient en latin , dit-il , et ils recommandent à nos barons do se pourvoir d*un bon et fidèle interprète , qui leur rondo un compte exact du contenu de la lettre ^ » Cette remarque peut manquer de vérité absolue; et on trouve en ce siècle de nobles noms de chevalerie illustrés par les études. Mais les barons guerroyeurs eurent peu de souci de la science, et il n*est pas surprenant qu'il leur fallût un interprète pour entendre une lettre des cardinaux. 11 en serait de même en tous les temps , et aussi dans le ndlre , où les guerroyeurs ne sont pas tous des barons *.
Quoi quMl en soit , le règne de Philippe le Bel donna une grande impulsion à Fesprit humain. 11 lut malheureux par des procès publics pires que des batailles, et par des actes de justice pires que Timpunité. Mais raulorilc se fortifia, et Tunité de la monarchie ne fut point troublée. Philippe le Bel commença toutefois à ressentir quelques inconvénients de cotte unité , et le premier de tous , la
* Jlist, de V Université.
* a Jean de Moutluc , grefûer du parlement de Paris , s'avisa le premier de faite des recueils de plusieurs arrêts qu'U fit relier ensemble» et qiH se nommèrent Regestum , quasi iterum gestum , parce que r'ét > icnt des copies ; ils sont encore dans le dépôt do parlement, et on lei uuinciif les olim. > (Le prés. Hénant.) La langue laUne était la langae des parlements , et la magistrature touchait de près à la chevalerie.
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nécessité de la défendre par des armées et par des imp Ats. La science financière ne pouvait nattre brusquement, de façon à égaler les besoins â*une telle constitution de société. Le monarque y crut suppléer par M modification de la yaleur des monnaies , système lamentable, qui ne faisait que déguiser un pillage. Ce fut le grand malheur de son règne. Du reste , il avait grossi le domaine de la couronne. L'adjonction de la cité de Lyon fut un coup de politique. Le comté de Bourgogne lui vint par le mariage de ses deux fils cadets avec les deux filles d*Othon , et enfin il devint mattre des comtés d'Angoulème et de la Marche par des combinaisons ingénieuses , auxquelles il sut Ater quelque apparence de,spohation.
n sembla tenir à peu de chose que Philippe le Bel ne {di un grand roi. Un certain goût des choses nobles et belles lui manqua peut-être. Il eut le goût des choses hardies. C'est le génie le plus facile quand on a de la pmV $ance ; il ne suffit pas à la conduite de Thumanité.