‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 8 sur 72 · Blois au · texte numérisé non relu

Blois au

60 HENNRI III (1574'- 1589).

Paris, c^était' que les états ne s*y tinssent point. Mais il avait pour cela ses raisons.

Les états de Blois ne furent composés que de ligueurs. Les plus violents ennemis du roi furent nommés présidents des trois ordres : le cardinal de Lorraine, Brissac, le héros des barricades, et le prévôt de Paris, nomndé par Guise, la Chapelle-Marteau. Le roi, dans une harangue habile et élégante, comme il savait les faire, se plaignit a de Tambition démesurée de quelques-uns de ses sujets. ]> C^était quelque peu hardi ; le clergé exigea que la phrase fût supprimée à l*impression. Puis on agita quelque temps la question de savoir si les états devaient procéder « par résolution ou par supplications adressées au roi, celui-ci n'étant que le président des états, lesquels ont tout pouvoir, i Cette question écartée, on demanda que les tailles fussent abaissées et que les courtisans rendissent gorge, c Le peuple disait Brissac au roi luimôme, est grandement refroidi de Tamour qu'il portait à ses princes; si cette assemblée est rendue illusoire, vous perdrez le reste de la foi et de l'amour que le peuple a encore pour vous. » Au dehors, c'était bien autre chose; les plus ardents des ligueurs parlaient de faire Guise connétable, et d'enfermer le roi dans un couvent, s'il résistait. La duchesse de Montpensier montrait, pendus à son côté, des ciseaux d'or dont elle devait « faire la couronne monacale de Henri *. »

des comtes de Blois < tout neuf, dit Jean d'Auton, et tant somptueux que bien sembloit œuvre de roi. > L'architecture du treizième siècle y est encore représentée par la colonnade de la salle des états ; le quatorzième a vu s'élever la galerie des ducs d'Orléans, et Louis XII a fait b&tir la façade orientale, où l'heureux mélange de la brique et de la pierre, l'originalité de l'ensemble, la délicatesse et la naïveté des détails laissent l'œil et le goût indécis entre cette construction et celle qui l'avoisine du roi François I•^ Celle-ci, riche de tout ce que l'art avait emprunté à la Renaissance italienne, sans répudier pour cela l'ancien style français, mente cependant plus d'attention. La façade du côté de la cour a peut-être un peu de lourdeur, mais elle se distingue par son magnifique escalier extérieur, à jour, qui est certainement une des pièces capitales de l'architecture de la Renaissance. Gaston d'Orléans fit élever le quatrième corps de logis sur les dessins de François Mansard. > (De la Saussaye, Histoire de Blois,)

1. Les états de 1588 demandèrent, comme ceux de 1576 et de 1560. le rétablissement des élections ecclésiastiques et l'élection pour les emplois de judicature^ la restitution du droit de justice civile aux corps municipaux, régalite des poids et mesures. Us voulurent que les ordonnances faites à la requête des états fussent immuables et n'eussent pas besoin d'être vérifiées en cour de parlement ; qu'il y eût pour les autres édits toute liberté de remontrances, et que les parlements ne fussent jamais contraints d'enregistrer,* que toutes les provinces pussent élire des pro-

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AlPMtlBat dn dne d« OntM (1588). ~ L'invincible Armada venait d'être détruite, on pouvait s'attaquer à Tallié de Philippe II. Quelquesuns voulurent mettra le duc de Guise en défiance :« 11 n'oserait,* répondit-il. Le roi osa.

* llyalongtemps, disait-il,que je suis sous la tutelle de messieurs de Guise, je suis résolu d'en tirer raison ; qui a compagnon a maître. ■ On lui proposait l'emprisonnement légal et le procès en forme. < Mettre le Guisard en prison, reprit-il, ce serait mettre dans les filets le sanglier qui serait plus puissant que nos cordes. » Il était décidé, s'il ne trouvai t personne pour frapper le duc, à faire le coup lui-même : le jour fut fixé au 23 décembre,

Le 22, onenge^^t encore le duc de Guise à s''éloigner de Blois.

t. Qui quitte la partie la perd , b dit l'archeïÈque de Lyon, et Guise ajouta : c Mes Escalier du cMUaa do Blois. affaires sont réduites

coreura avraic» auxquels Isl Mita serai.nt commnniqnis avuil d'étr» ïàrifié» BD parlement; quenfin il n'y e6l]Bin»li, pour quelque causa et 80US anelque forma qua ob »"it, àe leiis d'argent, saui le oonj des aiaweonéraïui- (A. Thiarry, HMmn du iitrt ital;f. Ul.)

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en tels termes, que quand je verrais entrer la mort par la fenêtre, je ne voudrais pas sortir par la porte pour la fuir. » Le roi l^avait averti que, se proposant d'aller passer la fête de Noël à Notre-Dame de Cléry, le conseil privé se tiendrait à six heures du matin. A quatre, le roi appela les Quarante-Cinq : a II n'y a aucun de vous, leur dit-il, qui ne soit obligé de reconnaître combien est grand l'honneur qu'il a reçu de moi, ayant fait choix de vos personnes pour confier la mienne à votre valeur et fidélité. Vous avez été mes obli« gés , je veux être le vôtre. Le duc de Guise est résolu de faire son dernier efibrt sur ma personne, pour disposer après de ma couronne et de ma vie. Je suis réduit à telle extré-* mité, qu'il faut que je meure ou qu'il meure, et que ce soit ce matin. Ne voulez-vous pas me servir et me venger? > Tous s'écrièrent qu'ils étaient prêts à tuer le rebelle. « Cap de Diou ! dit l'un d'eux. Gascon, nous vous le donnerons mort. » Le roi leur distribua lui-même des poignards et les posta dans son cabinet, dans sa chambre, sur l'escalier. En même temps, avec cette dévotion tout italienne qui mêle si aisément le crime et la prière, il faisait dire une messe par un de ses chapelains « pour que Dieu lui fît la grâce de pouvoir exécuter son entreprise. »

Le duc arriva plus tard qu'on ne l'attendait. Il reçut encore en route un billet qui lui annonçait son sort : « C'«st. le neuvième, » dit-il. Arrivé dans la chambre du conseil, il s^assit quelque temps. « J'ai froid, dit-il, le cœur me fait mal. » Quelques moments après, un secrétaire d'État vint le mander de la part du roi. Il passa de la chambre du conseil dans celle du prince, salua les gentilshommes et se dirigea vers la porte du cabinet où il supposait que se tenait Henri. Au moment où le duc soulevait la portière, un des Quarante- Cinq ' le saisit par le bras et lui enfonça son poignard dans le sein, en criant : « Traître, tu en mourras! » Tous les poignards se levèrent aussitôt. « Eh! mes amis, mes amisi » s'écrie le duc : et, bien que frappé de tous côtés, il entraîne ses meurtriers d'un bout de la chambre à l'autre , les bras tendus, jusqu'au pied du lit du roi, où il tombe expirant. « Ah I s'écrie le cardinal en entendant le bruit, on tue mon frère. — Le roi a affaire à vous, monsieur, répond le maré-

i. Les Quarante-cinq étaient la garde personnelle du roi ; Guise avait demandé leur licenciement.

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chai d'Aumont, ne bougez pas 1 > Et il le fit emmener. Le lendemain, on le tua à coups de hallebardes et Ton brûla les deux corps afin qu'on n'en fît point de reliques.

Le meurtre accompli, le roi sortit de son cabinet pourvoir si son ennemi était i3ien mort, et le contempla longtemps ; puis il courut dire à Cathenne de Médicis, qui, alors âgée de soixante-dix ans, se mourait : c Je suis redevenu roi de France, madame, ayant fait tuer le roi de Paris. — Ce n'est pas tout de tailler, mon fils, répondit-elle, il faut recoudre. »

AMassinat du roi Henri III (1589). — Tuer le duc de Guise, en effet, ce n'était pas tuer la Ligue. Henri III avait cédé au désir de se venger, plutôt quUl n'avait, par ce crime, accompli un dessein politique. « Morte la bête, disait-il, mort le venin! » Il se trompait; Guise tirait sa force de la Ligue, et non la Ligue de lui. A la nouvelle de sa mort, arrivée à Paris la veille de Noël, il y eut un moment de stupeur, puis la fureur éclata. Toutes les églises retentirent d'imprécations contre a le cauteleux cafard » et de lamentations au sujet des « deux frères martyrs de Jésus-Christ et du public. » Le fameux prédicateur Lincestre déclara qu'Hérode n'était plus roi de France, et il fit prêter à tous les auditeurs le serment de verser leur dernière goutte de sang pour venger la mort de Guise, c Levez la main, dit-il au président de Harlay, levez la main bien haut afin que le peuple la voie. ^ Des processions de nuit et de jour sillonnèrent la capitale. Dans l'une d'elles, cent mille personnes portant des cierges les éteignirent tout d'un coup en criant : c Dieu, éteignez ainsi la race des Valois. >

Les seize forcèrentp le conseil de ville à donner le commandement de Paris au duc d'Aumale, en attendant l'arrivée de Mayenne. La Sorbonne décréta c que le peuple français était délié du serment de fidélité prêté à Henri III. » Il était difficile d'ébranler la fidélité monarchique du parlement, on l'épura. Le gouverneur de la Bastille, Bussy-Leclerc se présenta au palais. Achille de Harlay s'y trouvait ; averti le matin de rester chez lui : « Je n'en ferai rien, dit-il, ils ne sauraient me prendre en plus digne lieu qu'en mon siège. » Lorsque Bussy-Leclerc lut ta liste de ceux qu'il venait arrêter en tête de laquelle était le président, cinquante se levèrent et le suivirent.

Henri III n'avait rien fait pour tirer profit du meurtre. Sa

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môre lui avait dit avant de mourir • qu'il lui fallait maîntonact promptitude et résolution, i 11 croyfût qu'il' était encore l'heure de négocier, et il écrivait à la fois au pape, à Philippe II, à Mayenne, à Henri de Navarre, même i la Ligue qui renvoyait dédaigneusement son héraut sans rentendr&. D'Epternon et quelques milliersde seigneurs accourus auprès de lui ne lui donnaient pas assez de force pour agir, car.

saut quelques villes, ce qui n'était pas à la Ligue appartenait aux politiques ou aux protestants, et l'excommunication lancée contre lui, pour le meurtre d'un cardinal, embarrassait jusqu'à ses amis. Il ne s'était donc point sauvé par le guet-à-pens de Blois, mais il avait sauvé la fortune du roi de Navarre dans les bras duquel il fut réduit à se jeter. Avant la derniÈre tragédie, le Béarnais avait été en de cruels embarras. Le triomphe do Guise ou des ligueurs eût causé sa ruine, ■ Le diable est déchaîné, écrivait-il (8 mars 1586), et c'est merveille que je ne succombe sous lefaix. Si je n'étais huguenot, je me ferais Turc. Ahl les violentes épreu-

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ves par où Fon sonde ma cervelle. Je ne puis faillir d^être hientôt ou fou, ou habile homme. Cette année sera ma pierre de touche. » Elle le fut. Il sortit de là l'homme qui sut mener si tien, à travers les écueils, sa fortune et celle de la France. Henri HI reçut le Béarnais à Plessy-les-Tours, après lui avoir livré le passage de la Loire à Saumur*, en lui donnant cette ville et son fort château comme place de sûreté. Le roi de Navarre arriva habillé comme un soldat, le pourpoint usé sur répaule et aux côtés par la cuirasse, un manteau d^écarlate, un chapeau gris avec un panache blanc. Il se jeta aux pieds de Henri III, qui le releva en l'appelant son frère, c La glace est rompue, écrivit-il à Mornay, non sans nombre d'avertissements, que si j'y allais j'étais mort : j'ai passé l'eau en me recommandant à Dieu. »

La réunion de l'armée protestante et de l'armée royale sous le même étendard changeait complètement la nature de la guerre. Ce n'était plus le protestantisme féodal, c'était la Ligue démocratique qui menaçait la royauté; la monarchie entrait en lutte avec les masses catholiques révoltées contre elle. Henri III rappela à Tours son parlement inutile et lança un manifeste contre Mayenne et les chefs de la Ligue. Le Béarnais conduisit rudement la guerre, Pithiviers, Étampes, Poissy furent enlevés dé vive force. Pontoise fit une énergique résistance. Le roi de Navarre faillit y être tué : une arquebusade, qui lui était destinée, jeta mort un colonel huguenot sur l'épaule duquel il s'appuyait, en observant la place. En deux mois, il fut maître du terrain entre Loire et Seine, et 15 000 Suisses ou lansquenets arrivèrent. Le soir du 30 juillet 1589, les deux rois avee 40 000 hommes, parurent en vue de Paris. Ils s'emparèrent du pont de Saint- Cloud, et les Parisiens purent voir la longue ligne des feux ennemis s'allumer et s'étendre en un vaste demi-cercle, sur la rive gauche de la Seine, depuis Argenteuil jusqu'à Vaugi-, rard. Le roi de Navarre établit son quartier à Meudon, Henri III à Saint-Cloud. En contemplant de ces hauteurs la ville qui l'avait si ignominieusement chassé, il s'écria ; « Paris, tête trop grosse pour le corps, tu as besoin d'une

1. Henri en donna le gouvernement à Duplessis-Mornay, une des plus pares renommées de ce temps, et qu'on appelait le pape des huguenots. Il fit de Saumur, où il resta jusqu'en l62t, la métropole des calvinistes français. Il y fonda une académie protestante qui devint célèbre dans toute l'Europe et mit le château à peu près dans l'état où nous le voyons aujourd'hui.

saignée pour te guérir et purger TEstat de ta frénésie. » C'est bien une Saint-Barthélémy qu'il comptait recommencer, mais cette fois contre les ligueurs. Dans Paris même ses amis ne s'en cachaient pas* Ils disaient qu'avant trois jours il y aurait tant de pendus, qu'on ne trouverait pas assez de bois pour les gibets. Il avait mandé à la duchesse de Montpensier qu'il la ferait brûler vive le jour de son entrée. A quoi elle avait répondu qu'elle ferait du pis qu'elle pourrait pour le garder de passer les barrières.

Cependant la grande ville était atterrée; le peuple avait perdu de son énergie ; mais la fureur s'était concentrée dans les chefs et au fond des cloîtres. La duchesse de Montpensîer n'épargnait rien pour entretenir l'exaltation des prédicateurs. Un bras fanatique se fit l'instrument de la fureur commune, et mit en pratique la doctrine du tyrannicide plus d'une fois soutenue dans l'école et dans la chaire.

L'assaut devait être donné le 2 août. La veille, au matin, un jeune frère du couvent des Dominicains, Jacques Clément, sortit de Paris et se dirigea vers Saint-Cloud. Suivant les récits royalistes, il allait exécuter un projet conçu par Mayenne et la duchesse de Montpensîer. Il s'y était préparé par le jeûne et les sacrements. Il était muni d'une fausse lettre du président de Harlay pour Henri III et fort bien renseigné. Conduit au roi, il déclara qu'il avait à lui dire « en secret des choses d'importance. > Les gardes s'éloignèrent, et, au moment où le roi s'approchait, l'assassin tira un couteau de sa manche et le lui plongea dans le bas ventre. « Le méchant moine, s'écria le roi, il m'a tué ! » Henri arracha lui-même le fer de la plaie, d'où les entrailles sortirent aussitôt, et frappa son assassin au visage. Les gardes, accourus au bruit, massacrèrent le meurtrier sur la place.

On crut d'abord que la blessure ne serait point mortelle ; mais bientôt une fièvre violente saisit le malade et annonça une fin prochaine. Henri de Navarre se rendit auprès de lui. « Mon frère, dit le roi, vous voyez comme vos ennemis et les miens me traitent ; soyez certain que vous ne serez jamais roi si vous ne vous faites catholique. * Puis se tournant vers ceux qui l'entouraient : « Je vous prie, leur dit-il, comme mes amis, et vous ordonne, comme votre roi, de reconnaître après ma mort mon frère que voilà ; pour ma satisfaction et votre propre devoir, je vous conjure que vous

lui prêtiez serment en ma présence. Jt Tous jurèrent. Il expira dans la nuit; il était âgé de trente-huit ans et en avait régné quinze. La race des Valois était éteinte.

La vieille Catherine de Médicis était morte six mois auparavant, le désespoir dans Pâme, sous la malédiction du cardi* nal de Bourbon, qui l'accusait d'avoir amené les Guise à la boucherie, et elle n'avait pas eu la consolation de penser que sa coupable vie avait été utile aux siens. Elle voyait, après trente années d'efiforts, de ruses, de crimes pour affermir le pouvoir de ses fils, sa race menacée dans son dernier rejeton, le royaume déchiré, la couronne avilie, et la Ligue ou les huguenots prêts à triompher.

Catherine de Médicis a eu pourtant un apologiste qu'on ne s'attendait guère à lui trouver, Henri IV. Un jour, en 1600, que le président de Groulard rappelait au roi les maux déchaînés par elle sur la France : « Mais je vous prie, dit-il, qu'eût pu faire une pauvre femme ayant, par la mort de son mari, cinq petits enfants sur les bras, et deux familles qui pensaient d'envahir la couronne, la nôtre et celle des Guise? Fallait-il pas qu'elle jouât d'étranges personnages pour tromper les uns et les autres, et cependant garder, comme elle a fait, ses enfants qui ont successivement régné par la sage conduite d'une femme si avisée ? Je m'étonne qu'elle n'a encore fait pis I » C'est après tous ses malheurs que Henri parlait ainsi, quand c l'expérience des choses du monde lui avait appris d'être plus prudent que vindicatif*. » Mais c'était oublier bien légèrement ses amis égorgés, et pour un brave soldat comme lui, qui n'avait sur les mains que du sang loyalement répandu, c'était pousser bien loin le respect de l'habileté. Il est vrai que lui aussi a joué bien des personnages*.

t. Lettres d'oct. 1605, au landgrave dé Hesse. Notons en passant que ' Henri IV n'était parent de Henri III qu'au vingt-deuxième degré, ce qui, d'après le droit civil, lui eût été tout droit à rhéritage privé du dernier des Valois.

3. Faits divers. — Rédaction du code Henri III par le président Brisson. — Un édit de 1581 proclame la Permission de travailler un droit royal et assujettit, en conséquence, les gens de métier à certaines redevances envers le fisc. — 1587. Création d'une chaire d'arabe au Collège * royal

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