I. • Leplui grand sbiUcIa t l'allUn
m«intenïnt en France pour SB créer u
lanse niBrilinic imposiDM. Chaque un qoa la
Tai«, ptrfiéiuera 11 taloiisie estr* Ih âiMii nation
BT CONQUËTSS DB 1661 A 1679. 24)
lira lour roi, euchilDÔ à l'allimce da ce redouUbls voiain, l'oppoaition nitipn^e deTeoait tona lu joun pins vive H la ParlUMnt. CharlM II diiût trâtenMnt à I'uiil»ssa> ir fringùi, M, da Ravigny (6 inin 1679)) que, ■ pressé par ■qjeta, U ttait coEome une place assiégée qui ne peut • M détendre. > Dès 1674 il «vail eeaaé d'agir contra les
Port* Kotn-Dini*
Itndais ; en 1678 il fui foreé de a'unir fc eux, de consentir nariage de sa nièce, Marie, arso la stathouder, et de ■« anr contre la France (janner 1678).
'rmltb 4e lVlM*|;«e (1««6) | pMl«aBU*K c«B«r«la ?•]• — Alon Louis XIV proposa la paix aux Provincesas. Le prioM d'Orange devait son élévation à la gœrra; isaya de rompre les oégociaiioDS en surprenant à Saint-
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istiatioDs licencièrent leurs Iroupes, LouiBgwdales sienoei
CttUdral* ds Strubaorg.
a temps de conquêtes. L«s derniers truUi
246 iiehnllue l'AHTie
lui avaient livrA ud «rUin Dombre d« vUlea et de caiilw avêe I«ur« dépendancM. Pour rechercber quellea 4
dépendances, il établit h Tournai , à Mctx. à Brisach <A i lançoD des clmoibres dites de réunion, parce qu'elles fi chargées de réunir ï la France les ierreu qu'on prèttn démembrées des Tilles de Flandre, des TroÎ4-livè«hè«, dr 1 l'Alsace et de la Franche-Comté. Des princes aliuiiands, W* J lecteur palatin, le roi d'Espagne, durent comparsltre £ procureurs, pour justiBer de leurs litres; et des arrït», I tenus par la force, donnèrent ft Louis X[V i-ingt villes In^
tantea, Sairebrack, Denx-Ponte, Luiembourj?, 1
Strasbourg, qui devint si vile one de nos villes les plus fc^ ^ises et dont Vauban fit le boulevard du roysiune HVÏt ^ Rhin (1681). '
En Italie, Louis XIV acheta Casai, duns le IMorilfarra(.É duc de Mantoue, pour dominer le nord de la P6niiisutn4)"' Piémont, iju'il tenait déjà par Pignerot (1981).
Bombardement d'Alger et de ti4u««. — Sur J'ai points se montrait le drapeau de la France, «(pour i plus léfriliroe. Les Barbaresquesavaiont reciimmeneé t pirateries. Le vieuï Duquesne fut envoyé coiftrn rc marin obscur, Bernard Renau, vennii dlnveotvr un terrible de destruction pour les plaee» marilimes, I liotes à bombes. Alger fut bombiritt di;uï fois (1681-1 détruit en partie et obligé de rendre ses pnsoDiiieri ' et Tripoli éprouvèrent le même sort; l.i Mëijilttrr trouva encore pour quelque temps purgée d<; eorsaire». <
Une ville chrétienne tut traitée comiQe ces repuir pirates. Les Génois avaient vendu des »riues et <le la p< lux Algériens, et ils constniisaietit, dans leurs chanti^ quatre vaisseaux de guerre pour rEspague^ qui n'en *. plus. Louis XIV leur défen'dit d'armer ces ^.tlères , sur 8 refus, Duquesne et Seignelny hnctrent en - quelques jpt; 14000 bombes, qui renversèrent une purtio rir-s •< palais dé Gintt la Supcrtit (iùSk). IL Fallut Versailles demander pardon au roi, m.<!, qui ordonnait au premiei^mngislrat do < ' de la ville. On lui demaniïa ce qu'il IroiJ^.'i: . h VerBaillea : • C'ut^ m'V voir, •'t^pùndit-il.
Le pape même fut encore une fois humilié caiiitne prl 1 et blessé comme pontife. Les ambassadeurs catholli^ueft- i Rome, avaient élendo le drml d'asile Tit dé ffâhrfT" " '*■'
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de tout temps, et avec raison, à leur hôtel, jusqu'au quartier même qu'ils habitaient. InnoœntXI voulut détruire cet abus, qui faisait d'une moitié de la ville un repaire pour les criminels. Il obtint sans peine le consentement des autres rois: mais Louis XIV, déjà irrité oontre le pontife à cause de la régale (voyez, ch. un), répondit avec hauteur c qu'il ne s'était jamais réglé sur Tezemple d'autrui, et que c'était à lui de servir d'exemple. • U envoya le marquis de Lavardin, avec 800 gentilshommes armés pour se maintenir dans la possession d'un privilège injuste; le pape excommunia l'ambassadeur; le roi fit saisir Avignon (1687). Cette affaire s'arrangea sous le successeur d'Innocent XI ; mais ce pontife en conçut UB dépit profond qui ne fut pas sans influence sur la guerre de 16S8.
L'occasion de cette guerre fut, en effet, l'opposition faite par le pape au candidat de la France pour le siège archiépiscapal de Cologne, le cardinal de Ftirstenberg, qui nous avait déjà ouvert les portes de Strasbourg. Il avait été élu par la majorité du chapitre, quinze voix contre neuf obtenues par son concurrent, Clément de Bavière Innocent XI donna néanmoins à celui-ci l'investiture. Louis XIV protesta à main armée contre cette nomination et fit occuper par ses troupes Bonn, Neuss et Kayserwerth (octobre 1688). En môme temps il réclamait une partie du Palatinat au nom de sa belle-sœur, seconde femme du duc d'Orléans.
tilipiie d'Aii9sboav|p(1080). — Ces conquêtes faites en pleine paix, ces violences, cet orgueil, réveillèrent les craintes de l'Europe. On accusa la France d'avoir renversé la domination autrichienne pour mettre la sienne à la place et peser comme elle sur le continent- Dès 1681, l'empire, l'empereur Léopold, l'Espagne, la Hollande, même la Suède, conclurent, par les soins de Guillaume d'Orange, une alliance secrète pour le maintien de la paix de Niniègue. Personne n'osa porter le premier coup, et la diète de Hatisbonne (août 168^1) stipula une trêve de vingt ans qui laissa au roi Luxembourg, Landau, Strasbourg, Kehl et les autres villes réunies avant le 1*' août 1681. Son ambition ne s'arrêtant pas, ils se rapprochèrent davantage et signèrent la ligue d'Au<rsbonrg 9 juillet 1686); la Savoie y accéda l'année suivante, l'Angleterre en 1 689.
ËtAt iat^rlear de la France i mort de Colbert 'tOft3)« -^ Quelle était, dans ce moment critique, la situa-
tioD de la France? une sorte de fatigue commençait à m faire sentir dans cette société, si brillante encore et si prospère en apparence. Les dépenses 'ezcessiyes de la gnem précédente, le maintien coûteux d^une armée de 150000 bœnmes en temps de paix, les constructions, fastueuses comme celles de Versailles, de Trianon, de Marly, du LouTue et des Tuileries, ou utiles comme celles des ports, des places fortes, de rhôtel des Invalides, avaient détruit Tèquilibre des finances, forcé d^accroître les impôts, porté un premier coop à Ta^riculture et au commerce. Les épouTantables misera de 1662 reparaissaient. L'année qui suivit la paix, Golbert disait au roi que toutes les lettres venues 'des provinces parlaient des très-grandes souffrances du peuple. Mais LouisXTV faisait volontiers la théorie de sa pratique et aimait à ériger ses habitudes en principes de gouvernement. Pour Justifler les impôts illimités, il se fera bientôt donner, par la Sorbonne, une consultation doctrinale qui le déclarera mattn absolu des biens de ses sujets : pour mettre sa conscience en repos, au sujet de ses monstrueuses prodigalités, il répondait à Mme de Maintenon, qui lui demandait de rargent an nom des pauvres : c Un roi fait Taumône en dépensant beaucoup. » Mot précieux et terrible, dit Say, qui montre oonH ment la ruine peut être réduite en principe.
Colbert était donc fort mal venu à prêcher Téconomie. Des mouvements populaires, signes du malaise des peuples, qui eurent lieu en plusieurs provinces, ne servirent pas d*avertiisement. On les supprima avec cruauté, et on continua à élargir le gouffre du déficit. Colbert s'épuisa à trouver des ressources pour le combler : il fut obligé, lui aussi, de vendre des charges, de créer des rentes à un taux onéreux, d'augmenter la taille. 11 gémissait de ramener les finances à Tétai d'où il les avait tirées et de voir depuis la concession faite aux Hollandais, à la paix de Nimègue, la concurrence étrangère écraser de nouveau le commerce maritime et l'industrie nationale. Il succomba à la peine. Il mourut en 1683, à soixante-quatre ans, usé par l'excès du travail, et tué peutêtre par d'injustes reproches du roi. « Si j'avais fait pour Dieu ce que j'ai fait pour cet homme, disait-il avec amertume, je serais sauvé dix fois, et je ne sais ce que je vais devenir. » Il refusa de lire une dernière lettre que le roi lui adressait. Comme plusieurs de nos grands ministres, Golbert était impopulaire. Le peuple maudissait celui qui rédigeait
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les édlts bursaux, non celui qui les dictait; et en voyant Golbert amasser, au bout de vingt- deux annnées de charge, dix millions de fortune, on accusait sa probité au lieu de voir son économie. Il fallut enterrer la nuit, à la dérobée, avec une escorte, un des bienfaiteurs de la France, pour que la multitude furieuse nMnsultât pas à ses funérailles. Après lui son ministère fut divisé : le marquis de Seignelay, son fils, eut la marine; les finances furent confiées à le Pelletier (1683-1689), plus tard au comte de Pontchartrain (1689- 1699) : ces deux derniers lui succédèrent sans le remplacer. Dès ]*année 1689, la pénurie fut telle, que Louis dut envoyer à la Monnaie les chefs-d'œuvre en argent ciselé qui décoraient Versailles.
BéTocAlioB de l'édit de Mantes (1685). — Il y avait deux ans que Colbert était mort, quand Louis XIV commit la plus grande faute de son règne, la révocation de Védit de Nantes. Les protestants n'avaient pas remué durant les troubles de la Fronde, f Le petit troupeau broute de mauvaises herbes, disait Mazarin, mais il ne s'écarte pas ; » et il avait, en 1653, fait renouveler solennellement par Louis XIV rengagement de ne pas attenter à leur liberté de conscience '. Cependant il fut débordé dans les derniers jours de son ministère et il commença contre eux des mesures vexatoires qui, après lui, s'accrurent, mais ne se changèrent qu'au bout de vingt ans en persécution. Louis les haïssait comme hérétiques et comme suspects d'aimer peu le pouvoir absolu des rois. L^unité religieuse lui semblait aussi nécessaire que l'unité politique, c Dès 1661, dit-il dans ses àlémoires, je formai le plan de toute ma conduite envers mes sujets de la religion prétendue réformée. Je crus que le meilleur moyen pour les réduire peu à peu était, en premier lieu, de ne l(;s presser par aucune rigueur nouvelle, de faire obsen^er c<', 'ju'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur r ien accorder au delà et d'en renfermer même rexéculion iriiis les plus étroites bornes que la justice et la bienfaisance I*» pouvaient permettre. Quant aux grâces qui dépendaient •le moi seul, je résolus de ne leur en faire aucune, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d'eux-même.^ et sans violence, si c'était avec quelque bonne raison qu'ils
1. En 1644, for neaf oa dix maréchaax, il y avait cinq protestants, la Force, Ch&tilloo, Turenne, Ga«9ion, RanUaa.