‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 25 sur 73 · DERNIERE PARTIS DU RÂGHB · texte numérisé non relu

DERNIERE PARTIS DU RÂGHB

Aux malheurs nalionaux Tîni oT le rOt dt

cruelles afflictions domestiques : ii pe ..Is unique, la

grand dauphin (U avril 1713) ; la seconde dauphine iW 13 ttvrier !7ia), et son mari le duc de Bourgogne (le 18);teui nia aîné le duc de Bret^ne (8 mars) ; le duc de Berry, 6hé« grand dauphin, eu 1714. De sa nombreuse famille, il neres tait à Louis que son petitJls, Philippe V, roi d'Espagne, el son arriëre-petit-fils, le duc d'Anjou, alors Agé de S ans, rfiri fut LoutB XV.

Tant de pertes arrivées coup sur coup décidèrent le roià prendre une mesure qui était un nouvel attentat à la mon^ lité publique et comme une réhabilitation de l'adultère : sa Sis lé^timés, le duc du Hùne et le comte de Toulouse, a' de la marquise de Hontespan, furent déclarés héritiers de couronne à défout de princes du san^. Il les appela, par ai testament, à faire partie d'un conseil de régence, composé en majorité de leurs amis et dont le duc d''Orlâans, son d^ veu, n'eut que la présidence ; le duc du Maine obtint en outre la tutelle et une autorité sans contrôle sur la mùson militaire, avec la surintendance de l'éducation du jeune rot, dont le maréchal de Villeroi était nommé gouverneur. Ge testament était un acte malheureux ■. Il faisait planer sur le duc d'Orléans le soupçon de vouloir supprimer l'héritier légitime pour prendre sa place et il organisait la guerre au sein même du gouvernement Louis XIV léguait l'anarchie h la France.

H«Ft ém roi (ItlS). — Louis 1 tembre 1715, à l'âge de 77 ans, laissait la France dans un épuise était ruiné et semblait n'avoir d'autr* n queroute. Avant la guerre de la suecawio», Vaâbtt tetfdl déjà : ( Près de la dixième partie du peuple eit réMtoà mendier; des neuf autres parties, ànq ne iiiimiiiiiI MwnM mône à celle-là, dont elles ne diffbrent guÂr«; troUadaHHt malaisées ; la dixième ne compte pas plus de lOOlKO tÊttSfÊÊ, dont il n'y a pas lOOOO fort à l'aise*. • Qn» tià' H:tW<i

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2. ilifiw royala, ceUwtion in itonamltUi, 1. 1, p. S4> — FImIm M- Tait in rot, an ltB4: ■ VoipgD]i1a> miunnt da Itlm.U- tnadHlMW ait pretqua abuidoonée; InTiUaa at In otinpiffaaa ■■ tAlfl^<,.Mi

GOUVERNEMENT DE LOUIS XlV. ^S?

eo 1715, après cette terrible guerre où Ton s'était vu contraint d'emprunter à 400 pour 100 ', de créer de nouveaux impôts, de consommer à Tavance les revenus de deux années, et d'élever la dette publique à la somme de 2 milliards 400 millions, qui feraient aujourd'bui près de 8 milliards?

L'acquisilion de deux provinces (Flandre, Francbe-Conité) et de quelques villes (Strasbourg, Landau, Dunkerque) n'était ptB une compensation à de si affreuses misères, et, en se souvenant de l'état de l'Europe en 1661, on pensera que Louis XIV n'a pas tiré de la situation tout ce qu'elle offrait d'avantageux pour la France. Mais les fils oublient bien vite les BOuiTrances de leurs pères; les générations suivantes ]|*ont voulu se rappeler que tant de victoires, l'Europe bravée, la France pendant 20 années prépondérante, enfin l'éclat incomparable de èette'cour de Versailles et ces merveilles des lettres et des arts qui ont fait donner au dix-septième siècle le nom de siècle de Louis XIV. C'est à l'histoire de montrer le prix dont la France a payé l'œuvre impossible de son roi : au dehors, dominer l 'Europe, ce qui amena les haines, les coalitions, enfin les désastres des dernières années; au dedans, asservir les volontés et les consciences,,ce qui provoqua la terrible réaction de l'âge' suivant.

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