‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 35 sur 73 · Le mot est d'un ennemi de la Révolution, de Rivarol · texte numérisé non relu

Le mot est d'un ennemi de la Révolution, de Rivarol

3. Nos meilleurs maréchaux au dix-huitième siècle, le maréchal de Saxe et le comte de Lowendal, n*étaient pas Français; le comte de Saint-Germain, qui servit tant à l'étranger, l'était à peine; le duc de Broglie était d'une famille originaire du Piémont, naturalisée seulement depuis f68S. Gribeauval, le réformateur de notre artillerie, entré comme volontaire dans le Royal-artillerie, en 1732, resta dix-sept ans officier pointeur, et c'est au service de l'Autriche, dans la guerre de Sept ans, qu il gagna sa réputation.

L'œuvre principale de la royauté, dans la société moderne, avait été de fonder Tunité de territoire et Tunité de commandement, en renversant la féodalité qui faisait de chaque fief un État et qui donnait mille chefs à chacune des nations européennes. Cette lutte, commencée en France au douzième siècle, fut achevée au dix-septième, par Richelieu et Louis XIV. Mais la féodalité vaincue laissa le sol couvert de ses débris. Partout pour les personnes et pour les choses existaient les plus choquantes inégalités, la plus étrange confusion.

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