‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 48 sur 73 · L*ASSEMBLÉE CONSTITUANTE · texte numérisé non relu

L*ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

actifs étaient éligibles. Les domestiques étaient exclus des assemblées primaires.

La constitution de 1791 , qui conservait plus de deux millions d^électeurs, était odieuse à la cour et à TEurope comme trop révolutionnaire; mais elle Tétait aussi aux doctrinaires républicains, surtout depuis le 17 juillet, comme trop aristocratique. Les uns lui reprochaient d'avoir ruiné tous les abus; les autres d'avoir marqué une limite, quelque bas qu'elle Peut placée, à Texercice des droits politiques.

Clôture de la Constituante (30 septembre 1901). — La Constituante fmit dignement par des paroles de liberté et de concorde. Elle proclama une amnistie générale, supprima les entraves mises à la circulation , et effaça , pour rappeler les émigrés à la patrie, toutes les lois d^exception ; mais ils ne Tentendirent pas.

La Constituante n'avait pas compté avec le temps, ce grand maître des choses humaines ; elle a droit pourtant» malgré ses erreurs, à notre reconnaissance, car, si ses réformes politiques ont péri presque toutes, ses réformes civiles ont survécu consacrées par le Code Napoléon, dont les auteurs ont suivi les grands principes qu^elle avait posés.

Parmi ses membres s'étaient particulièrement signalés: Siéyès, Mounier, Malouet, Cazalès, Maury, Barnave, les deux Lameth, Lally, Duport et surtout Mirabeau qui, s'il eût vécu, eût peut-être réconcilié la royauté et la révolution. Elle est de Mirabeau, cette belle formule de Tère nouvelle qui semblait s'ouvrir pour les peuples : f Le droit est le souverain du monde. »

La Constituante avait interdit la réélection de ses membres, désintéressement imprudent qui allait priver l'Assemblée nouvelle des lumières et de l'expérience si chèrement acquises par les vétérans de la révolution.

494 l'assemblée législative

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