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CLOTAIRE II, DAGOBERT, JETC

son principal conseiller révoque de Paris, et Bathilde se retira dans le monastère de Chelles* qu'elle avait fait cons* ' truire.

^ Ërkinoald était mort en 659; Ébroïn avait eu sa place. w/i>'était un ambitieux plein de talent qui se proposa de relen/'i ' yer la royauté dont il disposait, puisquHl n'y avait alors que des enfants sur le trône : Glotaire III, en Neustrieet en Bourgogne, et, depuis 660, Childéric II, en Austrasie. Les leudes avaient ce qu'ils désiraient : des rois sans pouvoir. L'aristocratie alors, c'estnà-dire l'anarchie, triomphait. Ébroïn entreprit de mettre un terme à cette turbulence des grands : il exila les uns, dépouilla les autres, en fit périr beaucoup, et, avec un remarquable esprit de gouvernement, refusa de donner les charges de ducs et de comtes à ceux qui possédaient de grands biens dans les provinces dont ils demandaient le conmiandement.

A la mort de Glotaire III, en 670, au lieu de convoquer au moins les principaux de la nation pour proclamer un nouveau roi, il plaça sur le trône, de sa seule autorité, un troisième fils de Glovis II, Thierry III. Ainsi la charge de maire du palais, que les grands avaient portée si haut, pour s'en faire au besoin une arme contre la royauté, se tournait con-

' tre eux, et Ébroïn reprenait les desseins de Brunehaut contre l'aristocratie franque. Gelle-ci n'était pas disposée à descendre du rang où elle s'était placée. Dans les trois royaumes, leudes et évoques s'armèrent contre Ébroïn, sous la direction de Léger, évèque d'Autun. Surpris par une agression soudaine, il n'eut le temps ni de se défendre ni de fuir. Le maire et son roi furent arrêtés, tonsurés, enfermés comme moines, Thierry à Saint-Denis, Ébroïn au monastère de Luxeuil ; Ghildéric II d'Austrasie fut seul roi (670).

Mais la querelle recommença bientôt entre les leudes et leur nouveau roi ; saint Léger, accusé de trop de complaisance pour les grands, fut enfermé au même lieu qui servait de prison à Ébroïn. Les deux ennemis se réconcilièrent pour un moment. La mort de Ghildéric II, tué avec sa femme et

y ' son fils par un noble neustrien qu'il avait fait battre de ver-

\ *%es, leur ouvrit les portes du cloître de Luxeuil (673). Il y

'"^ 1. Cette abbaye, qui, rebâtie au treizième siècle et plus tard , était

tres-considérnbîe et très-riche, n'existe plus. On montre à CheUes, dans l'église de Saint-André, les reliques de saint« Bathilde et le chef de taint tloi.

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n\t alors une telle confusion « qu*on crut que la venue de rAnlechrist était proche, i ÉbroTn, comme le plus habile, réussit le premier à dégager de ce chaos son pouroir. Il recommença la lutte au nom d^un ills supposé de Clotaire III, battit les leudes, fit crever les yeux à Léger, plus tard le fit décapiter, ce qui valut k Tévèque le titre de saint (678), puis, abandonnant son faux roi, reprit Thierry III.

ÉbroîQ avait dompté Taristocratie en Neustrie et en Bourgogne, mais celle d'Austrasie n'était pas si facile à abattre. Après la mort violente de Dagobert II, assassiné en 678, les grands d'Austrasie, renonçant à des rois qui ne savaient pas les défendre, ou qui les opprimaient, avaient donné à leur maire Martin et à son cousin Pépin d'Héristal, tous deux petits-fils de Pépin de Landen et de Tévôque Arnulf, le titre de ducs des Francs. Nombre de leudes neustriens avaient fui en Austrasie. Une armée sortit, en 680, de ce pays pour attaquer Ëbroîn, mais elle fut défaite à Latofao en Laonnais, et Martin, attiré à une conférence, fut tué en trahison par Ébroin. Le maire du palais de Neustrie fut lui-même assassiné Tannée suivante, et avec lui tomba le dernier défenseur de la royauté mérovingienne, ^z*--^ d...

Bataille de Testry (699) f chute Irrémédiable dés roU de la première raee et des Pranet Menstrleasi prépondérance des Praiics austraslena o« rlpnatrMi. •— Berthaire, qui voulut continuer l'œuvre d'Ébroïn, n'avait ni son énergie ni ses talents. Quand Pépin lui demanda le rappel des laudes neustriens réfugiés en Austrasie, il répondit qull irait les chercher lui-même , et il entraîna à sa suite une armée nombreuse ; mais la France romaine^ comme on commençait à appeler la Neustrie, fut vaincue à Testry (près de Péronne) par la France teutonique (687). Cette bataille mit réellement fin à la première dynastie des rois francs. Car si les rois mérovingiens portèrent encore ce titre jusqu'en 752, ce fut sans y joindre môme une ombre de pouvoir. Dans cet espace de soixante-cinq ans, aucune réclamation ne s'éleva en faveur de cette race abâtardie qui semble m&me avoir peine h vivre. Prestpie tous ces princes meurent adolescente. Ceux qui atteignent trente ans sont des vieillards, et on s^é-

tonne de les voir arriver à ce grand âge.

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Austrasien, lançant un dernier coup de sabre, lui abattit le pied qui dépassait encore la porte. Le droit d'asile du saint lieu avait-il ôtéTiolô? Les Neustriens disaient oui; PAustrasien répondit qu'il avait respecté tout ce qui était en dedans ^fiu seuil sacré et frappé seulement ce qui était en dehors. On trouva qu'il avait raison.

Une action plus sérieuse s'engagea Tannée suiTante à Vincy près de Cambrai ; les Neustriens y éprouvèrent une sanglante défaite (717). Les Aquitains étaient venus à leur aide. Charles les battit tous ensemble, une seconde fois, près de Soissons (719). Il laissa aux Neustriens le fantôme de roi que Raginfred leur avait donné, Ghilpéric II, mais gouverna sous son nom. Des expéditions répétées contraignirent les Alamans, les Bavarois, les Thuringiens, à reconnaître la vieille suprématie des Francs. Les Frisons furent menacés, et six fois Charles pénétra sur les terres des. Saxons.

irtcioire de Poltiem les Pnuics sauvent 1» ehréiàmmiè de l'tnvasIoM mMalmane (988). — Mais sa plus grande gloire fut d'avoir sauvé la France de l'invasion musulmane que l'Espagne et l'Afrique venaient de subir. Maîtres de la Péninsule (pU)j après une bataille de trois jours, les Arabes ne s'étaient pas laissé arrêter par la haute barrière des Pyrénées; ils avaient pénétré en Gaule par la Septimanie, pris Narbonne, Carcassonne et Nîmes, assiégé Toulouse, presque détruit Bordeaux. Ils allèrent plus loin encore, jusqu'en Poitou, jusqu'en Bourgogne; Autan fut saccagé, et ils brûlèrent, en 731, l'église de Saint-Hilaire de Poitiers.

Le Mérovingien qui régnait à Toulouse, sous le titre de duc 4'Aquitaine, Eudes, vaincu sur les bords de la Garonne, se décida à recourir au puissant duc des Francs; et les représentants des deux grandes invasions germanique et musulmane, qui s^taient partagé l'empire romain, se rencontrèrent aux entrirons de Poitiers. Le choc fut terrible. Les peuples en gardèrent le souvenir comme celui de là plus terrible bataille du moyen âge ; il y allait en effet du salut de la chrétienté. Trois cent mille Sarrasins, disent les vieux chroniqueurs, avec leur exagération ordinaire, tombèrent sous l'épée. Le reste s'enfuit jusque sous les murs de Narbonne, et de toutes leurs conquêtes sur la terre des Francs, les Arabes ne conservèrent que la Septimanie ou la oôte qui s^étend du Rhône aux Pyrénées. Après eetie victoire, le duc

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lettres, U fût moins en état de juger des choses, celui-ci, fidèle interprète de la divine volonté, la lui faisait connaître avec exactitude, car il savait expliquer le sens des saintes Écritures et, avant d'être évèque, il avait exercé sans reproche les fonctions de maire du palais. Fort d'un pareil appui,V^^ ' Pépin imposait au roi lui-même le frein de l'équité, et Tem-^ fi péchait d'abuser de la puissance royale. Après la mort d'Ar- Dulf , il s'adjoignit le bienheureux Ghunibert, évèque de ' Cologne. On peut juger de quelle ardeur d'équité était enflammé celui qui donnait à sa conduite des surveillants si diligents et de si incorruptibles arbitres. Il vécut ainsi soi* gneusement appliqué à la pratique du juste et de l'honnête, et, par les conseils des hommes pieux, demeura constant dans l'exercice des saintes œuvres. »

La femme de Pépin de Landen, Itta, sa fille Gertrude, < l'épouse choisie du roi des anges, » comme dit le vieux chroniqueur, moururent en odeur de sainteté, et Pépin luimême fut canonisé. Arnulf l'avait été déjà; son petit-fils fut saint Wandrille.

Il n'y a point à s'étonner qu'une si sainte et si puissante maison se fût placée au-dessus de tous les grands d'Austrasie. Ses chefs avaient possédé héréditairement la mairie de ce royaume pendant le septième siècle : d'abord Pépin de Landen et Arnulf, ensuite Grimoald, qui s'était cru assez fort pour mettre son propre fils sur le trône; enfin Pépin d'Héristal, petit-fils d'Arnulf, par son père Anségise, et de Pépin le Vieux, par sa mère Begga. (Landen et Héristal sont deux petites villes aux environs de Liège.)

Sous la conduite de cette famille, qui doit son nom au plasDlustre de ses membres, Gharlemagne, la nation, allait rentrer, après un siècle et demi de guerres civiles/ dans la voie des conquêtes. La domination franque creûlaltde'loutes parts, ils la rétabliront ; l'autorité royale n'était plus qu'un titre, ils lui rendront sa force. En quelques années ils auront* élevé un nouvel empire presque aussi vaste que l'avait été l'empire d'Occident.

La période de deux siècles que cette maison remplit se présente avec trois caractères :

D'abord ce sont les efforts des premiers Carlovingiens pour replacer sous le joug des Francs les peuples qui s'étaient s^ranchis et sous l'autorité du prince les grands qui comptaient déjà ne plus obéir (687-768).

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. Viennent ensuite les conquêtes et les essais d^organisation de Charlemagne (768-814).

Sous ses successeurs, se voient le déchirement de Tempire par la révolte des peuples, la ruine nouvelle de rautorité royale par les usurpations des leudes, enfin le complet avortement de Fœuvre teutée par. les Carlo vijigiens (814-887).

Pépin d'Hériflfal (687*714]. — Après sa victoire sur les Neustriens, à Testry, Pépin, dit un chroniqueur, prit le roi Thierry lïl avec ses trésors et s'en retourna en Austrasie : toute la révolution est dans ces paroles. La royauté ne fut pas supprimée, mais le duc des Francs ne conserva un roi qu'afin de pouvoir montrer de loin en loin, au peuple assemblé, un prince du sang de Clovis. On a appelé ces princes les rois fainéants. Ils ne méritent pas que leurs noms soient tirés de Tobscurité où, de leur vivant même, ils étaient tombés.

Pépin avait deux choses à faire : reconstruire l'empire des Francs qui s'en allait en pièces, reconstruire l'autorité royale qui était en ruines. De ces deux choses, la seconde était plus difficile à accomplir que la première. L'aristocratie austrasienne consentit bien en effet à remettre sous le joug les populations du sud de la Gaule et les tribus germaniques qui s'étaient affranchies de la domination des Francs ; mais elle entendait que ce fût à son profit, non à son détriment. Or il arriva ce qui s'est vu souvent, qu'en aidant son chef à prendre la liberté des autres, elle lui donna la tentation et la force de prendre aussi la sienne. Cela ne se fît pas sous Pépin, mais cela était fait sous Charlemagne.

Tout en flattant les grands, Pépin rétablit l'antique usage des champs de Mars; il se donnait par là un appui contre l'aristocratie, dans la masse des hommes libres; et ce fut cette assemblée qu'il consulta chaque année sur la paix et Ja guerre.

. Les Neustriens cherchaient à se relever de leur défaite ; il essaya de les rattacher à sa cause en faisant épouser à son fils Drogon la veuve de leur dernier maire, Berthaire.

L'Aquitaine s'organisait sous des chefs nationaux, mais n'était point menaçante ; les tribus germaniques le devenaient. Ce fut contre celles-ci qu'il se tourna, c II ât beaucoup de guerres, disent les chroniques, contre Radbod, duc païen des Frisons et d'autres princes, contre les Suèves et

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plusîears autres nations. Dans ces guerres il fnt toujours vainqueur. »

De précieux auxiliaires l'aidèrent dans cette lutte: les missionnaires, qui clierchaient à gagner à rËvangile ceux que Pépin tâchait de gagner à la paix en les enfermant dans un grand empire. Saint Willibrod, nommé par le pape archevêque des Frisons, en 696, convertit Radbod.

MoFt de Pépin d>H6rl»tal (914)f Imflnrrectloii. ^ Pépin mourut en 714. Drogon, son fils aîné, était morr avant lui, et son second fils, Grimoald, avait été assassiné à Liège, pendant qn^il priait à Téglise. Grimoald avait un enfant en bas âge, Théobald : Pépin l'institua maire de Neustrie et d^Austrasie, sous la tutelle de son al'euie Plectrude. Mais ceux qu^avait contenus à peine la forte main de Pépin refusèrent d'obéir à une femme et à un enfant. Les Neustriens prirent un maire de leur choix, Raginfred, et se jetèrent sur TAustrasie par Vouest tandis que les Frisons et les Saxons Tattaquaient par Test. Les Austrasiens, ainsi pressés, laissèrent Ùl Plectrude avec Tenfant qu'on leur donnait pour chef, et tirèrent de la prison où Plectrude Tavait jeté, le vrai flls de Pépin, Charles, à qui Phistoire a conservé son surnom populaire de Marteau ou Martel, qu'il gagna par son courage et sa force dans les batailles.

<?hafloi Martel (915-741). — Il avait trente ans. C'était un vrai barbare, un rude soldat, c Guerrier herculéen, dit une vieille chronique, chef très-victorieux qui, dépassant les limites où s'étaient arrêtés ses pères et ajoutant aux Tictoires paternelles de plus nobles victoires, triompha avec honneur des chefs et des rois, des peuples et des nations barbares, tellement que depuis les Ësclavons^t les Frisons, jusqu'aux Espagnols et aux Sarrasins, nul de ceux qui s'étaient levés oonlare lui ne sortit de ses mains que prosterné sous son empire et accablé sous son pouvoir. » Charles eut d'abord le dessous. Les Neustriens et tes Frisons en" trèreni à la fois dans l'Austrasie et pénétrèrent jusqu'à Cologne. Il se r^ira dans l'impénétrable pays d'Ardennes, observant tout du haut de ses collines boisées, et attendant une occasion favorable* Un jour, avec 500 cavali^s seulement, il surprit; près d'Amblef l'armée neustrienne qui se laissa saisir d'une telle épouvante, qu'elle se mit à fuir de tous côtés. Une partie dea fuyards se jeta dans l'église d' A mblef,.Ua ^^m Umabmmi le âeoil en couraati qijiaod.un

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Austrasien, lançant un dernier coup de sabre, lui abattit le pied qui dépassait encore la porte. Le droit d^asile du saint lieu avaii-il été Tiolé? Les Neustriens disaient oui; PAustrasien répondit qu'il avait respecté tout ce qui était en dedans ^^u seuil sacré et frappé seulement ce qui était en dehors. On trouva qu'il avait raison.

Une action plus sérieuse s'engagea Tannée suivante à Vincy près de Cambrai ; les Neustriens y éprouvèrent une sanglante défaite (717). Les Aquitûns étaient venus à leur aide. Charles les battit tous ensemble, une seconde fois, près de Soissons (719). Il laissa aux Neustriens le fantôme de roi que Raginfred leur avait donné, Chilpéric II, mais gouverna sous son nom. Des expéditions répétées contraignirent les Alamans, les Bavarois, les Thuringiens, à reconnaître la vieille suprématie des Francs. Les Frisons furent menacés, et six fois Charles pénétra sur les terres des. Saxons.

irtciotre de Poltlem let WrmmeB «MiTcnt tm chvé- Ummtm de PtnTasIoH mwsaliMiiie (988). — Mais sa plus grande gloire fut d'avoir sauvé la France de l'invasion musulmane que l'Espagne et l'Afrique venaient de subir. Maîtres de la Péninsule ijpll), après une bataille de trois jours, les Arabes ne s'étaient pas laissé arrêter par la haute barrière des Pyrénées; ils avaient pénétré en Gaule par la Septimanie, pris Narbonne, Carcassonne et Nîmes, assiégé Toulouse, presque détruit Bordeaux. Ils allèrent plus loin encore, jusqu'en Poitou, jusqu'en Bourgogne; Aubin fut saccagé, et ils brûlèrent, en 731, l'église de Saint-Hilaire de Poitiers.

Le Mérovingien qui régnait à Toulouse, sous le titre de duc 4'Aquitaine, Eudes, vaincu sur les bords de la Garonne, se décida à recourir au puissant duc des Francs; et les représentants des deux grandes invasions germanique et musulmane, qui sciaient partagé l'empire romain, se rencontrerait aux environs de Poitiers. Le choc fut terribfte. Les peuples en gardèrent le souvenir comme celui de là plus terrible bataille du moyen âge ; il y allait en effet du salât de la chrétienté. Trois cent mille Sarrasins, disent les vieux chroniqueurs, avec leur exagération ordinaire, tombèrent sous l'épée. Le reste s'enfuit jusque sous les murs de Narbonne, et de toutes leurs conquêtes sur la terre des Francs, les Arabes ne conservèrent que la Septimanie ou la oôte qui s'étend du Rhône aux Pyrénées. Après cette victoire, le duc

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d'A^taine prêta sermeat d'obéissance au glorieux maire d« palaos d'Austrasie.

CoH^aèie 4e 1» Biivrf ogae et de 1a Prevenee (f SS*

939). — Les Bourguignons avaient refusé de se soumettre aux indignes successeurs de Dagobert; Charles tourna ses armes contre eux. Lyon, Vienne, Valence, ATÎgnon» reçurent garnison franque. Mattre aussi de la yallée du Rhône, il alla» quatre ans plu;» tard, chercher au delà du grand fleuve les vaincus de Poitiers; il pénétra dans la Septimanie, déman* tela Ntmes, brûla ses arénei^ sur lesquelles on voit encore les traces de Tincendie qu*il alluma, et détruisit les villes maritimea dé Maguelone et d*Agde. En 739, il acheva, par la prise des deux puissantes cités d* Arles et de Marseille, la soumission de la Provence : la réduction de la Septimanie était réservée à son fils Pépin.

Pour récompenser ses glorieux soldats, Charles leur distribua des terres ou bénéfices qu'il prit sur les immenses domaines de rËglise. Le clergé lui en garda rancune et maudit, la mémoire. Cependant il allait, quand la mort le surprit, passer les Alpes pour défendre le pape, qui rappelait contre le9 l4>mbarda-

Mwdrlim de Pépin le Bref (f «t^f «»)• -- Des deux fila aînés de Charles Martel, Tun Carloman, reçut i'Austrasie et les pays d>utre-Rhin ^ l'autre, Pépin, eut la Neustrie et la Bonigogne., Depuis la mort de Thierry IV, en 737, Charles Martel avait laissé le trône vacimt, Carloman fit comme lui. U n'avait pas besoin, au milieu de ses leudes germains, de cacher son pouvoir sous le nom dMn roi. Pépin le Bref, mattredes régions occidentales, voulut gagner les Neustriens en flattant leuf vieil attachement pour la race royale de Mérovée f il proclama Childéric IIL

Vielfelvca pn !•• Bavarois, lee AlamaBs et lee A««ltataa, ^ Les ducs des Bavarois, des Aquitains et des Alftmans refusèrent Tobéissance aux nouveaux chefs des Francs» Mais If^ai deux frères étaient unis, ils triomphèrent. Odion, doc des.Bayaress, se soumit; celui des Mamans fut dépouillé;. Hunald, duc des Aquitains, se retira dans un couvent. Car-» loman fit comme lui et s'enferma, en 747, au monastère du Moni-Cassia. 41 avait deux fils. Pépin s'empara de l'héritage I de son £rère, sans s'inquiéter des droits de son neveu, et, ' maître de toutrempirê, ^ngea à mettre un terme à la situation étran^ qui durait depuis la bataille, de Testry. Il y a^vail.

154 Î^ECONSTRUCTION DE l'eMPïRE ET DU POUVOIR.

Mérovingien fût devenu clerc volontairement. — Il dédaigne l'honneur d'être clerc, s'écria le saint; eh bien, il le sera malgré lui. » Pépin s'était chargé d'accomplir la prophétie.

TÂBLEiLU GÉNÉALOGIQUE DES MEROVINGIENS.

{La date qui »uit chaque nom^t celle de la mari,)

Clodion, 448.

Mérovée,4S6.

ChiMérie'I,48t.

Clovis I, 511.

iJ

THIERBY, ClodOMIR, CHILOEBERT 1, GLOTAIRE I,

roi d'Âiistrasie, 534. roi d'Orléans, roi de Paris, roi de Soisaons,

I 524.^ 558. seul roi en 558, mort

TRJODBBBBT I, 147. 60 561.

Theodebald, 5SS. I

LPfiB

Craribbrt, Gontran I^ Sioebert I, Geilpârig I,

roi de Paris, roi de Bourgogne et roi d'Austrasle* roi de Soissoi», 567. d*Orléans, 593. ép. Branehaut, 575 ép. Frédégonde. 584.

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