‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 30 sur 103 · THIERRY IV · texte numérisé non relu

THIERRY IV

roi de Neustrie otiieBtniigogne,.787'

21 princes à partir de Glovla, ayant régné 27t ans.

CaaAPITRE XII.

GUERRES DE PÉl^tN LE BREF ET DE CHARLEMAGNE (7Ô2-8U).

ExpéAitioB ém Pépin le Brt^ m AUemagme (f ft9).

— Lorsque rarchevèque Boniface avait renouvelé pour le fils de Charles Martel la cérémonie hébraïque du sacre par

jd.

Pépin force les Alpes.

rhuile sainte, Pépin avait voulu, en demandant à TÉglise cette consécration inusitée, donner à sa royauté nouvelle une sorte d'inviolabilité religieuse. Cependant, il n'était pas certain que cette révolution ne parût pas à quelques scrupuleux partisans de la légitimité des Mérovingiens une usurpation. Aussi se hâta-t-il de la justifier par des services. Il s'occupa peu du pays auquel nous donnerons désormais son nom moderne d'Allemagne. Il ne fît que deux expéditions contre les Saxons qui promirent un tribut de 300 chevaux et la libre

I Prineioaux ouvrages à consulter pour ce chabïire et le suivant : Bçînî Si M. OUKOl W Cliail«»i«gne. dan» »pn Htstotrtdela Ctvthsatton

entrée dans leur pays aux prêtres chrétiens. De ce côté il semble n'avoir pas voulu troubler par les armes FcBUvre de civilisation que les missionnaires y accomplissaient. Toute son attention et toutes ses forces^ furent tournées vers les contrées du Midi, vers .Pltalie, l'Aquitaine et la Gaule miéridionale. . . . ^

Expédition de Pépin en Italie [955-956) i donation an saint-siéipe. — Ën 754, le papeEtieniie.il viatluMOèoie en France implorer contre les Lombards sa V^^^ÎW^^^}^ apportait pour lui et ses successeurs le titre de pamoeae Rome, 66 qui le constituait souverais politique* 4e U ville éternelle. Pépin se fît sacrer une seconde fois paur le poittile, iorça le passage des Alpes, que les maîtres si profondémUltt dégénérés de Tltalie, âe surent pas défendre, et assiégea leur roi dans Pavie. Astolphe promit de restituer les terres enlevées à TÉglise de Rome, mais n'en fit rien. Pépin réparut l'année suivante en Italie, se fit livrer Ravenne ay^c. tout Texarchat qui appartenait à Vempire grec, et, ne voulant ni les garder comme possessions trop lointaines , ni les isendre aux schismatiques de Constantinople, il les donna à saint Pierre. Cette donation fut Porigine de la puissance Umparelie des papes (756).

Conquête de la (Septimanie (953-959). — Cette guerre d'Italie, très- importante par ses conséquences, n^olfrait ni dangers ni difficulté ; celle d^Aquitaine présenta Fan et Tautre. Elle commença du côté de la Septimanie (bas Languedoc). Les Goths de ce pays s'étant soulevés contre les Arabes, appelèrent les Francs à leur aide. Nîmes, Agde, Béziers, Carcassonne ouvrirent leurs portes, mais Narbonne résista sept ans ; quand elle se rendit, en 759, Pemini^ des Francs toucha pour la première fois aux Pyrénées orientales. • • '

Conquête de l'Aquitaine (959-969). — Ehvelpppant alors TAquitaine par le nord et Test, Pépin somma s<m' duc, Vaîfre, de lui livrer les leudes austrasiens fugitifs et de restituer le bien ravi aux églises. G^étaitdoncaunomidéi'Égiise que de ce côté encore il alla combattre. Vaiyfre refusa. Pépin passa aussitôt la Loire, et depuis ce jour TAiquitainB deviht chaque année comme le pays de grande chasse des Francs ; elle fut soumise à une dévastation méthodique. De la Lcii^e à ta Garonne les maisons étaient brûlées^ les arbres coupés. Chaque année la dévastation s'étendait : ce fut d'abord BÔur-

entrée dans leur pays aux prêtres chrétiens. De ce côté il semble n'avoir pas voulu troubler par les armes Toeuvre de civilisation que les missionnaires y accomplissaient. Toute son attention et toutes ses forces furent tournées vers lés contrées du Midi, vers Tltalie, TAquitaine et la Gaule méridionale. . . . t

Expédition de Pépin en Itolie (955-956) i Aonattion an saini-siéipe. — En 754, le pape Etienne. II viol lui-cdème en France implorer contre les Lombards sa 9^^^^^iSI&àtiL}Sl apportait pour lui et ses successeurs le titre de patri^^Qe Rome, ce qui le constiluatt soilveraÎB politique* nie la Tille éternelle. Pépin se fit sacrer une seconde fois par le podtîfe, força le passage des Alpes, que les maîtres si profondânuM dégénérés de Tltalie, ne surent pas défendre, et assiégea leur roi dans Pavie. Astolphe promit de restituer les terres enlevées à TËglise de Rome, mais n'en fit rien. Pépin reparut Tannée suivante en Italie, se fit livrer Ravenne a^ec tout Texarchat qui appartenait à Pempire grec, et, ne voulant ni les garder comme possessions trop lointaines, ni les vendre aux schismatiques de Constantinople, il les donna à saint Pierre. Cette donation fut Porigine de la puissance tmiporelle des papes (756),

Conquête de la (Septimanie (953-959). — Cette guerre d'Italie, très-importante par ses conséquences, nWfrait ni dangers ni difficulté ; celle d^Aquitaine présenta Pan et Tautre. Elle commença du côté de la Septimanie (bas Languedoc). Les Goths de ce pays s'étant soulevés contre les Arabes, appelèrent les Francs à leur aide. Nîmes, Agde, Béziers, Carcassonne ouvrirent leurs portes, mais Narbonne résista sept ans ; quand elle se rendit, en 759, Traspire des Francs toucha pour la première fois aux Pyrénées ofieniales. '

Conquête de l'Aquitaine (950-96S). — EhV^p{)ant alors TAquitaine par le nord et Test, Pépin somma son' duc, Vaïfre, de lui livrer les leudes austrasiens fugitifs et de restituer le bien ravi aux églises. G^étaitdonc au nom<de't*£^$6 que de ce côté encore il alla combattre. Vaïfre reftfsa. Pépin passa aussitôt la Loire, et depuis ce jour TAiquitaaine devint chaque année comme le pays de grande chasse des Francs ,' elle fut soumise à une dévastation méthodique. De la Loil^ à ta Garonne les maisons étaient brûlées, les arbres coupés. Chaque année la dévastation s'étendait ; ce fut d'abord Boor-

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150 REC0NSTRUCT10^f D£ l'eMPIRS ET DU POUVOIR

Austrasien, lançant un dernier coup de sabre, lui abattit le pied qui dépassait encore la porte. Le droit d'asile du saint lieu avait-il été Tiolé? Les Neustriens disaient oui; TAustrasien répondit qu'il avait respecté tout ce qui était en dedans j^u. seuil sacré et frappé seulement ce qui était en dehors. On trouva qu'il avait raison.

Une action plus sérieuse s'engagea Tannée suivante à Vincy près de Cambrai ; les Neustriens y éproluvèrent une sanglante défaite (717). Les Aquitains étaient venus à leur aide. Charles les battit tous ensemble, une seconde fois, près de Soissons (719). Il lûssa aux Neustriens le fantôme de roi que Raginfred leur avait donné, Chilpéric II, mais gouverna sous son nom. Des expéditions répétées contraignirent les Alamans, les Bavarois, les Thuringiens, à reconnaître la vieille suprématie des Francs. Les Frisons furent menacés, et six fois Charles pénétra sur les terres des. Saxons.

Wiciolre de Poltiem les Vrames «auvent la «hvé- «imité de Plavasloa mvaaliaane (988). — Mais sa plus grande gloire fut d'avoir sauvé la France de l'invasion musulmane que l'Espagne et l'Afrique venaient de subir. Maîtres de la Péninsule Q^ll), après une bataille de trois jours, les Arabes ne s'étaient pas laissé arrêter par la haute barrière des Pyrénées; ils avaient pénétré en Gaule par la Septimanie, pris Narbonne, Garcassonne et Nîmes, assiégé Toulouse, presque détruit Bordeaux, ils allèrent plus loin encore, jusqu'en Poitou, jusqu'en Bourgogne; Autun fut saccagé, et ils brûlèrent, en 731, l'église de Saint-Hilaire de Poitiers.

Le Mérovingien qui régnait à Toulouse, sous le titre de duc 4'Aquitaine, Eudes, vaincu sur les bords de la Garonne, se décida à recourir au puissant duc des Francs; et les représentants des deux grandes invasions germanique et musulmane, qui sciaient partagé l'empire romain, se rencontrèrent aux entrirons de Poitiers. Le choc fut terrible. Les peuples en gardèrent le souvenir comme celui de la plus terrible bataille du moyen âge ; il y allait en effet du salut de la chrétienté. Trois cent mille Sarrasins, disent les vieux chroniqueurs, avec leur exagération ordinaire, tombèrent sous Tépée. Le reste s'enfuit jusque sous les murs de Narbonne, et de toutes leurs conquêtes sur la terre des Francs, les Arabes ne conservèrent que la Septimanie ou la oôte qui s^étend du Rhône aux Pyrénées. Après eetle victoire, le duc

PAR LES MAIRES d'aUSTR\SIE (687-752). . 151

d'Afiitaine prêta sermeot d'obéissance au glorieux maire d« palais d^Austrasie.

CoB«vète 4e la BonrgoiTse et île la ProTonee (988- 938). -* Les Bourguignons avaient refusé de se soumettre aux indignes successeurs de Dagobert; Charles tourna ses armes contre eux. Lyon, Vienne, Valence, Avignon* reçurent garnison franque. Maître aisssi de la vallée du Rhône, il alla, qaatre ans plu9 tard, chercher au del^ du grand fleuve les vaincus de Poitiers; U pénétra dans la Septimanie, déman* tela Nîmes, brûla ses arèn$$f. sur lesquelles on voit encore les traces de Tincendie qu'il alluma, et détruisit les villes maritimes (de Maguelone et d'Agde. En 739, il acheva, par la prise des deux puissantes cités d^ Arles et de Marseille, la soumission de la Provence : la réduction de la Septimanie était réservée à son fils Pépin.

Pour récompenser ses glorieux soldats, Charles leur distribua des terres ou bénéfices qu41 prit sur les immenses domaines de rÉglise. Le clergé lui en garda rancune et maudit, la mémoire. Cependant il allait, quand la mort le surprit, passer les Alpes pour défendre le pape, qui rappelait contre les l4){nbards.

Malrlle de Pépin le Bref (ffAl-VftS). ^ Des deux fils aînés de Charles Martel, Tun Carloman, reçut FAustrasie et les pays d*otttre-Rhin { l'autre, Pépin, eut la Neustrie et la Boiurgogne*. Depuis la mort de Thierry IV, en 737, Charles Martâ avait laissé le trône vacant, Carloman fit comme lui. U n'avait pîas besoin, au milieu de ses leudes germains, de cacher son pouvoir sous le nom d'un roi. Pépin le Bref, mattredes régions occidentales, voulut gagner les Neustriens en flamant Içuf vieil attachement pour la race royale de Mérovée ; il proclama Childéric IIL

¥lcil«ti«a p«K.le« Bavarois, las Alavans et les AnuU talaa, -«- («es ducs des Bavarois, des Aquitains et des Alar mans refusèrent Tobéissance aux nouveaux chefs de9 Francs» Mais Jus. fieux frères étaipnt unis, ils triomphèrent. Odion, doc dea. Bavards, se soumit; celui des Alamansfutdépouillé;, Hanald, duc.d^ Aquitains, se retira dans un couvent. Gar-« loman. fit comme. Jkû et s'enferma, en 7(i7, au monastère du Moni*Gassin. Jl avait deux fils. Pépin s'empara de l'héritage de son.lrère, s&ans s'inquiéter des, droits de son neveu, et, maître de toutreqipirê, ^ngea à mettre un terme k la situa-^ lion étrangiB^ qui durait depuis la bataille,^ Testry. Il y ayait.

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