DÉMEMBREMENT DU ROYAUME DE
lante, la cire et la poix liquide; leiirs^c^^u^ lançaient des pierres énorpy^ ^ui ^jsgLien£*W*1^Slëts'et les boucliers peints, ou cleySfeinja^ ^^Js;^^ 'es enlevaient et découvraient l'assaillant, aussitôt ^SÉ^jS^ traits. Trois bateaux enflammés, lancés contre le pont, furent arrêtés parles piles en pierres qui le portaient, et ne purent y mettre le feu.
Cette résistance^^ïnesDérée durait depuis plus de deux mois, quand unc^iie swiie du fleuve emporta, dans la nuit I Au 6 février 886, une^pa/tie du Petilr-Pont. Les Nortbmansse Hiii4yi/[pièreni aussitôt sur la tour de la rive gauche, qui était maintàiant isolée de la ville. Douze hommes seulement y restaient. Us se défendirent toute une journée, puis se retirèrent sur les débris du pont et y combattirent encore. Ils se rendirent enfin sur la promesse quMls auraient la vie sauve. Dès que les barbares tinrentjces iraves gens, ils les égorgèrent. Un d'eux, de grande imSI^éur parut un chef; ils décidèrent de l'épargner, mais lui voulut partager jusqu'au bout le sort de ses compagnons, t Vous n'aurez jamais, leur dit-il, de rançon pour ma tête, » et il les força de 4e tuer.
Cependant on ne s'entretenait par tout le pays que du grand courage des Parisiens, quelques-uns s'enhardissaient à faire comme^ux. Plusieurs bandes de pirates qui avaient quitté le siège furent battues, et le conseiller de l'empereur Charles, le duc Heinrich, vint Jeted^^pecouns dans la place; mais les païens maintenaient le^DÎbMirraiffisère devint extrême dans la ville; beaucoup de genrmouraient. L'évêqueGozlin, le comte d'Anjou « passèrent au Seigneur. » Le brave comte Eudes s'échappa pour aller presser l'arrivée de l'empereur, et, quand il le vit en marche, revint s'enfermer avec les siens. Le secours promis parut enfin : le duc Henrich le conduisait. Voulant reconnaître lui-même les lieux, il s'avança trop loin ; son cheval tomba dans un des fossés que les Northmans creusaient, il y fut tué; ceux qui le suivaient se ♦ débandèrent. Paris était donc encore une fois abandonné à lui-même. Les Northmans crurent que le découragement y régnait, et qu'ils auraient bon marché d'un peuple épuisé. Ils tentent un assaut général ; partout ils sont repoussés. Us veulent incendier la porte de la grosse tour, et y entassent un immense bûcher; mais les Parisiens font une sortie soudaine et repoussent à la fois les assaillants et l'incendie, ^. "•,■... t. ^ . 1 «
PAR LES USURPATIONS DEb LBUDES (843-887). 199
Au bôui dé'iongs mois, Charies arriva enfin, avec une armée sur les hauteurs de Montmartre. Les Parisiens pleins d'ardeur attendaient le signaà du combat, quand on leur dit que l'empereur achetait encore à prix d'argent la retraite de cet ennemi qu'ils avaient à demi vaincu, et lui perme^rtait d'aller hiverner en Bourgogne, c'est-à-dire ravager cette province. Du moins rrfusèrent-ils de tremper en rien dans ce honteux traité, et lorsque les barques des Northmans se présentèrent pour franchir les ponts, ils refusèrent de les laisser passer. Il fallut. ouerfles pirates traînwsent leurs embarcations sur la ^W?^«Maisant un grand détour pour éviter l'héroïque cité (nov. 886) dont Sens à son tour imita le courage, car il brava les Northmans pendant six
mois. ^ . ...
Cette année-là, Paris avait glorieusement conqms son titre de capitale de la France; son chef, le brave comte Eudes, allait y fonder la première^'dynastie nationale.
DéiNMltion de Charles le CJro» (887). — Le contraste entre le courage de cette petite cité et la lâcheté de l'empereur tourna tout le monde contre l'indigne prince. Il fut dé^ posé à la diète de Tribur (887), et depuis ce jour, l'Allemagne, l'Itelie et la France n'ont plus jamais eu un maître commun. L'empire carlovingien était irrévocablement démanbré; ses débris avaient servi à former sept royaumes : France, Navarre, Bourgogne cisjurane, Bourgogne transjurane, Lorraine, Italie et Germanie.
ÉtmMiMe^aent d» régime féodal. — Mais ce n'était pas seulement l'empire qui était démembré, c'était aussi le royaume et la royauté. L'hérédité des fiefs et des bénéfices avait couvert la France d'une multitude de petits rois. Ainsi, en 883, le duc de Gascogne possédait presque tout le pays au sud de la Garonne ; les comte de Toukmsey ÔLÀuvergney de Péfigord, du Poitou et du Berry , les provinces entre la Garonne et la Loire, A Test et au nord de ce fleuve tout appartenait au comte de Farez^ au duc de Bourgogne j au duc de France et aux comtes de Flandre et de Bretagne^ qui exerçaient sur leurs terres les droits régaliens. Au roi, il restait seulement quelques villes qu'il n'avait pas encore été contraint de donner en fief.
Ce déchirement de l'État continuait dans l'intérieur même des grands fiefs. Les ducs, les comtes étaient tout aussi impuissants que le roi contre les Northmans ou les Sarrasins, et