‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 40 sur 103 · PAR LES USURPATIONS DES LEUDES · texte numérisé non relu

PAR LES USURPATIONS DES LEUDES

avaient un frère, Charles le Simple; *left grands lui préférèrent un petit-fils de Louis le Débonnaire, Charles le Gros, alors empereur et roi de Germanie. Tout Théritage de Charlemagne se trouva réuni dans ses mains. Mais les temps étaient changés. Cet homme chargé de tant de couronnes ne put même intimider les Northmans.

Siég^e de Paris (885-886). — Il avait déjà cédé la Frise à un de leurs chefs. Un a«tre, le fameux Rollon, espèce de géant qui n'allait jamais qu'à pied, n'ayant pu trouver de cheval capable de lui servir de monture, vint prendre Rouen, Pontoise, et tuer le duc du Mans. A l'approche de ses compatriotes, le nouveau comte de Chartres, Tancien pirate Hastings, courut les rejoindre et tous marchèrent sur Paris, qu'ils avaient déjà trois fois pillé. Mais Paris venait d'être fortifié ; de grosses tours couvraient les ponts (Petit- Pû£L|L^ntr|gu-Change), qui réunissaient l'île de la Cité aux fa%ourgs3es deux rives ; la Seine était donc barrée aux 700 grandes barques que les Northmans voulaient conduire jusqu'en Bourgogne, où ils n'étaient pas encore allés. Les habitants, encouragés par leur évèque Gozlin et par leur comte Eudes, fils de Robert le Fort, résistèrent un an. L'attaque, commença le 26 novembre 885. La tour du Grand-Pont, sur la rive droite, n'étant pas encore achevée, les NoTthmans Tassaillirent. Deux jours durant on s'y battit avec acharnement, révoque Gozlin y fut blessé d'un javelot. Les Northmans, repoussés, s'établirent autour de l'église Saint-Germain- . l'Auxerrois, en un camp retranché. Des transfuges leur/'- ' avaient appris tout ce que l'on cônnalssaifencbre de la science militaire des Romains. Ils construisirent d'abord une tour roulante à trois étages; mais quand ils voulurent l'approcher des murs, les Parisiens tuèrent à coups de flèches ceux qui la faisaient mouvoir. Alors ils s'avancèrent avec des béliers, les uns sous des mantelets mobiles qu'on avait couverts de cuirs frais, pour les mettre à l'abri du feu, les autres firent la tortue avec leurs boucliers. Arrivés au bord • du fossé, ils y jetèrent, pour le combler, de la terre, des fascines, des arbres entiers, même les cadavres de leurs captifs qu'ils égorgeaient sous les yeux des assiégés. Pendant que , ,, les plus éloignés écartaient les défenseurs des créneaux par; *. '. une grêle de traits et de balles de plomb, les plus rapprochés du mur ébranlaient la tour avec les béliers : rien ne réussit Les Parisiens versaient à longs flots l'huile bouil-

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