‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 43 sur 103 · PAR LES USURPATIONS DES LEUDES (843-887). SOI · texte numérisé non relu

PAR LES USURPATIONS DES LEUDES (843-887). SOI

pays en fut bientôt couvert, et souvent les envshissenrs se heurtèrent en vain contre eux. Quelques défaites donnèrent de la prudence à ces audacieux; ils n'osèrent plus s'aventurer si loin, au milieu de ces forteresses qui sortaient déterre s^j^^aa^ de tous côtés; la nouvelle invasion, ^^née alors et '^'^'^^^ij^ixii difficile, s'arrêtera au siècle suivant. Les maîtres de ces châ- *^^ teaux furent plus tard la twreur des campagnes, mais ils les avaient d^abord sauvés. La féodalité, si oppressive dans son âge de décadence, avait donc eu son temps de légitimité. ( / Toute puissance s'établit par ses services et tombe par ses i^\ abus. y\\ ^

l*alM»«cede Plfc^lae. — Auneuvièn.e siècle, laroyauxé tombait, la féodalité montait; Tune avait perdu sa force, l'autre n'avait pas encore acquis celle qu'elle aura biçntôt; rÉglise seule avait toute la sienne. Rien ne lui manquait : supériorité de lumières et de moralité, foi ardente des populations, riches domaines; enfin, alors que tout se divisait et quelasociété civile et la société politique s'en allaient en B^ps^e corps ecclésiastique montrait son unité et la vie I ^^iFânimait dans les 56 conciles réunis en France durant les I ik années du règne de Charles le Chauve. Les évèques par- Imt do droit de l'Église j^intervenir dans la conduite de 1 4âÉtlimiune coupable de jgcfeeT, pour le redresser ou pour le ' PKifk jurrivaient logiquement à la prétention de déposer les iÀ^Ih 4e disposer des couronnes. Ils n'étaient donc pas seuilkMÂties ministres de la religion; ils participaient, dans ce sièda^'à l'administration publique. Depuis Charlemagne, qui les mit mêlés au gouvernement de son empire, on les trouve <làns toutes les affaires et parlant partout avec autorité. Ce sont eux qui dégradent ou rétablissent le Débonnaire, qui (lisent à Fon^net de quel côté est la justice. £n 859, Charles le Chauve, menacé par quelques évoques d'être déposé, parce qu'il violait les capitulaires, ne trouvait rien à répondre à cette prétention, si ce n'est que, c consacré et oint du saint chrême, il ne pouvait être renversé du trône, ni supplanté par personne, qu'après avoir été entendu et jugé par les évêques qui l'avaient sacré roi. i Ce droit, l'archevêque de Reims, Hincmar, le plus illustre personnage de ce temps, Pavait hautement revendiqué.

C'était une chose heureuse que cette puissance de l'Eglise en de tels siècles ; car, lorsque tout était livré au plus fort, |

soûle elle se trouvait en état de rappeler qu'au-dessus de la

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