DÉMEMBREMENT DU ROYAUME DE FRANCE, ETC
force il y ayait la justice ; en face du principe aristocratique de Torganisation féodale, elle posait celui de la fraterniti humaine ; au lieu de rhéi^&dité et du droit d^atnesse qui prévalaient dans la société civile, elle pratiquait pour elle-même l'élection et proclamait les droits de Tintelligence. Si la prérogative qu'elle revendiquait de déposer les rois était une usurpation sur Fautorité temporelle, il faut reconnaJtoavj celle-ci n'avait d'autre contre-poids que le pouvoir mp^otal, et le faible, l'opprimé, d'antre garantie que la protection des églises. Lorsque Lothaire II, roi de Lorraine, renvoya sans cause la reine Teutberge pour épouser Waldrade, k pape Nicolas I» prit en main la cause d^lne pauvre femme trahie, outragée ; et au risqued'une persécution, fit triompher le droit. Quand la loi étaif impuissante et l'opinion sans force, il était bon qu'il se trouvât quelque part un vengeur de la morale offensée '. « ^ '. '
1. FAITS DIVERS. ^ Rédaction en ss« et as? dn recaeU des Fa«tt«i ii* crétaleê, longtemps regardé comme authentique. Ces décrétales, extrême* ment favorables à l'autorité dn saint-siége , donnaient la plus grande extension au droit d'appel en cour de Rome, ce qui affaiblissait Tautorit^ épiscopalei réservaient au pape seul le jugement des évèques, et établissaient la juridiction directe du saint-siége pour les causes mi^jeares c es faveur de tous les opprimés auxquels le saint-siége doit secours, en faveur de tous les gens condamnés injustement auxquels il doit restitutiOD. > Nombreux conciles dans ce siècle pour reibédier à rusurpation des biens ecclésiastiques. — Le concile de Troyes décide que les cadavres des excommuniés seront laissés sans sépulture. En 803 , édit de Pistes contre le commerce des esclaves, ce qui prouve que Tesdavage n'avait pas eom-
Slétement disparu, quoique le plus grand nombre des esclaves fussent éjà devenus serfs ; on en trouve des traces jusqu'au milieu du treixième siècle. Un article de cet édit ordonnait déjà la démolition des ehàteaax, f attendu que ces lieux sont devenus des retraites de voleurs et que les voisins en souffrent grandes vexations et pilleries. • Leur nombre ao contraire ne fit que s'accroître.