S LES TROIS FILS DE PHILIPPE LE BEL
tions urbaines , et ce fut le servage qui resta Texception. Les derniers serfs ne furent. affranchis que sous Louis XVI.
Philippe le Bel avait chassé les juifs ; Louis les laissa ren- . \^. trer à condition qu'ils lui abandonneraient les deux tiers à% \ leurs créances. Les juifs étaient alors regardés c comme des-j éponges qu'on pouvait presser arbitrairement, i On les chas« sait pour confisquer leurs biens et on les rappelait en vue i d'une confiscation future. |
IjoI sallque*. — Louis X ne laissait qu'une fille ; mais la ! reine , Clémence de Hongrie, mit au monde , quelques mois après, un fils posthume qui fut nommé Jean et qui ne vécut que huit jours. Sa sœur devait-elle prendre la couronne? Un texte de l'Évangile porte : c Les lis ne filent pas et cependant ils sont vêtus avec plus de splendeur que Salomon dans toute sa magnificence. > Cela voulait dire évidemment que le royaume des lis ne devait pas tomber en augnouille. Au quatorzième siècle c'était une raison. Il y en avait d^utres ; on ne voulait pas qu'un étranger pût gagner la France par un mariage ; et les états généraux , appliquant à la couronne la règle de succession anciennement établie pour les terres saliques, exclurent du trône la fille de Louis X. Ainsi le droit d'hériter reconnu aux filles pour les fiefs ne le fut pas pour la couronne.
Philippe le Long, après une régence de cinq ou six mois, fut proclamé roi à la place de sa nièce (1316). Cette décision tourna contre sa propre maison ; car il n'eut lui-môme que des filles, qui furent deshéritées au profit de Charles IV, leur
1. On a beaucoup yanté cetto règle de notre droit politique; nous ferons remarquer seulement que plusieurs maisons, notamment celle d'Autriche, durent leur grandeur à un principe contraire, et aue là loi salique, bonne pour sauvegarder Tindépendance d'un petit État, était moins nécessaire à une puissante monarchie. La France était trop grande pour être absorbée par quelque État gue ce fût, et tout prince étranger qui l'eût gagnée par un mariage l'aurait, au contraire, accrue de ses domaines. En politique, comme en astronomie, les plus grosses masses entraînent les plus petites. Que fût-il arrivé, par exemple, si Edouard III, prince français par sa mère, par ses habitu4es, sa langue pt une partie de sei^ possessions, puisqu'il était duc de Guyenne et comte de Ponthièu, eût henté de la couronoe au lieu de PhiUppe de Valois ? c'est gue la Guyenne avec le Ponthîeu, et momeptanéipent l'Angleterre, auraiei^t été réuni? 9^ domine royal au lieii du Valois. Quelques seigneurs i qui Edouard eût preieré des Anglais y ' eussent perdu, le pays y eût gagné de n'être point désolé par la guene de Cent ans. ^Anglieterre n> jamaif pxx qu^ des rqis étranger^. mxoo«, danois, normands, angevins, gallois, écossais, hollandais, ktieptiaiias, f'eo est-eUe trouvée plus mai ? L'Bspagne, qui doit sa dytl^tié' de Boorimii i
de lionisxn, le naanage projeté eptre Mnje cîaude etCnaries cPiutncîE)