‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 63 sur 103 · L.ES TROIS FILS DE PHILIPPE LE BEL · texte numérisé non relu

L.ES TROIS FILS DE PHILIPPE LE BEL

mcle. Ce dernier prince fut précédé au tombeau par ses deux ils , et sa veuve donna le jpur à une fille que pareille exfusion frappa. Il avait dit lui-même à ses barons au lit de nort : c Si la reine met un fils au monde, il sera votre roi ; (i c'est une fille, la couronne appartiendra à Philippe de /alois, que je déclare votre régent » (1328]. La route du ^rône fut ainsi ouverte à une branche nouvelle des Capétiens, :elle des Valois.

Philippe W (1816-1338). — Les règnes de Philippe V et de Charles IV comptent peu d'événements militaires, mais beaucoup de mesures pour régulariser Tadministration du pays. Philippe V convoqua trois fois les états généraux, dont la périodicité semblait ainsi devoir bientôt s'établir , et il exclut de nouveau les gens d'église du parlement , pour n'y laisser que des membres soumis à sa pleine autorité ; ils y rentrèrent plus tard sous le nom de conseillers clercs. Il institua, en 1318, le Conseil étroit ou Conseil d'État qui futle pouvoir délibérant , comme les officiers de la couronne et les clercA du secret , du milieu desquels on tira plus tard les secrétaires d'État, furent le pouvoir chargé de l'exécution. Philippe V voulait déjà établir l'unité de monnaies , de poids et de mesures , c afin que le peuple marchandast plus seurement , » et il rendit , sur les finances , sur l'organisation de la chambre des comptes , sur l'administration des eaux et forêts, etc., plusieurs ordonnances qui «montrent un remarquable esprit d'ordre et d'économie. Le domaine royal fut déclaré inaliénable et imprescriptible. Sous ce règne se place une cruelle persécution des lépreux et des juifs.

liettrcs de noblesse. — Comme Philippe III , son aïeul , Philippe le Long donna à des roturiers des titres de noblesse, innovation qui en renouvelant le corps aristocratique, assurait sa durée, mais aussi altérait son esprit. Dans l'origine, la noblesse était personnelle ; la féodalité en avait fait un attribut du fief militaire ; voici que les rois l'en séparent : c*est un changement grave, car un jour, ces lettres d'anoblissement s'acbéteront et il n'y aura vraiment plus de noblesse, quand tout le monde pourra être noble argent comptant.

CoauniiB»até# wmwmlpB. — Menacée d'en haut par les rois, la féodalité est menacée d'en bas par le peuple. Le pro-* grès des villes continue et celui des campagnes commence. Les bourgeois obtinrent de Philippe V le droit de s'organiser

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