‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 69 sur 103 · JEAN (1350*1364). 4SI · texte numérisé non relu

JEAN (1350*1364). 4SI

fêtes, projetant un mariage ayec la fameuse reine Jeanne de Naples. Le pape, qui avait été déjà deux fois rançonné par les grandes compagnies, faisait à Jean une proposition capable de sourire à son imagination aventureuse : c'était d'entraîner à une croisade toutes ces bandes guerrières, et d'en débarrasser la France en s'iliustrant lui-même. 11 n'était pas impossible que Jean se lançât dans cette folle entreprise, lorsqu'il apprit qu'un de ses fils, le duc d'Anjou, s'était écbappé des mains des Anglais, chez lesquels il était en otage. Jean crut l'honneur royal intéressé à la loyauté vis-à-vis d'un roi. Il résolut d'aller lui-même remplacer son fils. Il échappait ain^, d'un manière chevaleresque, aux embarras de son rôle et au spectacle des misères de la France. Il passa à Londres une paurtie de l'hiver, c en grandes réjouissances et récréations, dit Froissart, en disners, en soupers et en autres manières. » Ces fêtes et ces grands repas le tuèrent : il mourut à Londres, le 8 avril 1364, à 44 ans. Il faut pourtant lui savoir gré de cet exemple qu'il avait donné de fidélité à sa parole.

Un de ses derniers actes, plus fatal à la France que la bataille de Poitiers, fut la cession qu'il fit à son fils, Philippe le Hardi, du duché de Bourgogne. Philippe fonda dans ce grand fief la seconde maison do Bourgogne, qui, au siècle suivant, faillit causer la ruine du royaume.

Jean avait créé, en 1351, le premier ordre de cour, celui de V Étoile j qui servit de modèle à l'ordre de la Toison d'Or y institué en 1439 par le duc de Bourgogne. La vraie chevalerie s'en va, puisque les rois veulent créer une chevalerie officielle»

428 CHARLES V LE SAOB (1364-1380).

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