‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 23 sur 64 · ET CONQUÊTES DE 1661 A 1679. S · texte numérisé non relu

ET CONQUÊTES DE 1661 A 1679. S

ses portes. Ghamilly Payait défendue 93 jours en causant «a assaillants une perte de 16 000 hommes. Dernière campair>i« A« Tnreemeetile Comdé (1075).

r- Au printemps (juin 1675), Turenne était revenu à la tète de son armée du Rhin. Il 8*engagea de nouveau dans le Palatînat L'empereur lui opposa Montécuculli, qui avait vaincu, dix années auparavant, les Turcs à la journée de Saint-Gotbard, et qui passait pour un tacticien consommé. Ils restèrent six semaines à se suivre, à s'observer, et leur réputation, qui semblait ne pouvoir plus croître, en fut augmentée. Enfin ils allaient en venir aux mains, auprès du village de Salxbach, sur un terrain que Turenne avait choisi, où il croyait la victoire certaine, quand le maréchal, en observant la position d'une batterie, fut atteint par un boulet perdu, qui emporta du môme coup le bras de Saint-Hilairé, Ueute- Bant général de l'artillerie (27 juillet 1675). Le fils de ce dernier se jeta en larmes sur lui : c Ce n'est pas moi, lui dit Saint-Hilaire^ c'est ce grand homme qu'il faut pleurer. » Sa mort fut, en effet, une calamité publique. Louis XIV, pour honorer le meilleur capitaine de son siècle, le fit enterrer à Saint-Denis, dans la sépulture des rois. Mais avec le temps, le souvenir des services de Turenne s'affaiblit, du moins à la coor et sa renommée sembla importune. En 1710, au milieu des désastres de la guerre de la Succession, sa famille lui élevait un mausolée dans la chapelle de Saint-Eustache. Sur Tordre du roi, on détruisit les ornements et les armoiries, ions prétexte qu'il n'en fallait point en pareil lieu.

La mort de Turenne fit perdre tout le fruit d^une savante campagne : les Français, découragés et jcomme saisis de terreur panique, s'enfuirent vers le Rhin.; Montécuculli pénétra en Alsace par le pont de Strasbourg. En même temps le duc de Lorraine, Charles IV, courut assiéger la grande ville de Trêves avec 20 000 hommes : Gréqui voulut la secourir, mais fut battu à Gonsarbruck ; il se jeta dans la place, et, après quelques semaines d^une défense héroïque, fut forcé de capituler par la lâcheté de la garnison (septembre 1675). < Son malheur, dit Gondé, le rendra un grand général; » Condé eut raison.

Après la mort de Turenne, le prince de Gondé fut envoyé en Alsace pour arrêter les progrès de Montécuculli et ranimer la confiance des troupes. U força les impériaux à lever les sièges de Saverne et de Haguenau et à repasser le Rhin.

Cb fàï ?ott déi-îllfer ëUcCfts ; îî bes^à «é Jiartrflrt à là titë dëS armées, et se retint à Chantilly, où îl tôcttttîè^ îo«; aa itrî- Keu dfeè gfen* de lfettf«ë; mewe cfôs phlhjiwpïtis. DtMflt la caiUpaghe dd Hbllande 11 àtàJt désiré Venlrcienîr av(E>c àpinoèa, îet quahd Malebrâtlchfe piiblhi lia ffeefceftfté ife fd néHiê, il voulut fed côhhattre l'aUteUt. Il ^ pfeiiiHil *d* disiiiisslbtlè sâvâfttes cotame âujk batailles, s'y tnélàlt aVèc és^t; àvfct feU, et tï\ielt(iaefài«, ditlft Fonlàiiié, ptwMt 1« taiâën ^otthnë là tîctbire ft là gohgô: Lorsque i&Us ce§ «onvèfS^tlmïfe IHIB^ raires il sbuteudit uhe bonne eâuédj il parlait âteis bë«ie«H^ de grâce et de dOuceUr ; ttittiië qoéndil^dOdt^Ail utie tiksk* TiBiise, il Ue fallait pas 1« éontrediré. Le ftiu 4e sèâ yeut êtointt une fbis Si f6rt BoileaU dans une disptEtè de bbltë nàhii^j qUHl tiêdà ^v prudence <et dit tout btt» à son toiMn t k tmé^ fiàVatit, je «erai toujours de l'atià dé M. te Pritieè, ^iMtftd 1 âurâ tort. * {MékeirH de Loniâ Rftelne.) TaMean febîihiiélîf qui rions 't*eprésente dans ces ftllé'es de Oh&ntiHy^ t où US jets d'ean, dit Bossuet^ h^ se taiiiaiehl fii jour ni miit^ » tibS jjius grands po^es discutant iiVee l'ub de bdè pttis ^ràilW botnmes de guerrfe. Condé mouHlt eti 1616, tlctiffle tfe ëm déroulement pour la dùchëfeë ért Botirboft èJi p«tît^-MS^ atteinte de fe petite '♦iftroiëi

tbiàttiW^ellé !•««} fMoHM fift^l«éi WÊ^/ÊêMÊÊ et d'tettleft. -^ Ott i^bmba rahtiétt suivante ^iâli* t^Hê guerre de siégea que Louis XÏV prtfW^it. COttéé «; «béHttffll fUrferit pris ; Matetrttifrt, à§Sié^ pftr !é t)titt«o d'Otibigti; Wt délivré ; mai^ les Allemands tentbèireiit ^ani^ Pbmb^èbottt^ (ttie du Fif défeUdit trUiS int»1s et nO f'^mt mé l^^lï manqua de îvoudre. Uhfe f^ëitié îiaàltettd«« cbhswa Vêl FfWi«ê dé Ces faibles snccèë et de ces revferài Véh hâfciltétite ^ M^3 siiie, réV6!tes cOfttfe l'Espagne, s'toaWnt pifeeès «eu* M pi^ tëction de LbUis MT (1675) t n lUUr envoyft nnfe flotte téïA^ ittftttdéte par le dUc de Vivobtté, frète de Mme dfe MoAtêibalH et qui «tvait DUquesne sous sW ét-drW. «3ë gtUhd maWà^, bé 1 Diiêppi- éb WlO^ avtlit d^âbord êtô artUateut* «t feo«a^, ^ H ^ngttgéït au service de la euêdè, oh H fnd^ii âé la Wpti*4 tîilton ; revettU en PiMbe poui^ ebtl-ef dtttà là tafeWné t^l*^ il passa par tous les grades, devint lieutenant généWài fea^ «è put di^ntfef piUé bîWt=, pai^ qttlt Wiît t^réléîÉttiét. é}^ les cète^ d^ Sieilèil^l p^Utadt^fHàt^ ÎRUt^r et 1«« £$p«gilol8t Un premier fcOWbat prèij de l'île >Gte Strottbeli imu tiklMl (1676) ; un second, à m iMHie^t* d^ gyraoQsé, ftit «uw ^

*WH 9Pi '

240 UISTOIRB EXTÉRIEURE

plète victoire. Ruyter y fut tué. Louis XIV ordonna qa*on rendît les honneurs militaires, dans tous nos ports, au vaisseau, qui rapportait en Hollande les restes de ce ^i^rand homme de mer. Enfin Duquesne, Vivonne et Tourville écra* sèrent dans une dernière rencontre, à Palerme, les flottes ennemies. La France eut pour quelque temps Tempire de la Méditerranée (1676).

Les Hollandais avaient, cette même année, pris Cayenne et ravagé nos établissements des Antilles. Le vice-amiral d'Estrées arma à ses frais huit bâtiments que le roi lui conQa, moyennant réserve de moitié des prises ; il reprit Cayenne et détruisit, dans le port de Tabago où elle se croyait hors d'atteinte, une escadi^e ennemie de 10 vaisseaux. En 1678, il enleva cette île même et tous les comptoirs hollandais ao Sénégal. Le pavillon français régna alors sur TAtlantique comme sur la Méditerranée.

Campmiriie de 1677} Créqul et IjMxembovriT f b»taUle de Cassel. — Créqui avait succédé à Turenne en Allemagne, Luxembourg à Gondé aux Pays-Bas. Le premier répara sa défaite de Consarbrûck dans une campagne digne de Turenne. Par une suite de marches habiles, qui le placèrent constamment entre l'ennemi et notre frontière, il couvrit la Lorraine et l'Alsace contre un adversaire supérieur en nombre, le battit à Kochersberg, entre Strasbourg et Saverne (7 oct. 1677), et lui enleva Fribourg, ce qui reportait la guerre sur la rive droite du Rhin. Le second, qui rappelait plutôt le vainqueur de Rocroy, prit avec le roi Valenciennes, dont les mousquetaires enlevèrent en plein jour les formidables ouvrages, puis Cambrai, et gagna avec Monsieur, sur le prince d'Orange, labataillede Cassel, près de Saint-Omer qui capitula (avril 1677). Gand ouvrit ses portes l'année suivante.

Défection de l'Angleterre (1678). — Ainsi Louis XIV attaquait ou se défendait partout : un événement imprévu le décida à faire la paix. Les Anglais ne voyaient pas sans une sorte d'effroi les progrès de son influence sur le continent, et surtout le développement de sa marine * ; ils murmuraient

1. • Le plat grand obstacle à l'alliance française, écriTait Charles n dè> les premières années de son règne, c'est le grand soin que l'on se doue maintenant en France pour se créer un commerce et pour être une puissance maritime imposante. Chaque pas que la France fera dans eetts ▼oie, perpétuera la jalousie entre ieê deux nations. »

Page 1