CHAPITRE LX
Miyb** tff(l9). "^ L'As8«blé8 légisiatÎTe, ai paie «tn ses deux grandes et terribles sœurs, la ComtkiULBt* ei la Gimi«i)*iDD, coaimeB^ ses séuMmla 1«^ «ctoère 1701^ ellas larmina U âl sapteni]^ I7flt« Ëlk fut uae transitkm eoln la mottAMhie lûaûtèe <k» GaMtitatkMifids at k dictolim da» AfontafiiorBb. S«s me&âofftf le» Gmmàim S Bnssot, Pé4ioK, VergBi«uU Gtiadet^ Gemottoé, Dttcos, Isnard, Vidtaaè^ tr»> vaillèrent en effet à renversa la royauté, maia an kiasaak aux partît eactrèaMS Piattiative de la répdblî^pie, çoa eaust-ci ûrani tangàastay ai qa^uOL pauMtre ito aoraiaiii faite «o*dér«a<
pl«» aé^^rétt avMtlra loa w^ètMmé ««a •a la« émîgttém. ^ L'aaprit éa rAasaniMéa nottvallaaa rév41a dès le début par la dkausaîen qin s'èléfa pour savoir si les noms de sire et de maje$té contixraaraianl d^élfa domiéa au roi. li«iBbieii(6tdaplwi.gravaa objets Toacajp^nl ; trois graada daagara Manâfaiani la réfototioB ; lei^ prètraa aan assermaatéa qui, par tour rafea da prêter to serment civique, deyenaiant da» aauaaa^a tiwiMao daaa laa provinces; les émigrés, qui avaient fait de Bruxelles, de Worms et de Goblentz, des foyers d'intrigues contre la pays ; enfin les puissances étrangères, qui, sans cesse obsédées par eux, dévoilèrent hautement leur intention de rétablir Louis XVI dans ses droits par la fameuse déciaration de
I Les Girondint étaient ainsi nommés, parce que dans leurs rangt sa distineuaient par leur brillante éloquence les députés de la Giroade Vergmand, Gaadet et Gensonné. Les républicains txaltétf étaient appelât Montagnards, parce qu'ils siégeaient à l'Assemblée sur les bancs sapérieurs da côté gauche. Les FeuiU^**^, ou royalistes constitutionnels» siégeaient à droite*
DU 1*' OCTOBAB 1791 àMJ SI SSSTEHBRB 1792. 495
raNftZf signé* da rai é» VmÊm ei éa Tempèseiir Léopold (27 août 1791.) La Constituante oomprenant combien il était diffieiie que Pei^rit <to tacrifiee qui avait rendu immertelle là nuit éa 4 aeât, devint une règle de eonduite pour tous c^ix que la rèvidution blessait, avait refusé d'entrer dans la vme des lois exeeptionnelles. Elle avait menacé, mais sans frapper. La LégtsU^ive frappa. Tout prêtre ncm assermenté s^a privé de son traitement; les émigrés qui ne rentreront pas dans un délai fixé seront déelarés conspiraieurs, et les revenus de leurs biens seront perçus au profit de la natiou, « sans préjudice toutefok des droits de leurs femmes, da leurs enfants et de leurs légitimes créanciers '. ■
^èmàaatmâàom mue yisMac— éirmmf^ihr^m, — Quant aux puissances, voici en quels termes TAssemblée convia la roi à l^iv répondre : « ûites-ieur que partout où TûiB souffre des préparatifs contre la France, la France ne peut voir qua des ennemis; que nous garderons religieusemeni le serment de ne Ëiire aucune conquête ; que nous leur offirons le bon voisinage, Tamitié inviolable d'un pays libre et puissant ; que nous reapècl^one leurs lois, leurs usages, leurs constitutions, mids que nous voulons qoe la nôtre soit respectée. Dites-leur entn que si des princes d'Allemagne continuent de favoriser des préparatife dirigés contre les Français, les Français por* tertmt ches eux, non pas le fer et la Ûaiinme, mais la liberté! CTest 4 eux de calculer quelles peuvent être les suites de ce réveâ des luttions. » (29 novembre 1791.) Le roi transoût aux pmesanee» étrangères les isvvtationAde reètrer leurs troupes des frontières françaises ; mais eUes déclarèrent, par Torgana de M. de KAunits, « la légitimité de la ligue des souverains ^tmis pour la sâreté et l'honneur des couronnes. » Ainsi, il ii*y avait plus à en douter, les rois se coalisaient contre la Ffance-ét avaient commencer cette épouvantable guerre da vingfc^rois anné^, qui ne fut pour eux, si ce n'est an dernier jmti qt'une iongve suite de désastres, mais qui fit dé^ Tîer la ^^^okttie!! de wm veies jpacifiqiies^ qui (Ntsdtal»»
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passions en même temps que Thérolsoie^ ^i couTiit la Franc», de sang autant que de gloire.
MlRisière ^Ironillii (mars 1998). — A Tapproche de la guerre, Louis XVI fut obligé d'appeler les Girondins au ministère ; Serran fut mis à la guerre, Dumouriez aux affaires étrangères. Le dernier était un très*habile homme, plein de ressources, mais qui avait malheureusement vécu cinquante ans au milieu des intrigues des cours, et qui manquait de principes ; en ce moment il était Girondin. Le portefeuille de Tintérieur fut remis à Pintègre Roland, dont, la femme a mérité une place parmi les grands noms de la révolution. Quand Roland vint la première fois à la cour, il. s^ présenta en chapeau rond avec des cordons au souli«ffs. Le maître des cérémonies crut rêver, il ne voulait pas le laisser entrer ; il fallut pourtant bien laisser passer un ministre. Se tournant vers Dumouriez : c Eh I monsieur, point de boucles à ses souliers I s'écria au désespoir le gardien de l'étiquette. — Ah ! monsiwir, tout est perdu, » répondit gravement Dumouriez.
' Premiers revers I ioarnée Am 20 inlm 199S. — La guerre fut déclarée* solennellement le 20 avril 1792 par Louis XVI à l'empereur. Dumouriez voulait prendre l'offensive. Il comptait enlever aisément les Pays-Bas, récemment, révoltés contre la maison d'Autriche. Mais le début fut malheureux ; car il n'y avait nulle confiance entre les soldats et les officiers, les premiers croyant toujours à la trahison des seconds. Deux corps d'armée prirent la fuite ; un d'eux égorgea son général, Dillon. Grand effroi à Paris*, l'Assemblée déclare que la patrie est en danger, vote la formation d'un camp de 20 000 hommes sous la capitale et prononce la peine de la déportation contre les prêtres non assermentés. Le roi refuse de sanctionner cette dternière mesure, et congédie ses ministres girondins. Aussitôt Vergniaud l'attaque à la tribune, en donnant à entendre qu'il favorise les progrès des Autrichiens, ^ l'Assemblée envoie aux quatre-vipg^trois départements une lettre de Roland au roi, lettre dure, et qui montrait nettement que tout le mal de la situation était dans les défiances réciproques du prince et de l'Assemblée. Ce
1. L» prétexte des annements de l'empereur avait été son devoir de défendre les droits des princes allemands possessionnés en France, dans l'Alsace, la Lorraine, la Franche*Cainté, et dont les privilèges féodaux avaient été abolis comme ceux de toute la noblesse.
moment fufc> en effet, le dernier où Louis aurait pu encore \sanyer sa eouronne, en se mettant résolument à la tête de la I révolution. Loin de là, il expédiait alors un agent secret, Mallet-Dupan, aux coalisés. On ignorait cette mission ; mais nul ne doutait que c le comité autrichien i formé autour de la reine ne correspondit avec les ennemis. Pétion était maire de Paris. R^ublicain, il laissa partir de Thôtel de ville les plus violentes motions contre la royauté. Ces motions, grossies encore dans les clubs, étaient de là répandues dans le peuple par les mille voix de la presse, surtout par le journal de Marat, qui commençait sa sanguinaire dictature et déso)*ganisait tout, en semant partout le soupçon. La foule ne résista pas longtemps à cet appel, que semblaient justiOer et les menaces des émigrés et Pinsuffisance des mesures prises pour la défense du territoire.
Le 20 juin, la populace, armée de piques, s'assemble sous prétexte de fêter Panniversaire du serment du Jeu de Paume, et, conduite par le brasseur Santerie, s'avance vers TAssem-* biée^ qui commet la faute de lui ouvrir ses portes et la laisse défiler devant elle en chantant le fameux Ça ira^ aux cris de Vive lanationlBe là cette cohue marche aux Tuileries, y pénètre violemment, et somme Louis XVI de sanctionner les décrets. Le roi, pressé dans une embrasure de fenêtre, presque étoufié, monte sur une table et se laisse coiffer du bonnet rouge, que les Jacobins avaient adopté. Le peuple, satisfait, se retire sans avoir pourtant arraché la sanction des décrets. Louis avait montré dans cette fatale journée, qui inaugurait le règne de la force, une noble fermeté. La Fayette, commandant une des armées à la frontière, demanda en vain justice pour cette violation de la demeure royale. Proscrit lui-même deux mois après, il fut forcé de quitter son armée et la Franc'e. Il avait été la dernière espérance des constitutionnels : sa fuite annonçait le triomphe des républicains.
Hanlfeste d« ûme de Branswlck; Journée du lO août 1992. — Cependant toute la France était émue ; les fédérés des départements accouraient pour former le camp sous Paris ; les plus exaltés, les Marseillais, s'arrêtèrent dans la capitale, où ils apportèrent 1& chant fameux qui a pris leur nom*. Lés chefs des Cordeliers et des Jacobins, Danton^ Marat, Robespierre, profitèrent de leur présence pour livrer
1. La MarseUIaise avait été composée à Strasbourg le 25 avril 179?, par !• Fraoc-Gomtois Rouget d* l'Isle, capitaine du génie.
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à k rcfyauté un dernier combat. Un^ nouvelle imprudenee des alliés vint les servir à point. Le 26 juillet 1792, le duc de Brunswick, général de Tarmée prussienne, avait publié un manifeste pour annoncer qu'il venait, au nom des rois, rendre à Louis XVI son autorité. Il menaçait de traiter comme rebelles les villes qui oseraient se défendre, de faire ftisiller les habitants pris les armes à la main, et, si les Tuileries étaient insultées, de livrer Paris à une exécution militaire. Le défi fut accepté, une pétition signée par les sections (d août] demanda la déchéance du roi, et la déchéance avan| la fin du jour, ou bien on attaquerait le château. A minuit lé tocsin sonne et on tire le canon d^larme; le peuple dea quartiers Saint-Marceau et Saint-Antoine s^assemble, et le matin, bien pourvu de canons, de fusils et de cartouches^ avec plusieurs sections de la garde nationale, il enveloppe les Tuileries*. Louis XVI, entouré des Suisses, de quelques nobles et gardes nationaux, pouvait se défendre ; mais Jes derniers passent aii peuple, l'assassinat de Ténergique commandant Mandat désorganise la résistance, et le roi se déicide avant que Tattaque commence (7 heures du matin) à, se réfugier au sein de l'Assemblée. Il $*y rend avec toute sa famille, non sans péril ; et comme l'Assemblée ne pouvait légalement délibérer, le roi étant dans son sein, on lui donna asile dans la loge du logographe^ où il resta deux jours. Cependant des ordres contradictoires paralysent l'ardeur des Suisses et des nobles demeurés dans le château, qui après un combat court et sanglant est envahi et saccagé. Ses défenseurs ftirent
égorgés dans les appartemer
voisines : fiOOO personnes p( défiler en triomphe devant 1 ordres ; déchéance du roi, ce tionale. Elle obéit au second lourde responsabilité à ses suspendre le pouvoir eiçécutj nouvelle victoire , et le peup coups de naain au jeu rég qui nous a valu vingt révol
1. La grande cour des Tuileries 4^ai(.«l<urf séparée de U pl»oe (la Çav. roQsel par an raur au milieu duquel il y avait une porte cochère, et divisée par d'autres murs intérieurs en trois parties avec commuoicationay pied du château : au midi, la eoar d< l'iore: ^a centre, la cour royale: «q nord, la cour de Marsan. -
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fioéééé anlmneiit. Depuis 1688, elle n^ eu, au lieu dMnsufrofliioiit sanglantes, que des changements de ministres: cha^ «un en liaui, comme en bas, y a pratiqué le respect de la loi «ion y a tout attendu de la discussion, rien de la force.
Louis XVI sortit de TAssemblée pour être conduit à la pnsen da Temple. Un parti sans scrupule, celui de la Gomsune*, devenait le maître; il avait à sa tête Danton, mii^tre de ia jilstiee, le Mkabeau de la populace. Les dangers du dehors changèrent son énergie en fureur.
Wwême «• Màfmgmf «t fàë ▼erdwn i mafisaeres de sep- UamWwm (tfttti). — Les Prussiens venaient de prendre LeBgwy, le bftiit se fépand quHls sont dans Verdun, qu'ils ftmnohissent la Meuse, qu'ils s*ouvrent la Champagne. On propose dans TAseemblée de se retirer au delà de la Loire. Danton démontre que livrer Paris, c'est livrer la France. Gomme on tirait le canon, il s'écrie : « Le canon que vous sntendeE n^st pas le canon d^larme, c^est le pas de charge tiff les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, pour les atterrer, qne faut^il? de l^udace, encore de Taudace, et toujours de i'iaudaoe. * Mais Danton poussait Taudace jusqu'au crime. Il crut qu'avant d'aller vaincre les ennemis du dehors il fallait exterminer ceux du dedans, au moins faire peur aucp rùyalistês. G'est alors qu'il ordonna ou laissa ordonner par le comité de surveillance, dont Marat était membre, ces affreux massacres des 9^ 3, 4, 5 et 6 septembre, qui ensanglantèrent toutes les prisons de Paris. Une bande de quatre à cinq cents égorgeurs, soudoyés par la Commune, s'empara des prisons. Les uns se constituèrent en tribunal, les autres servirent de bourreaux. On appelait les prisonniers, suivant l'orctre du registre d'écrou, et, après quelques questions, ils étaient mis en liberté au cri de : « Vive la nation { ^ ou conduits dans la cour de la prison et dépêchés à coups de sabre ^ * ^ de haehe et de massue. Il n'y eut point de pitié po très non assermentés, les Suisses, les gardes du i
royalistes avoués. La princesse dé Lamballe, Vi i
reine, fut déchirée en lambeaux, et sa têtepromen ;
rues, jusque sous les fenêtres de la prison du Ten ;
1. C'est-à-dir» celui dont Içs chef? «vaient sa $• faire élire ^ tontM le* charges mcmielpHles de IHiris, et qni, par conséquent, avait led moyenè d» Htal^ver 4 ipq «r^ it Pf ppl« ^t ds le jttor lor le cbàteau, comme m 10 août, ou sur l^A^Mmbléo, <;ommQ il «rriv» p^Uf t^^ f^ 3t I9f| 1|( % Jum 179t.
500 L'ASSEMBLéS LÉOISLA^TIVS
avoir égorgé les prisonniers politiques, ils égmvèreût ks prisonniers de toute classe; à la Salpètri^re, des femmes; à Bicêtre, des pauvres, des fous, des enfants. Le chififre des morts s*éleva à 966. A Reims, à Meaux, à Lyon, à Orléans il y eut aussi des victimes; à -Versailles, 46. L'Assemblée« terrifiée et impuissante, n'avait rien su arrêter. La révolution, commencée au nom des principes de justice et de fraternité, venait de se laisser marquer d'une tache de sang ineffaçable.
Victoire 4e \almj (80 «eptewlire 19II2). — Mais le courage de nos soldats permet de détourner les yeux de ces abominables scènes pour contempler une des plus heureuses victoires de nos longues guerres. Quelques jours après les massacres, Dumouriez, à la tète de la jeune armée française gagnait la victoire de Valmy. 160000 Prussiens et Impériaux étaient partis de Goblentz le 10 juillet, divisés en plusieurs corps. La France n'avait à leur opposer que 96000 hommes sans discipline, sans confiance en eux-mêmes ni en leurs chefs, et qui, il faut bien le dire, car les armées fermes et solides ne s'improvisent point, n'eussent pu empêcher l'ennemi d'arriver jusqu'à Paris, si l'ennemi eût été habile et la marche prompte. Le 22 août il n'était encore qu'à Longwy, dont il s'empara : Verdun ouvrit ensuite ses portes. Le commandant Beaurepaire voulait se défendre. Le conseil municipal s'y opposa : « J'ai juré, s'écria Beaurepaire de sauver la place ou de périr, je tiendrai mon serment; » et tirant un pistolet, il se fit sauter la cervelle dans la salle même du conseil (2 sept.). Un soldat refusa aussi de capituler. A l'approche des Prussiens, il déchargea sur eux son fusil. Saisi aussitôt, il fut laissé libre, quoique gardé à vue, en attendant qu'on décjdàt de son sort. C'était un beau jeune homme au regard assuré, à la contenance calme et fière Près du poste où on le gardait était un pont de la Meuse, il gravit le parapet, reste un instant immobile, puis se précipite dans le gouffre et y meurt. Voilà où les âmes étaient alors montées.
Cet acte d'héroïque énergie fit-il réÛéchir Brunswick? Il ne trouvait pas la France telle que les émigrés la représentaient; et, quoiqu'il n'y eût pas une seule place forte entre son armée et Paris, il hésitait à s'enfoncer au milieu de ce peuple irrité. Il s'étendit lentement derrière la Meuse ; Dumouriez eut le temps d'accourir, et montrant à ses lieutenants les défilés de l'Argonne : « Voilà les Thermopyles de la
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France, • dtt-*il. Il les occvpa, fonna ea arrière deux campât retranchée sous Reims et Ghâlons, un autre à Meaux, où on recerait les soldats qui accouraient de tous côtés. Deux mille Tolontaires sortaient chaque jour de Paris.
Cependant un des défilés*>fut forcé; la route de Châlons était lihre. Dumouriez, au lieu de se réfugier sous cette ville, persiste à rester dans FArgonne. pays de facile défense, et à s'établir au besoin sur les derrières des Prussiens. Ceux-ci s'arrêtent pour le combattre. Keilermann venait de le re* joindre. L'effcurt (Hrincipal porta sur la butte de Valmy, où Kdleriaann avait pris position avec ses conscrits, que les émigrés appelaient des tailleurs et des cordonniers; mais il se trouva que ces courtaude de boutique respiraient, comme de vieux soldats, Todeur de la poudre. Ces conscrits supportèrent le feu avec un sang-froid sur lequel Tennemi ne comptait pas. L'action ne fut guère qu'une canonnade de plusieurs heures. Les obus ayant mis le feu à quelques caissons des batteries françaises, l'explosion blessa ou tua beaucoup de monde, et il y eut un moment de désordre^ Brunswick en profita' pour lancer son infanterie en colonnes d'attaque. Keilermann les laisse avancer sans tirer un coup de feu, puis se met au premier rang, et, au cri de Vive la nation I que toute la ligne répète, s'apprête à charger l'ennemi à la baïonnette. Ce cri immense qui se prolonge durant plusieurs minutes, cette ôère attitude, arrêtent les Prussiens; le canon de Dur mouriez laboure le Ûanc de leur colonne; ils redescendent à la bâte et Brunswick fait cesser l'action.
Le lendemain de Valmy, la Convention se réunissait et proclamait la république. Sa première réponse aux négociations proposées par Brunswick fut digne du vieux Sénat de Rome : c La république française ne peut entendre aucune proposition avant que les troupes prussiennes aient entièrement évacué le territoire français. » Les Prussiens, cruellement décimés par la disette et les maladies, commencèrent le 1« octobre leur mouvement pour sortir de France.
Défense de litlle t vietoire de «lemmapes. — Pendant que Dumouriez arrêtait à Valmy l'armée d'invasion, mais la poussait mollement dans ta retraite, Custine, le long du Rhin, avait pris l'offensive, enlevé Spire, Worms, même la grande ville de Mayence. Sur les Alpes, Montesquieu conquit la Savoie, et Anselme le comté de Nice. Aux Pays-Bas, les Autrichiens avaient attaqué LiUe ^vec une barbarie sau-
5Cft L^ CMVBNtlON
vi^l ilsy av«i<Hit laneé tii joora û&naà tfei béÉdieft et M Wuleta rovtgéSi qui y brûlerait q^afare eraf dis^ivÉïW BÉla MlB^ en dndommagèreilt sept ic liait o^tt^ bmés^ se porsol vaincre la constance de cette pâtnotiqtie dié (SO mpt^l^ûU) Oa vint dire sur la rempart à «b os&oniiier que sa œû^on brûlait : t Mon peste é^i ici^ dit^il» feu pow i»| » et 11 ftcni^ iiauft de serrir sa pièce. DueMuriei àrrirAit «tee l'ànÉiée 6$ Talmj pour venger eette emaaié ionUle. Il gsg^mi bi bataillé de Jemmapes (6 novembre], qui neoi doBim les PayMfeie. Le 13 novembre il entrait à Bmïelles* Un de se» teuteMUiti II Yalmy et à Jemmapes avait été le fiU cki due d'OHéens^ptaé terd le roi Louis4^kilippe«
Ainsi, éèè k j^emière campagne^ là Franee nouvelle, kf^ ment soud le £ea ses jeunes soldats, repoussait Tattâqtté deÉ rois et mettait la main iur les tetree à éemf n'anglaisée qM Louis XIV Iui**mènie n'avait pa saisir.
A Valn^» le gnind poëte de PAUeinagne, 6«èt^^ sétfotl^ vait dans Tarmée praseieniie, non eomme sot^M^ lâalg «a en» rieuzy car c'était moins une guerre qae les coalisés ererj^aient faire qu'un voyage à Paris, une course rapide et au boni une entrée triompbalei li partageait leur «sonfiafice présom]^ tueuse; le canon de Yalmy cHssipa cette famée. Lé soir, au bivae, on demandât au po«té de cbassér avec sa tepifë Wih' naire les sinistres proMentiments quidéjà «'éveillaient. Utàs ils l'avaient saisi lui-même ; il resta longtemps sileneîeus. Lorsqu'il parla enfin, sa voix était gravé^ solennelle, et il no dit que ces mots : c En ce lieu et dftns ce jour^ commence une noUveUe époque pour Phfistoire du monde, f
CHAPltRE LXl,
LA COfiVENTION (1792-1795).
Cenveiitiott nationale. -^ La i^uié aVàft suceofâM H W août, La Convention n'avait pluâ qti*â écrire dâil* la lot t(s qui existait déjà dans les faits : son premier acte fut de pro^
DU 21 SEPTEMBiUi I79i AU S6 OCTOBRE 1795. tM)8
KTftiids partit se disputaieniU direction de rAsscmbUe; lets Çir9ftéin$, qui avaient eu k préipottdéraiicé âdm k Légiih ktftTe ; left MonUêffÊtaré^i qtti voftt domiinr d^na la ConTentâon. Les j^vmiers TampcFtaieBi par Téloquenoe et le eavoir ; les sècoiids avaient plus de paatiofteAd'andace* Nourrie décidées de Jean» Jacques ROInaeaa^ ils ricraieiii pour k France du dk«fanitièflae aidok lée ludei terftws dés beaux teiii{^ de Rome et de Sparte f èt^ dût la société périr dam cette épreuve, ils imikient lui applx(|ue9r leuf s tbéaries* Kntre lee Girmdins el ke Mouti^guârds, qui représenUioil pta» partioiilièreiiieiit ka intérêts et ka passions de k bourgeoisie et du pèepk^ Maii k Plak^ê^ cotnpoftée d'hoitiifte» modérés et kibk», qo krmftieni r«pt»int de H majorités Dans ks teitipétes puMU q«es, c'est «Âlbeurottsemiittt le M ck k modération timide*
■■•ri te liOttle Xiri t«i jMitler 1 ftts). «^ Après k kumée du lO août, k kaiilk royak avait été enkrniée au Vmi^le) sombre fctteréssedoot k fra»de tour loi servit de prison. Le roi occupait un étage; k rsiiie, Madame ÉKsabeth> k Jeitne éaupbhi et sa smur en oeoupalent un autre. Ils se rétmlesaienipendantkjoar.Aneufbevnree, on déjeunait dans k chambre du roi. A dik, le roi travaiRalt a^eo son fik, k reine avec sa fille. A une beure» si k temps le permettait tome k kfiiilk descendait au Jardin. La firomenade fiâissait à éwx. heures. Akrs k dlfter étatt serrl. Le roi pHiMt en« snlte quelque repos. Après son sommeily en ftisait une lec^ ta« en eewttam4 Enfin ^ venait k souper, puis k séparation, toujours deidoureusè^ parce que Tadieu de chaque soir peu** fait être k demi^. Toute rektion avec k deltors était sé^ ferment interdite. Un seul dooMstique^ Cléry, faièâitle setv tke de rimérieur de la prison» sians en sortir jamaid; et les prisonniers ne pouvaient apprendre que ce qu^ kur était douloureux de eonns^re^ ooeame la mort de leurs plus ftéèks serviteurs ou les victoires de la république^ qui leur ôtaient t«iie espérancei t^le fut, durant cinq mok, sous une sup< tefUatice pénible^ «ont ent outrs^eante, Texistence de k faniffle royiue au Temple* Louis XVI, plus kit pour la vk pri*f^ jjtie polir te ^6ne, montra, dans cette captivité un calme et des vertus qui souvent attendrirent les plus farouches gWIiers.
La constitution déclarait le roi inviolable et n^autorisait d'autre peine contre lui que la déchéance. Or la déchéance
^tait déjà prononcée; le <k*oît légal était donc épuisé eoatre Louis. Mais la situation était extrême: rAngleterre mena* ^it; les Autrichiens allaient ùdre de plus grands eficnis, et une coalition de TEurope entière était imminente. Il y a aussi comme une ivresse du pénl ; les esprits qu'une moralité in* flexible ne retient pas s'exaltent et se perdent en face du danger. Danton prononça dans TAssemblée ces sinistres paroles: « Jetons-leur en défi une tête de roi» » et la Conven* Uon, se faisant accusatrice et juge^ dta le roi à comparaître par-devant eUe (3 décembre). Le vénérable Malesfaerbes, pour couronner, une belle vie par une belle action, demanda et obtint Phonneur de défendre son ancien maître'. Un jeune avocat, de Sèze, porta la parole. « Je cherche en vous des ju* ges, s'écria-t-il, et je ne vois que des accusateurs. » Saint- Just et Robespierre acceptaient la question ainsi posée. Us ne s^inquiétaient pas de savoir si les accusations contre le roi étaient fausses ou vraies; ils demandsdent tout haut sa mort comme une mesure de salut public. Les Girondins ne firent que de timides efforts pour le sauver.
Quatre questions avaient été successivement soumises au vote : 1° Louis est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentat contre h sûreté générale? Oui, à Punaninaté; 2° Y aura-U appel au peuple? 276 oui sur 745 votants ; 30 Quelle peine sera infligée ? 387 voix pour la mort sans condition, 338 pour la détention ou la mort avec condition, 28 absents ou non votants; 4<» Y aura-t-il sursis à Texé* çution? 310 oui contre 380 non. La Convention ordonna Texécution dans les vingt-quatre heures; et le 21 janvier 1793, Louis XVI ^ avec un courage et une résignation chrétienne que la postérité admire, monta sur Téchafaud. 11 voulut adresser quelques mots à la foule; un roulement de tambour^ étouffa sa voix*!
Ainsi un des princes qui ont sincèrement souhaité le bon-
1. • Malesberbes avait présenté aa roi, en 1787, on mémoire montï>ant Porgence des réformes, si l'on vouUût conjurer des catastrophes prochaines. U n'ayait pas été écouté ; mais en 179^ un jour qu^l vint an Temple, le roi se rappela ses paroles et voulut Tes relire. Malesherbes s'y refusa longtemps, sachant bien quels regrets inuUlet elles soulèveraient. Loois insistant, il lui apporta ce travail. Quand il revint le lendemain, le roi se jeta en pleurant dans ses bras. ■ (Saint-Marc Girardin, Eludes êUf RôU99«au.)
2. La belle parole attribuée à Tabbé Edgeworth : < Fils de saint Louis, ' montez au ciel, • fut faite le jour de l'exécution par le journaliste Charl^ His. Voy. Souvenirs diplotnatiqwSf de lord Holland, qui interrogea àice sujet l'abbé lui-même.
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betir du peuple, mourait de la main du peuple, ^itithne. de haines d'autant plus implacables qu'elles se croyaient légitih> . mes. On a^ait pensé que cette tète royale crens^rait en tom* bant tm abtme infranchissable entre Tancienne Franoe et Ui France nourelle ; et c'était moins le roi que la royauté qu'on décapitait. En signant Tarrét de Louis, Camot avait pleuré] La fatale doctrine du sahit public comptait, di^s rbistoire^ un crime de plus, cbt (m venait d'oublierencore une fois q«e le vrai salut vient des grands cœurs, non du bourreau. Cet lôcfaafaud dressé pour Louis ne sera pas de longtemps abattis. Combien de ses juges vont y mont^,^, derrière le char qui emporte le corps du roi, quelle large traînée de sang I Un terroriste disait : c II n'y a que les morts qui ne reviennent pas. » Il se trorapait, et le meilleur moyen de les faire re^ venir, c'est de leur mettre au front une suuréole de martyr.
Première coalition (1993-1999). — La mort de Louis XVI arma contre la France les États qui hésitaient encore. Tous les souverains se sentirent blessés du même coup» car ils étaient menacés par les doctrines de propagande ré^ volutionnaire que pratiquait maintenant la Ck)nvention. Sur la jH^oposition de Danton, elle avait décrété que la France ac^ corderait secours et fraternité à tous les peuples qui voudraient recouvrer leur liberté (19 -nov. 1792). Le peuple anglais s'était d'abord montré sympathique pour une révolution qui semblait l'image de la sienne, quoiqu'elle en fût profour dément différente : Pitt l'entraîna dans ia coalition, et l'An-^ gleterre offrit à nos ennemis ses flattes et ses subsides. La France menacée sur toutes ses frontièiîesy ne recula pas. Le !« février 1793, elle envoya sa déclaration de guerre à l'Anr gleterre; le 9 mars, à la Hollande et, à TEspagne; le 22, elle recevait celle de l'Empire. Le Danemark et ia Suède squIç réslèrent dans la neutralité. C'était comtne une croisade de toutes les royautés et aristocraties européennes, non pour venger Louis XVI, mais pour bouffer leshpriiMîipes du nouvel ordre social jetés dans le monde par la réy<^uïion.
Dani^er* extrén|eei neBarea réTolationiiairee i 1«^ Verres r. — Dans les provinces de l'Ouest, où régnait sans partage l'influence des deux ordres dont la révolution avait détruit les privilèges, l'agitation avait commencé de bonne heure. Elle gagna de proche en proche le Maine, l'Anjou et la Bretagne, où les insurgés furent désignés sous le nom de
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. «dnl^ iniii Mus les |ttf 8»n« vea^toui m commeacèr^at la faetT% ctnle «u non du trtoe dt de r«utol auVijMrè» ht mort au roî «t qttftnd la GoûYent&oo #tti dto*été une Uvéa de 9K^ 000 hommes^ en inara 1798b En même tempa ijue ce ^^un- ^ ee lA^itrait à rintémurv lea rêvera oommençaient m deliorèi Les AasUUa a'étweiit ietée aur mes eoioxMeaf el aous «mleimieiit Tabag;^ et Pdndicbénr. DwDoouriea» vaûiou k NeerlrthdiMi^a{irèeuiietiiTasioajDaBqttée ea Hoiiaiidejéyaeuaitla Mlg^ueei a« ééelaratt contre k GeoTieQikm* Se» aoldata re* fltBëtiMit de la siii^é; M fat réduit à fuir dana le eaiop aQ^ Iricbieii (8 atnl)« La r^blique n'en arait paa moïuê perdu ^m netlleur gén^td. C'était le aectmd qui abandoimaii «es ^upeaé déjà presque toiia lea officiera nMnt avaient éoû* gM. Leé soUMa reprirefit leura premièrea déftaoeea ooatre les chefs ; rarmée se désorganisa encore une fois, et la fren<- ^re du Nordiut ootiiproHitse.
Lé Ckmvention fit tae partouti Gesitrè les ennemis dePioéttieiff'y en créa un comité d» aik*eté générale powr recàer- ^lernon^eeulement leaconpablesy mais lea anapeêtaf et un tritonal révokt^onnaire pour les puaiTi Un comité de aalut pitMio^ sorte de dictatt»e k neuf têtes, disposa aottvmua^nent de l'autorité publique^ «fin dé donner à la défense nationale la plm énergique activité (6 avril); el, éapeur qu^ Tinvii^»' biUté des memlMvs de TAseeniUée ne gènét cette justice non* v<iftle^ta €k)nveiHion renonça à ce privilège. Depuis la 4éfeo* tieli de Dumouiiea, le soupçon était piurtouti Robeqiiem «roytdt fl^mement que les Oirondioa veulaient démembra laFraticè et rouvrir aux étrangers; tne Girondins, que Marm^ Bebês^ierre et Danton voulairat latre roi le duc d'OrléaM^ ensuite rassassinei' et fonder un triumvirat^ d'où Danton mh Mt prêdt^té ses det»t collègues pourfégair seaL Chaoua {^t'était de boAMe M à ses adversaires des plana id»surdea. De H ees défiances, la peur^ edtta terrible cenamUère^ et la ba^ èhtt suspendue et teaibant eor toutes ko tètAa. Ce sjrHèoMa un nom, la fétTAïf : lerrenr parmi lés bottrrwêit éoouao an iliiliétt des vietimee^ et Cantoat plus kapitog^e «•
l.te» ôhdùahà êiaiêni iâit^ï itppt\h é« Icruf fn'elhlW éhéU iein eetU« têMf dit l« GboUM» ou Chdt-Haan^ attcien eontrvbaïuitelP fui «rail àéap^ four ftiffne de ralHernent le cri du chat-iiuant.
^ 2. . Sous le fèfii.é dliéhm et de Ôarlten, dit iSdiril'Jttirt, fdttlle awff«é êtaii fuHettk t i forciMbe d« p«Cr. *
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%MÉëtké ««m* l«« iM^irtHmi. *-<^ Lb déorvt ^ul ea»Q«il Via^ tiolâbiliié deè députés fut bien^t itiis à tiée«ftieQ. I>«{Miift 1« ùrbcèe dtk îoi, les Oifondiiis et let Montagnards se Uvraieut» aans ht Goârentfofl^ ^n combat acbamé: les una voukat aiv« irètet* Id révolution, 1m entrât eo précipiter la cours» dC^ile ne pttHi marcher que ^ des Voies sanglantes» l^ plus ain>^ des énett^Hnènee était lekidéi»e Marat, qui raiftonnait ainsi i Le saint publié eet le loi suprême ; or 270000 nobles et fr¥ itm aV«c leurs partlettis Kettent FÉtai eb danger ; done il fttut faire tomber ces 370000 tètes; et cliaque matin il lesde« mandait. Portant le cynisme de sa pensée dans son costume^ il venait siéger à la Omvention en sabots, le bonnet reuge sur la tète et vêtu de la carmagnole. Les Girondins, qu*il ae^ 6us&it du crime de tnûditùniiêflUi Tattaquèrent* Us obtinrent S& mise en accusation et son renvoi devant le tribunal révo* tutlonnaire. Ce tribunal^ qui jugeait sans appel et qui punis* ^t de mort pour une parole» pour un regret, pour le nom seul qu'on portait, renvoya Mtfat absous. La popukoe le ramena en triomphe à la Convention.
Cette attaque était une double imprudence, car elle était une première atteinte à Tinviolabilité des députés et elle mon* trait la faiblesse des Girondins^ Danton eût pu les sauver et le •souhaitait; mais il avait le Mmg du S septembre sur les mains; ils refusèrent son allianee^ ^ à son tour, il les attaqua le âl mai, et surtout le 2 Juin 119%. LaMontagne» maîtresse des Sections de Paris par la Commune et les Jacobitis, les arma contre la Convention. Entourée^ épouvantée, celle-ci votai soue la pressioii de l*émeutei Tarrestation de trente et un GifOi^dinà. Les uns, comme Vergniaud, Gensonné, atteodK*rent leur jugement; les autres, c«mme Pétion et Barbaroun, échappés aux persécuteurs^ teutèrent de soulever les dépar* iemeUtS. Alors Caen, Boi^eatiK, Lyon, Marseille e4 la plufart des villes du MMi «e décktrèreut .contre la Goaveniioiii les paysails des OétenAOs arboréreot le drapeiui blanc, comme céui de la Vendée; Toulon lut livré aot Anglais «vec toute la flotte de la Méditerranée (27 août); Paoli voulait leur livrer Im Corse; Condé,Valenciennes, furent pris par les Âutrithiend (juillet) ; NÎayenee, occupée par nos trouped, capitula <25 juillet), et au sud led Espagnols envahirent le Roussillon* Eu même tempe un autre ennemi, une disette affreuse, provoquait la désorganisation intérieure.
SOd LA QANVENTIQM
TOlution semblait perdue ; la CouFontioa la sauva en déployant one énergie terrible. Contre la disette eHe décréta le fiummtim, c'est-à-dire un tarif pour toutes les denrées (septembre). On porta les lois les plus séries contre les accapareurs et les agioteurs : les marchands étaient obligés de s'approvisionner et de vendre, qu'ils fissent des profits ou des pertes. Le ]«' août 1798, on défendit l'entrée de toute marchandise anglaise. Ainsi plus de liberté commerciale, et depuis la proclamation de la république il n'y avait plus de liberté pditique ni de liberté individuelle. Le pays entier mis en état de siège subissait la dictature du Comité dé sahii publie *. M^lin rédigea la loi des suspects, qui jeta plus de 300000 individus dans les prisons, et Barrère vint dire, au nom du Comité de salut public : « La république n'est plus qu'une grande ville assiégée; il faut que la France ne soit plus qu'un vaste camp. Tous les âges sont appelés par la patrie à défendre la lU>erté; les jeunes gens combattront; les hommes mariés forgeront les armes; les femmes feront les habits et les tentes des soldats ; les enfants mettront le vieux linge en charpie, et les vieillards, se feront porter sur les places publiques pour enflammer t9U3 les courages, n» 1200000 hommes furent mis sur pied. En quelques mois, Camot organisa quatorze acmées. La poudre,^ l'acier manquaient, les chimistes en firent On n'avait point' de canons, Fourcroy fondit les cloches et y ^ouva le bronze nécessaire. Bordeaux et Lyon rentrèrent dans le devoir, cette dernière ville après une résistance de 63 jours. Bonaparte, alors capitaine d'artillerie, reprit Toulon (19 décembre); les Vendéens furent chassés des portes de Nantes (29 juin), et Jourdan, mis à la tète de la principale armée, contint les coalisés, (V<^ez , ci-dessous, p. 519.)
PemiftBefice de la s«illotine. — Mais quels terribles déchirements à l'intérieur] Les notées, les prêtres, proscrits sous le nom de suspects, périssaient en foule sur les échafauds dressés dans toutes les villes; une armée révolution-
1. Il fat composé de doaze membres, réduits à neuf par les missions, «t fenoQvelable par quart tous les mois. Peodant uae année la Conyentiea réélut les mêmes membres, ils formaient trois groupes : les rérolution' naires : Barrère, Billaud-Varerines et Collot-d'Herbois ; les gens de haute main : Robespierre, Couthon et Saint-Just; les trwsijtiUeure : Garuot, Prieur et Lindet.
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naire, traf&ùit la gWàoCliia aprèa ctte, parooiuraii les départements. Carrier, l'exécrable inventeur des noyades de Nantes ; Collot-d^Herbois, Couthon» Fouché, qui firent mitrailler Lyon; Barras et Fréron, à Toulon, Lebon,à Ârras/ dépassaient les horreurs des plus sanglantes proscriptions dont rhistoire ait gardé le souvenir. Une héroïque jeune fille, Charlotte Corday, crut qu'en tuant Marat elle allait tuer la Terreur (13 juillet). Ce meurtre la rendit plus impltlcable.
La barrière da Trône.
Lareii Maddm avec d( et le di MmeB autres sansdi jours a corde, rière d