ET LES CENT-JOURS
En outre les traités de 1815 avaient perfidement entr'ouvert sa frontière. Philippeville, Marienbourg et Bouillon couvraient les débouchés de TArdenne : nous n'avons plus de ce côté que Rocroy. Sarrelouis offrait un point d'appui au milieu de la vallée de la Sarre, entre la Moselle et les Vosges, et Landau défendait les approches de Strasbourg : on nous prit ces deux villes. Huningue pouvait menacer Bâle de son canon ou du moins fermer le pont de cette ville sur le Rhin : il fut démantelé. La Savoie, rendue au Piémont, nous éloigna des Alpes, notre frontière. La Bavière, notre vieille alliée dans PAllemagne, fut mise à nos portes, dans le Palatinat, pour y devenir notre ennemie : la Prusse fut établie dans la vallée de la Moselle, pour nous y arrêter, si nous voulions sortir de Metz ou de Thion ville; le royaume des Pays-Bas fut élevé pour nous tenir éloignés des bouches de la Meuse et de TEscaut, et le don du royaume de Lombardie à TAutriche rétablissait dans la péninsule italique Tinfluence autrichienne aux dépens de la nôtre, qui s'en trouva exclue. Enfin, par le traité de la Sainte-Alliance, cette Europe que Napoléon avait voulu réunir sous sa main, se réunissait, mais contre nous.
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