‹ Histoire de France (volume 5)Chapitre 9 sur 64 · uenri en aonna le gouvernemeni a Dupiessis-Morna · texte numérisé non relu

uenri en aonna le gouvernemeni a Dupiessis-Morna

rures renommées de ce temps, et qu'on appelait le pape l fit de Saamur, où il resta jusqu'en 1631, la métropole français. Il y fonda une académie protestante qui devint

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saignée pour ie guérir et purger TËstat de ta frénésie. »

C'est bien une Saint-Barthélémy qu'il comptait recommencer, mais cette fois contre les ligueurs. Dans Paris môme ses amis ne s'en cachaient pas. Ils disaient qu'avant U*ois jours il y aurait tant de pendus, qu'on ne trouverait pas assez de bois pour les gibets. Il avait mandé à la duchesse de Montpensier qu'il la ferait brûler vive le jour de son entrée. A quoi elle avait répondu qu'elle ferait du pis qu'elle pourrait pour le garder de passer les barrières.

Cependant la grande ville était atterrée ; le peuple avait perdu de son énergiq; mais la fureur s'était concentrée dans les chefs et au fond des cloîtres. La duchesse de Montpensier n'épargnait rien pour entretenir l'exaltation des prédicateurs. Un bras fanatique se fit Tinstrument de la fureur commune, et mit en pratique la doctrine du tyrannicide plus d'une fois soutenue dans l'école et dans la chaire.

L'assaut devait être donné le 2 août. La veille, au matin, un jeune frère du couvent des Dominicains, Jacques Clément, sortit de Paris et se dirigea vers Saint-Cloud. Suivant les récits royalistes, il allait exécuter un projet conçu par Mayenne et la duchesse de Montpensier. Il s'y était préparé par le jeûne et les sacrements. Il était muni d'une fausse lettre du président de Harlay pour Henri III et fort bien renseigné. Conduit au roi, il déclara qu'il avait à lui dire c en secret des choses d'importance. » Les gardes s'éloignèrent, et, au moment où le roi s'approchait, l'assassin tira un couteau de sa manche et le lui plongea dans le bas ventre. < Le méchant moine, s'écria le roi, il m'a tué ! » Henri arracha lui-même le fer de la plaie, d'où les entrailles sortirent aussitôt, et frappa son assassin au visage. Les gardes, accourus au bruit, massacrèrent le meurtrier sur la place.

On crut d'abord que la blessure ne serait point mortelle ; mais bientôt une fièvre violente saisit le malade et annonça une fin prochaine. Henri de Navarre se rendit auprès de lui. « Mon frère, dit le roi, vous voyez comme vos ennemis et les miens me traitent ; soyez certain que vous ne serez jamais roi si vous ne vous faites catholique. » Puis se tournant vers ceux qui l'entouraient : t Je vous prie, leur dit-il. comme mes amis, et vous ordonne, comme votre roi, de reconnaître après ma mort mon frère que voilà ; pour ma satisfaction et votre propre devoir^ je vous conjure que vous

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lui prêtiez serment en ma présence. » Tous jurèrent. Il expira dans la nuit; il était âgé de trente-huit ans et en avait régné quinze. La race des Valois était éteinte.

La vieille Catherine de Médicis élait morte six mois aupa« ravant, le désespoir dans Tâme, sous la malédiction du cardinal de Bourbon, qui Taccusait d'avoir amené les Quises à la boucherie, et elle n'avait pas eu la consolation de penser que sa coupable vie avait été utile aux siens. Elle voyait, après trente années d'efforts, de ruses, de crimes pour affermir le pouvoir de ses fils, sa race menacée dans son dernier rejeton, le royaume déchiré, la couronne avilie, et la Ligue ou les huguenots prêts à triompher.

Catherine de Médicis a eu pourtant un apologiste qu*on ne s'attendait guère à lui trouver, Henri IV. Un jour, en 1600, que le président de Groulard rappelait au roi les maux déchaînés par elle sur la France : « Mais, je vous prie, dit-il> qu'eût pu faire une pauvre femme ayant, par la mort de son mari, cinq petits enfants sur les bras et deux familles qui pensaient d'envahir la couronne, la nMre et celle des Guises Y Fallait-il pas qu'elle jouât d'étranges personnages pour trom^per les uns et les autres, et cependant garder, comme elle a fait, ses enfants qui ont successivement régné par la sage conduite d'une femme si avisée ? Je m'étonne qu'elle n'a encore fait pis I » C'est après tous ses malheurs que Henri parlait ainsi, quand c l'expérience des choses du monde lui avait appris d'être plus prudent que vindicatif*. » Mais c'était oublier bien légèrement ses amis égorgés, et pour un brave soldat comme lui, qui n'avait sur les mains que du sang loyalement répandu, c'était pousser bien loin le respect de l'habileté. Il est vrai que lui aussi a joué bien des personnages'.

1. Lettres d'oct. 1603, au landgrave de Hesse. Notons en passant que Henri IV n'était parent de Henri IIl qu'au vingt-deuxième degré, ce qui, d'après le droit civil, lui eût été tout droit à 1 héritage privé du dernier des Valois.

2. Faits divers. — Rédaction du code Henri III par le président Brisson. — Un édit de fS81 proclame la Permission de travailler un droit royal et assujettit, en conséquence, les gens de métier à certaines redevances envers le fisc. — 1S87. Création d'une chaire d'arabe au Collège royal.

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