LÀ CONQUÊTE DE LA FLANDBB
victime de la fausse surprise expliquant la ncnt de Compiègne, Âlcmène naïvement contant à son mari les plai-sirs qu'en épouse consciencieuse elle a donnés à Jupiten La vengeance de Molière pour la misère où on le fait descendre, c'est que, s'il est battu, il n'en est pas un ûxns Tafifaire qui n'ait aussi sa part. Mercure-Lauzun est là à rétat de valet. Tous avilis, la vertu olle-méme, la légende de l'amour pur, la fameuse Julie (Montausier), qui, là-ba9 pâle au fond des loges, regarde, est regardée. Elte en mourra deux ans après.
Au temps de Richelieu, Corneille avait pu dire : « Que vous reste- t-il? moi, » Mais le tragique ici, c'est que ce moi même est en doute.
« Je pense, donc je suis, disait alors Descartes. Dans le naufrage restait l'intelligence pour affirmer la vie. Mo^ lière-Sosie dit : « Suis- je ?... il me semble que je pense encore? »
Révélation cruelle sur la vie de Tacteur, qnî sans cesse se nie, se moqué de lui-même, pour se croire, se sentir, dans son masque, son rôle d'emprunt.
Mais tous étaient acteurs, et tous étaient Sosie. La foule dorée des imbéciles qui riaient de son doute, en qui se sentait-elle vivre? en elle? non. Mais dans ce masqtte, dans ce royal acteur qui seul était, et le reste un néant.
Or, qu'était donc ce masque, et ce roi d'avant-scène? <Ju*on aurait trouv.^ peu de chose, si l'on eût regardé en lui ! Le pis, c'est que Sosie avoue que le dur argument de Mercure, le bâton, lui touche l'âme, et qu'A commence k Tadmirer. Misère, misère profonde ! contre k force injuste, de ne pas garder le mépris.